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Courrier - Mars 2016 : Contrôle par magnétoscopie au "plafond"

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Écrit par Laurence
Lundi, 04 Avril 2016 22:57

Un certain nombre de nos lecteurs nous ont demandé comment procéder pour effectuer un contrôle par magnétoscopie « au plafond » : c’est, en effet, un sujet rarement évoqué.

Voici notre point de vue :

La liqueur magnétique peut être appliquée à l’aide de générateurs d’aérosols propulsés au gaz de pétrole liquéfié (GPL), de préférence à ceux propulsés au dioxyde de carbone (CO2), le CO2 propulsant la liqueur magnétique à une pression plus élevée qu’avec le GPL. À défaut, la liqueur peut être appliquée à la pissette.

En tout état de cause, si possible, prévoir une extraction d’air par le bas, une arrivée d'air frais par le haut, ou sur le côté.

La liqueur magnétique doit être appliquée pendant l’aimantation et l’examen de la surface à contrôler doit être effectué pendant l’aimantation. L’aimantation doit être maintenue quelques secondes, le temps que les gouttes les plus nombreuses soient retombées. Le rythme de contrôle est forcément plus lent.

L’équipement d’aimantation à utiliser est un électroaimant portatif. Il faut tenir compte du fait que, souvent, le contact des pôles de l’électroaimant portatif avec la surface de la pièce ne sera pas parfait : donc, ne pas trop espacer les bras de l’électroaimant portatif. Effectuer plusieurs aimantations dans la même zone, si possible avec de petites variations de direction de l’aimantation, en examinant la surface à contrôler, bien sûr, après chaque aimantation.

Ce type de contrôle « en plafond » a été utilisé par l’un d’entre nous lors du contrôle de pièces de structure interne dans des ailes d’avion, vers 2006, en maintenance. Ce n'est donc pas « mission impossible ! »

Mais, pourquoi ne pas considérer une technique alternative ?

Nous savons que la magnétoscopie, comme toute autre méthode d’essais non destructifs (END), a ses propres limites. En l’occurrence, d’autres techniques de méthodes d’END peuvent être envisagées, telles que :

  • La mesure du champ magnétique induit par un courant alternatif (« Alternating Current Field Measurement », technique dite ACFM), dont les limitations sont connues : les discontinuités doivent avoir une longueur supérieure à 10 mm et une profondeur supérieure à 1 mm. Cependant, les signaux sont difficiles à interpréter dans le cas de géométrie complexe (effet de bord, fissures ramifiées, etc.) ;
  • Les courants de Foucault (ET) multiéléments ;
  • La thermographie infrarouge (TT).

Ces techniques et méthodes d’END écessitent naturellement des compétences spécifiques et des équipements appropriés. Les conditions d’accès aux surfaces à contrôler doivent aussi être prises en compte. Par exemple, dans le cas du contrôle des pièces de structure d’ailes d’avion, les discontinuités détectées ne faisaient guère que 3 ou 4 mm de longueur…pour les plus longues, et à peine 200 µm de profondeur…pour les plus profondes.

Un dressage superficiel léger, ce que certains appellent « blanchir le métal », pouvait être effectué, sous réserve que l’épaisseur de métal restant soit supérieure à une certaine valeur. Pour certaines zones, une toute petite fraise a dû être utilisée, pour enlever le minimum de métal, puis il a fallu vérifier avec l’électroaimant portatif si l’indication avait disparu. Sur deux des indications, trois et quatre actions ont dû respectivement être effectuées, avant disparition complète. Le contrôle des deux ailes a pris environ une heure et demie, mise en place de l’échafaudage comprise.

 

 

Mis à jour ( Mardi, 05 Avril 2016 23:02 )