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DPCNews 003 - La Densité des révélateurs secs

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Écrit par Administrator
Mardi, 01 Juillet 2008 14:11

Juillet 2008

Document actualisé en août 2008

Certains documents, émanant de Constructeurs aéronautiques, imposent le contrôle mensuel ou hebdomadaire de la densité du révélateur sec dans le compartiment de brouillard de révélateur sec. Cette exigence nous met mal à l’aise.

En effet, les révélateurs secs sont des poudres "duveteuses", c'est-à-dire très légères, que le moindre mouvement d’air chasse.

Ces poudres sont des mélanges complexes de substances minérales blanches, absorbantes ou moins absorbantes, contenant une quantité infime d’additifs organiques.

Lorsque le révélateur sec est extrait de son emballage (flacon, carton, sac, etc.), dans lequel il est fourni, une bonne idée est d’abord de l’agiter soigneusement, tout en évitant d’en inhaler, mais suffisamment pour obtenir un mélange homogène des différentes particules, de différentes densités, dont la granulométrie varie de 10 nanomètres jusqu'à 10 micromètres, (soit un facteur 1 000 !).

En procédant ainsi, en quelques secondes, on peut constater une multiplication du VOLUME par 2 à 4, ou plus! Cela signifie que la même quantité, par exemple un kilogramme, aura un volume 2 à 4 fois plus grand! Par ailleurs, en plaçant le révélateur sec dans un bécher d’un litre, comme cela est spécifié, très rapidement, on voit que le niveau de la poudre, dans le bécher, baisse. Cela signifie que ce qui représentait initialement un volume d’1 litre, ne représente plus, dix secondes après, qu’un volume de 0,9 litre. En attendant 30 secondes de plus, on voit le volume descendre à 0,8 litre! Et tout cela avec la même MASSE de poudre !

Quand y a-t-il un réel volume d’un litre de poudre ??

De ce fait, il en résulte qu’il est impossible de mesurer, avec exactitude, la densité RÉELLE d’un révélateur sec, qu’il s’agisse d’un révélateur en cours d’utilisation ou d’un révélateur sec neuf. C’est la raison pour laquelle, cet essai ne permet de mesurer que la densité APPARENTE ou la masse volumique APPARENTE du révélateur sec.

Par ailleurs, dans les compartiments de brouillard de révélateur sec, il est nettement préférable de ne mettre qu’une TRÈS PETITE quantité de révélateur sec, c'est-à-dire, juste nécessaire au travail d’une équipe. De sorte qu’à la fin de travail de l’équipe, il ne restera pratiquement plus de poudre dans le compartiment pour brouillard de révélateur sec et, dans tous les cas, il n’en restera pas un litre pour faire le test requis ! En conséquence, le test ne peut pas être effectué !

Moins de papier, moins de travail inutile.

En contre- partie, la qualité du révélateur sec doit être vérifiée journellement pour s’assurer de l’absence de grumeaux et de fluorescence. Pour respecter les recommandations NADCAP AS7114/1 § 5.6, la norme américaine ASTM E 1417-05, à l’alinéa 7.8.2.7, stipule l’application, sur un disque métallique de 10 cm de diamètre, d’une couche mince du révélateur sec (en opérant selon la même méthode d’application que lors du contrôle des pièces) et l’observation de la surface du disque sous rayonnement ultraviolet (UV-A). Si le révélateur montre 10 points fluorescents ou plus, sur le disque, le révélateur est non satisfaisant et il doit être remplacé.

Comme l’a signalé l’un de nos lecteurs, il existe une méthode très simple pour éviter d’avoir à effectuer les contrôles sur le révélateur, il suffit de le changer tous les jours. En raison de la faible quantité, cela ne pose pas de problème. Aspirer le vieux révélateur, vérifier sous UV-A l'absence de fluorescence, vérifier l'aspect du révélateur neuf et charger la quantité juste nécessaire dans la cuve.

Ce procédé est très bien accepté par les auditeurs.


Nous, Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, accueillons tout commentaire, toute idée. Si vous avez quelques exemples que vous souhaiteriez voir discutés ici, veuillez nous fournir, s'il vous plaît, toutes les indications utiles. Si vous exigez la confidentialité, nous modifierions les lieux, les noms et quelques paramètres pour empêcher d’identifier la source d’information. Néanmoins, nous sommes convaincus que notre site peut être une sorte de soupape de sécurité: le but N'EST PAS de viser telle ou telle Société, ou tel ou tel auditeur; mais c’est toujours afin que les utilisateurs réfléchissent et se posent des questions, les vraies, à eux et aux autres.

Nous pouvons également fournir un conseil, là encore, à titre confidentiel si nécessaire, n'hésitez pas, s’il vous plaît, à nous poser des questions, pour alimenter notre base de données, concernant: les Fiches de Données de Sécurité (FDS), l'environnement, un nom chimique que vous ne comprenez pas, une gamme de ressuage dont vous avez entendu parler, etc. Nous avons une multitude d'exemples, certains ne figurant dans aucune spécification/norme, qui permettent la détection de discontinuités, lorsque "les procédés courants ou habituels" ne permettent pas la détection de ces discontinuités.

Mis à jour ( Mardi, 17 Mai 2011 16:40 )