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Courrier - Novembre 2011

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Écrit par Administrator
Samedi, 22 Octobre 2011 12:18

Bruit de fond fluorescent trop important ?

Novembre 2011

Un de nos amis de plus de 30 ans, qui fut l’un de nos stagiaires en ressuage Niveau 3 dans les années 80, Claude BOURIGEAUD, Ingénieur/Consultant de la société ASSISTEC-CB, nous a posé la question suivante :
Quels sont les critères qui permettent d’affirmer que l'on est en présence d'un bruit de fond excessif en ressuage fluorescent ?

Il nous a expliqué : "Une non conformité a en effet été émise par un auditeur NADCAP à ce propos, mais pour le moment pas de "vrais critères", seulement du subjectif. Pouvez vous éclairer (sous UV bien sûr... riez SVP) ma lanterne à ce sujet ?
Merci et très cordialement vôtre".

Voici notre réponse :
"En effet, sujet... délicat !!! Pratt &Whitney n'admettait aucun bruit de fond, alors que General Electric préfère en avoir un peu, "preuve" qu'il n’y a pas eu surlavage.

Le bruit de fond est aussi très dépendant de la rugosité et du matériau. Mais il y a aussi parfois des "affinités" particulières de certains matériaux pour certains pénétrants. Nous l’avions vu sur des pièces identiques (des vis ; même matériau, sorties du même sac, même rugosité, même filetage), selon la viscosité (mais pas toujours !), selon le pénétrant (marque, composition), la rétention peut être très différente.

Et il est de fait que le "bruit de fond excessif" n'est qu'un critère qualitatif : donc, chaque personne peut "voir" différemment, interpréter différemment, d'autant que, sur certaines surfaces (brutes de fonderie, par exemple), il y aura toujours du bruit de fond. Si l'auditeur est habitué à voir des pièces usinées, ou si, sur la même pièce, il y a des parties usinées et des parties qui restent brutes, évidemment, on voit une différence. La pièce de référence avec défauts connus PSM-5® est justement là pour voir s'il y a un "bruit de fond excessif" (sous-entendu : par rapport à d'habitude) quand on compare la photo référence avec l’éprouvette PSM-5® qui vient de passer dans la chaîne. Un bruit de fond ne peut être jugé que par comparaison, et pas dans l'absolu.

Le critère permettant de dire que l’on est en présence d’un bruit de fond excessif en ressuage fluorescence est que le rapport

Intensité de fluorescence des indications de discontinuités
—————————————————————————————
Intensité de fluorescence  du bruit de fond

soit suffisamment élevé pour observer confortablement les indications de discontinuités. Il s’agit du contraste.
C’est l’un des points que nous avons évoqués, entre autres, dans l’une (1) de nos conférences.

Comme vous avez pu le constater à la lecture de plusieurs de nos articles publiés sur notre Site Internet, nous invitons les audités à ne pas "subir le dictat" des auditeurs.

Ainsi dans l’un de nos éditoriaux (2) :
"Notre avis est que les auditeurs doivent s'en tenir aux spécifications applicables, et que l’audité doit être au courant des exigences et être préparé à répondre aux questions qui s’y rapportent.
L'auditeur ne doit pas être autorisé à inventer des questions auxquelles on ne peut pas répondre à partir des spécifications, et l'auditeur n'a pas à imposer des critères ou des procédures qui ne sont pas dans la spécification.
Prendre au dépourvu un audité ne sert à rien et entraîne des dépenses pour l'audité.
Plus les auditeurs "inventent" de nouvelles questions, sur des points qui ne figurent pas dans les spécifications applicables, plus ils se dotent de moyens pour multiplier le nombre de rapports de non-conformité (RNC) et, par conséquent, le nombre d’audits, ce qui assure de substantiels revenus supplémentaires aux auditeurs et aux organismes d’audits.
Les audités doivent avoir à l'esprit que, si on leur demande de montrer les enregistrements de certains procédés qui ne sont pas écrits dans le document applicable, ils peuvent, et doivent, poser la question : "s'il vous plaît, montrez-moi le paragraphe qui le demande". De plus, après un audit, un audité peut rendre compte à l’organisme d’audit si il ou elle pense que l’auditeur a été "injuste" lors de l'audit".

Dans votre cas, l’auditeur doit montrer à l’audité où figure cette exigence dans la (les) spécification(s) applicable(s). Si l’auditeur en est incapable, son exigence est nulle et non avenue.

La réponse de Claude BOURIGEAUD :

"Merci pour vos réponses et explications. Cela me conforte dans l'opinion que j'avais sur la question. Entièrement d'accord avec votre façon de traiter le problème, et de réagir face à des auditeurs trop zélés, trop pressés d'adresser des RNC !
Question cependant : le rapport signal sur bruit, j'y ai bien pensé, mais pas forcément facilement à la portée d'une petite Société qui réalise du ressuage. La cale PSM-5® aussi est bien pour la maîtrise du sur-lavage et du sous-lavage, mais ne reflète pas la réalité des surfaces des pièces contrôlées. C'est quand même mieux que rien.
Encore merci pour vos réponses."

Références


(1) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Un niveau plus élevé d’UV-A en cabine peut-il permettre de contrebalancer un niveau élevé de lumière visible, Journées COFREND, 24-27 mai 2011, Dunkerque (Nord).

(2) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Ne laissez pas les auditeurs franchir les limites !, Éditorial - décembre 2010 sur notre site Internet :
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info/site/fr/edito/edito-2010/82-decembre-2010-ne-laissez-pas-les-auditeurs-franchir-les-limites-

Mis à jour ( Samedi, 22 Octobre 2011 12:48 )