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Courrier - Janvier 2012

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Écrit par Administrator
Samedi, 10 Décembre 2011 10:03

Grandes pièces : comment laver un pénétrant fluorescent

Janvier 2012

Nous avons eu un échange de courriels avec un lecteur concernant une question "très simple", évidemment une bonne question !

Question :
"En lavant des pièces, il y a quelque temps, après avoir utilisé un pénétrant fluorescent Niveau 3 lavable à l’eau, je m'interrogeais sur le temps de lavage.

Imaginez que je travaille sur de très grandes pièces : je pulvérise d'abord de l'eau sur toute la surface, pour faciliter son lavage. Quand je pulvérise de l'eau pour la deuxième fois (pour éliminer par lavage l'excès de pénétrant), y a-t-il un risque que les agents de surface (agents tensioactifs), contenus dans le pénétrant, chassent le pénétrant hors des discontinuités, conduisant à une situation de surlavage ? Quand ces agents de surfaces (agents tensioactifs) sont mouillés, je pense qu’ils diffusent dans le pénétrant, un peu comme le fait un émulsifiant. Quelle est votre opinion ?"

Réponse :
Pour les pénétrants lavables à l’eau, la durée de lavage (et bien d’autres paramètres, l’action mécanique de l’eau, due à la pression ; au flux, à la température, à la forme du jet… nous avons déjà écrit des articles sur ce sujet (1) (2)) est un FACTEUR MAJEUR.

Néanmoins, entre deux pénétrants classés comme similaires au point de vue sensibilité, fabriqués par deux fabricants différents, parfois même provenant de la gamme du même fabricant, le paramètre de la lavabilité peut varier de manière significative. Certains pénétrants lavables à l’eau on une réaction de gélification avec l’eau qui "protège" le pénétrant qui se trouve à l’intérieur d’une discontinuité, tout en le rendant assez facilement lavable à l’eau en surface. D’autres pénétrants sont difficiles à laver, pour éviter une élimination de toute discontinuité, mais cela conduit à des consommations énormes d’eau… et un bruit de fond fluorescent. Nous avons déjà également publié un article qui l’explique (3).

Un pénétrant à post-émulsion, EN PRINCIPE, ne peut pas être éliminé des discontinuités uniquement à l’eau. Néanmoins, l’un d’entre nous a une expérience de première main : un pénétrant à post-émulsion était presqu’entièrement éliminé par lavage à l’eau, lorsqu’on utilisait les paramètres fixés sur la chaîne de ressuage de l’utilisateur. Il était presqu’impossible d’obtenir une indication sur les pièces de référence Type 1 de la norme ISO 3452-3. Vous pouvez imaginer le résultat après l’application de l’émulsifiant (dilué à 12,5 % dans l’eau, alors que la concentration à laquelle l’émulsifiant était homologué était 10 %) suivie d’un lavage à l’eau !

Si votre pénétrant est du "type gélification" (demandez-le à votre fournisseur), une première pulvérisation d’eau, suivie "quelque temps après" de l’élimination de l’excès de pénétrant par lavage ne pose pas de problème et n’est pas contre-productif.
Le "quelque temps après" peut être de l’ordre de dix à quinze minutes. Notre expérience avec ce type de pénétrant est excellente. Au fil des années, nous avons fait de nombreux essais de laboratoire pour vérifier les paramètres de lavabilité, pour comparer des pénétrants, pour  comparer des formules. Nous avons "modifié" des pénétrants pour voir ce qu’il se passe si on ajoute ne serait-ce que 1 %  d’agents de surface dans le pénétrant, ou si on modifie la balance hydrophile/lipophile (HLB) du système tensioactif, par exemple en  passant d'une teneur de 15 %/15 % de deux agents de surface (l'un étant lipophile, l'autre, hydrophile), à une balance de 14,8 %/15,2 %. En effet, un fabricant, partant de la même "formule de base", peut "régler" la lavabilité de ses pénétrants dans une large gamme, de très difficile à laver à trop facile à laver, juste par un petit réglage de la balance HLB et de la teneur en agents de surface.

Notre lecteur nous a adressé un courriel, dans lequel il nous remercie et nous écrit "qu’il n’est pas simple de laver de grandes pièces en un temps aussi court". Oui, nous sommes d’accord… et le procédé mis en œuvre par notre utilisateur est le bon, lorsqu’il est utilisé en conjonction avec un pénétrant du "type-gélification". Le point important est de laver toute la surface, de la même manière, sans surlavage.

Comme vous le voyez, une question très "élémentaire", mais qui est importante, en particulier, lorsque un auditeur peut la poser au cours d’un l’audit ! Autant savoir quoi répondre… et, mieux, être en mesure de citer une source d’information très fiable !

Références

(1) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Ressuage : pression de l’eau dans les cabines de rinçage/lavage : un mythe ?, juin 2010. Sur notre site Internet:
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info/site/fr/informations/infos-ressuage/173-ressuage-pression-de-leau-dans-les-cabines-de-rincagelavage-un-mythe-

(2) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Éditorial – Juillet 2010, 10e Conférence Européenne sur le Contrôle Non destructif Moscou – Juin 2010, Recherche et consultation d’articles sur notre site Internet, Ressuage - pression de l’eau dans les cabines de rinçage/lavage : un mythe ?
Sur notre site Internet:
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info/site/fr/edito/edito-2010/86-juillet-2010-ressuage-pression-de-leau-dans-les-cabines-de-rincagelavage-un-mythe-

(3) Pierre CHEMIN et Pierre CHEMIN, Traitement des eaux usées et ressuage, juin 2011. Sur notre site Internet:
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info/site/fr/informations/infos-ressuage/185-traitement-des-eaux-usees-et-ressuage

Référence normative

• ISO 3452-3:1998 Essais non destructifs - Examen par ressuage - Partie 3 : Pièces de référence, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 1998.


Tribofinition avant contrôle MT

Un autre de nos lecteurs nous a demandé si l’ébavurage des pièces par tribofinition avant magnétoscopie pouvait affecter significativement la sensibilité de la détection du contrôle magnétoscopique.

Voici nos remarques :

"Il est exact que la tribofinition avant magnétoscopie est un sujet qui n’est pas souvent évoqué.
En préparation de surface avant ressuage, elle est déconseillée comme nous l’avons écrit dans notre article (*).

En général, la magnétoscopie, les surfaces extrêmement brutes ou rugueuses peuvent être soumises à un nettoyage mécanique tel que grenaillage, sablage, meulage, etc. et même usinage. Ce nettoyage mécanique n’a  pas besoin d’être suivi d’un décapage chimique.
En conséquence, il semble qu’il n’y a pas, à priori, de problème pour faire de la magnétoscopie après tribofinition.

Cependant, il est difficile de répondre à votre question d’une manière aussi formelle.
En effet, seuls une connaissance des pièces et des essais complémentaires permettraient de dire quelle technique d’aimantation et quelle forme de courant seraient les mieux appropriées.

D’un côté, la tribofinition peut transformer une fissure débouchant en surface en un défaut sous-cutané et, dans ce cas, un courant redressé ou continu est généralement le meilleur choix.
D’un autre côté, la magnétoscopie permet de détecter des défauts très fins et refermés (tel qu'un repli de forge). En conséquence, l'utilisation d'une aimantation par courant alternatif est souvent le meilleur choix du fait d'une meilleure mobilité des particules magnétiques."

Nous serions heureux de recevoir des informations de nos lecteurs qui ont une certaine expertise dans ce domaine.

Nous vous en remercions vivement par avance.

Référence

(*) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Quelques limites du champ d'applications industrielles du ressuage décembre 2010. Sur notre Site Internet :
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info/site/fr/informations/infos-ressuage/58-quelques-limites-du-champ-dapplications-industrielles-du-ressuage

Mis à jour ( Samedi, 10 Décembre 2011 14:07 )