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DPCNews 006 - FDS (Fiche de Données de Sécurité)

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Écrit par Administrator
Samedi, 01 Novembre 2008 16:26

Novembre 2008

Comment déchiffrer cet important document ?

Au cours des années, on nous a posé beaucoup de questions concernant les FDS.

Les FDS doivent être rédigées selon la norme ISO 11014-1 diffusée en mars 1994, intitulée ''Fiches de données de sécurité pour les produits chimiques- Partie 1 : Contenu et plan type'', de manière à être en conformité avec la Directive Européenne 91/155/CEE.

Le plan type de la FDS comporte 16 rubriques normalisées. Chacune d'entre elles porte un numéro spécifique.

Bien que les rubriques puissent être présentes dans n'importe quel ordre, pratiquement tous les fournisseurs utilisent le plan type comme il apparaît dans la norme ISO.

Il doit également être bien compris que ce document est rempli SOUS LA RESPONSABILITÉ du Fournisseur, c'est-à-dire la Société qui vous fournit le produit chimique ; cette Société peut être un Distributeur et bien souvent en fait, ce n'est pas le Fabricant.

Certaines des informations sont obligatoires ; cela signifie qu'elles doivent y figurer. Quelques informations additionnelles peuvent y être présentes, si elles ne sont pas obligatoires, simplement parce que le Fournisseur pense qu'elles peuvent être utiles pour l'Utilisateur.

Beaucoup des informations, mentionnées dans la rubrique 2 ''Composition/Information sur les composants'', ne sont compréhensibles que par les Chimistes et quelquefois par les Médecins. Quelquefois, elles ne sont pas comprises par les lecteurs et elles peuvent conduire à une interprétation erronée.

Ayez présent en tête que les Médecins ne sont pas des Ingénieurs Chimistes : ils sont complémentaires.

À titre de premier exemple, nous pouvons citer le cas d'une FDS dans laquelle figurait comme composant des "éthylphénols éthoxylés", ce qui fut "interprété" comme contenant du phénol !!!  Si le phénol avait été présent, cela aurait conduit à d'énormes difficultés !!

Le problème est que parfois, même les Médecins, qui ne sont pas des Chimistes, font fausse route : nous avons présent à l'esprit le cas de "l'hexylène- glycol".

L'hexylène-glycol est une désignation courante inappropriée et qui prête à confusion car cette substance chimique N'EST PAS un éther de glycol. Sa désignation chimique exacte est le : 2-méthyl-2,4-pentanediol ou  synonyme : le 2,4-dihydroxy-2-méthylpentane (CAS N° 107-41-5, EINECS N° 603-053-00-3), dont la formule chimique développée est :


Depuis les années 80, les éthers de glycols sont visés par la Réglementation européenne, comme étant des perturbateurs endocriniens. Cela signifie qu'ils ont une activité "comparable à celle des hormones" sur le corps humain (c'est un peu plus complexe que cela, mais nous ne sommes pas ici pour faire un cours de biologie). En Europe, les substances chimiques de cette famille (une trentaine de produits ou plus) sont presque toutes classées comme ayant potentiellement un effet néfaste sur la fertilité, ou sur la croissance fœtale (nous pouvons penser que les habitants des U.S.A. sont biologiquement différents des êtres européens, car nos homologues américains sont surpris quand nous leur demandons de supprimer les éthers de glycol dans la composition des produits de ressuage).

En raison de son "nom", l'hexylène-glycol a été un problème important dans de très grandes Sociétés pendant des années - - une fois encore, ce N'EST PAS un éther de glycol.

À titre de deuxième exemple, nous pouvons citer le cas de l'agent propulseur de générateurs d'aérosols, qui peut être un gaz de pétrole liquéfié (GPL), utilisé à grande échelle depuis l'interdiction des chlorofluorocarbures (CFC), des hydrofluorocarbures (HFC) et des hydrochlorofluorocarbures (HCFC).

Cet agent propulseur est en fait un mélange de propane, de n-butane et d'isobutane auquel il a été attribué la codification suivante : CAS N° 68476-86-8, EINECS N° 270-705-8.

Quelquefois, une autre substance chimique, le 1,3- butadiène, CAS N° 106-99-0, EINECS N° 203-450-8, se trouve, à une concentration maximale de 0,05 %.

Selon la Directive Européenne 67/548/CEE, le 1,3- butadiène est classé :

- Cancérogène : R45 Peut provoquer le cancer (C1).

- Mutagène : R46 Peut provoquer des altérations génétiques (Mut.2).

C'est la raison pour laquelle le butane, le propane et, de manière plus générale, le gaz de pétrole liquéfié peuvent être rencontrés, classés, à tort, comme cancérogènes.

Un GPL, renfermant moins de 0,1 % de 1,3- butadiène N'EST PAS classé R45 ou R46. C'est TOUJOURS le cas avec les générateurs d'aérosols. Mais, ces classifications DOIVENT néanmoins être écrites à la rubrique 2, ce qui prête à confusion pour les non-chimistes et les non-médecins, du fait que l'étiquette ne mentionne pas ces phrases de risques !

Juste pour s'amuser, mais aussi à titre "pédagogique", vous trouverez, ci-après, la FDS d'un solvant oxygéné.

Veuillez, s'il vous plaît, la lire attentivement. TOUT CE QUI EST ECRIT EST VRAI, toutes les données sont exactes.

Le mois prochain, nous vous fournirons une information très amusante à propos de ce solvant.


Fiche de données de sécurité du dihydrure d'oxygène

Révision du 15 mai 2008

Présentation et règles de rédaction conformes à la norme ISO 11014-1

1 - Identification du produit

Désignation Commerciale : Dihydrure d'oxygène.

Fabricant:

Vendeur:

Service à contacter:

Numéro d'appel d'urgence:

2 - Composition / Informations sur les composants

Composition chimique : solvant oxygéné du type alcool primaire.

Substances chimiques contribuant aux phrases de risques :

- Nom chimique N° CAS %

- Dihydrure d'oxygène  7732-18-5  100

Phrases de risque : Néant.

3- Identification des dangers

- Peut être mortel en cas d'inhalation accidentelle.

- À l'état gazeux, est un composant majeur des pluies acides.

4- Premiers secours

En cas d'ingestion : En cas d'ingestion de volume très important, faire vomir (si la personne est consciente).

En cas de projection dans les yeux : Généralement sans conséquence.

En cas de contact avec l'épiderme : Un contact prolongé entraîne un gonflement marqué de la peau et une turgescence cellulaire. Éloigner la personne.

En cas d'inhalation : Mettre à l'air libre. Faire tousser. Consulter un médecin.

5 - Mesures de lutte contre l'incendie

Non applicable.

6 - Mesures à prendre en cas de dispersion accidentelle

6. 1 - Précautions individuelles : Peut rendre les sols très glissants, surtout en présence de températures très basses.

6. 2 - Précautions pour la protection de l'environnement : Peut entraîner de nombreux produits indésirables vers les égouts, rivières, nappes phréatiques.

6. 3 - Méthodes de nettoyage : Éventuellement par chiffons en récupérant dans des emballages appropriés.

7 - Manipulation et stockage

7. 1 - Précautions en cours de stockage et de manipulation : Craint le gel. Ne pas stocker au-delà de 50°C. Ne pas stocker à proximité d'acides forts ou de bases fortes.

7. 2 - Matériaux d'emballage :

- Recommandés : Polythène, polypropylène, acier inox

- À éviter: Acier doux

8.- Contrôle de l'exposition / Protection individuelle

8.1 - Équipements de protection individuelle : En cas de pulvérisation de quantité très importante, port de tablier étanche et de masque.

8.2 - Moyens de contrôle ou de dosage : hygromètre.UME recommandée : 40 à 60 %.

9 - Propriétés physiques et chimiques

9.1 – État physique : liquide mobile.

9.2 – Couleur : sans.

9.3 – Odeur : sans.

9.4 – pH : 6,5 à 7,2.

9.5 – Température de fusion : environ 0°C.

9.6 –Température d'ébullition : environ 100°C à 1.013,25 hPa.

9.7 – Point éclair : sans.

9.8 – Température d'auto-inflammation : sans.

9.9 – Limites d'explosivité : sans.

9.10 – Pression de vapeur : 2.320 Pa (17,4 mm Hg) à 20°C.

9.11 – Densité des vapeurs (par rapport à l'air) : <1.

9.12 – Masse volumique : 1.000 kg/m³.

9.13 – Teneur en COV (composés organiques volatils) : 0 %.

9.14 – Solubilité : Entièrement miscible à l'eau.

N.B : Les valeurs mentionnées ci-dessus ne constituent pas une spécification.

10 – Stabilité et réactivité

10.1 – Conditions à éviter : Contact avec des acides forts ou des bases fortes.

10.2 – Matériaux à éviter : acier doux.

10.3 – Produits de décomposition dangereux : Dans certaines conditions, le produit peut dégager de l'hydrogène (risques d'explosion) et de l'oxygène (comburant).

11- informations toxicologiques

11.1 – Toxicité aiguë : Aucune donnée.

11.2 – Effets locaux : Risque de gonflement cutané en cas de contact prolongé.

11.3 – Sensibilisation : Pas de cas connu.

11.4 – Toxicité chronique ou à long terme : Pas de cas connu.

12 - Informations écologiques

Ce produit est à l'origine de fuites et infiltrations fréquentes, pouvant entraîner des composés indésirables dans les rivières et nappes phréatiques. C'est également un composé majeur des pluies acides ; il contribue à l'effet de serre.

13 - considérations relatives à l'élimination

Suivre les règlementations locales, nationales et internationales applicables.

14 - Informations relatives au transport

Non classé comme dangereux pour le transport.

15 - Informations réglementaires

Ce produit n'est soumis à aucune règlementation.

16 - Autres informations

À l’attention du médecin :

- Le dihydrure d'oxygène est présent en quantité significative dans les tumeurs cancéreuses. Cependant un éventuel effet cancérigène n'a jamais été mis en évidence.

- L'ingestion de ce solvant en quantité très importante peut conduire à la mort.

Cette fiche complète les Notices Techniques d'utilisation mais ne les remplace pas. Les renseignements qu'elle contient sont basés sur l'état de nos connaissances relatives au produit concerné, à la date indiquée. Ils sont donnés de bonne foi. L'attention des utilisateurs est en outre attirée sur les risques éventuellement encourus lorsqu'un produit est utilisé à d'autres usages que ceux pour lesquels il est conçu. Elle ne dispense en aucun cas l'utilisateur de connaître et d'appliquer l'ensemble des textes réglementant son activité. Il prendra sous sa seule responsabilité les précautions liées à l'utilisation qu'il fait du produit. L'ensemble des prescriptions réglementaires mentionnées a simplement pour but d'aider le destinataire à remplir les obligations qui lui incombent lors de l'utilisation du produit dangereux.


Nous, Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, accueillons tout commentaire, toute idée. Si vous avez quelques exemples que vous souhaiteriez voir discutés ici, veuillez nous fournir, s'il vous plaît, toutes les indications utiles. Si vous exigez la confidentialité, nous modifierions les lieux, les noms et quelques paramètres pour empêcher d'identifier la source d'information. Néanmoins, nous sommes convaincus que notre site peut être une sorte de soupape de sécurité: le but N'EST PAS de viser telle ou telle Société, ou tel ou tel auditeur; mais c'est toujours afin que les utilisateurs réfléchissent et se posent des questions, les vraies, à eux et aux autres.

Nous pouvons également fournir un conseil, là encore, à titre confidentiel si nécessaire, n'hésitez pas, s'il vous plaît, à nous poser des questions, pour alimenter notre base de données, concernant: les Fiches de Données de Sécurité (FDS), l'environnement, un nom chimique que vous ne comprenez pas, une gamme de ressuage dont vous avez entendu parler, etc. Nous avons une multitude d'exemples, certains ne figurant dans aucune spécification/norme, qui permettent la détection de discontinuités, lorsque "les procédés courants ou habituels" ne permettent pas la détection de ces discontinuités.

Mis à jour ( Lundi, 23 Mai 2011 16:50 )