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DPCNews 013 - CEN Hanovre 2009 - Type 2 ISO 9934-2

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Écrit par Administrator
Lundi, 01 Juin 2009 19:17

Juin 2009

Chère Lectrice, Cher Lecteur,

À titre d’information qui peut vous intéresser, nous avons le plaisir de vous porter à votre connaissance que :

- Depuis avril 2008, le site a été visité par 2.246 adresses IP au 10 mai 2009.

- Depuis le 1er janvier 2009, nous avons reçu un nombre total de 10.446 visites au 10 mai 2009 : une moyenne de 2.089 par mois.

- La valeur crête à ce jour est 144 visites le même jour (22 avril 2009).

- En avril/mai 2009, nos visiteurs proviennent essentiellement de: Algérie, Allemagne, Arabie Saoudite, Australie, Bahreïn, Barbade, Belgique, Brésil, Cameroun, Canada, Chili, Côte d’Ivoire, Émirats Arabes Unis, Espagne, États-Unis d’Amérique, France, Gabon, Grèce, Hong Kong, Indes, Indonésie, Italie, Japon, Koweït, Libye, Luxembourg, Madagascar, Malaisie, Mexique, Norvège, Nouvelle Calédonie, Oman, Pakistan, Pays-Bas, Philippines, Portugal, Qatar, Roumanie, Royaume Uni, Russie, Singapour, Suède, Suisse, Thaïlande, Tunisie, etc.

Une fois encore, nous remercions tous les lecteurs et nous accueillons toute question, suggestion, toute proposition de document technique ou de mini-histoire ‘‘Surprenant, mais véridique’’.


Compte-rendu de la réunion d’Hanovre du CEN

Une réunion CEN du TC 138 WG 4 (Comité Technique 138, Groupe de Travail 4, en charge du ressuage) s’est tenue à Hanovre, fin avril. Des Experts d’Allemagne, du Royaume-Uni, de Finlande, d’Italie et de France ont procédé à une revue complète de plusieurs documents et ont échangé leurs points de vue au sujet du futur de l’UV-A et de la lumière bleue pour exciter les colorants des pénétrants fluorescents, avec une pensée pour les Experts du WG 5 (en charge de la magnétoscopie) qui travaillent sur le même sujet.

Une réunion de l’ISO TC 135 (Groupe Technique 135, en charge de toutes les méthodes de CND) est prévue à Moscou lors de la 10e Conférence Européenne sur les CND.

Le premier sujet principal de discussion portait sur l'ISO 3452-1, qui doit être adoptée à partir de l’EN 571-1 (PT. Principes Généraux) selon la "procédure accélérée" de l’accord de Vienne. Quelques ajustements sont nécessaires à l'EN 571-1. Plusieurs propositions émanant de la délégation française ont été acceptées tandis que certaines ont été rejetées.

Acceptées : une proposition concernant la "Qualification du Personnel", le remplacement du Tableau 1 actuel par le Tableau 1 de la norme ISO 3452-2 (Essais des Produits) ; quelques points concernant l’éclairement lumineux et l’éclairement énergétique (conditions d’observation).

Non acceptées : une proposition concernant l’élimination du pénétrant à l’aide d’un solvant; une proposition concernant un premier examen juste après l’application du révélateur.

Des membres de la délégation française ont effectué un exposé très clair concernant l’utilisation de la lumière bleue au lieu du rayonnement UV-A, lorsque des produits fluorescents sont utilisés. L'attention des Experts a été attirée sur la longueur d'onde correcte (proche de 450 nm) utilisée avec un filtre dont la courbe de réponse est appropriée. Un Expert allemand a été d'accord sur beaucoup de points, bien que les essais de différents laboratoires aient été effectués avec des paramètres différents. Si l’on utilise des conditions adéquates, les Experts français ont affirmé que l’intensité de fluorescence obtenue à l’aide des UV-A ou de la lumière bleue était très similaire. Cela contredit certains documents américains; mais comme nous sommes au début de la compréhension des paramètres exacts lors de l’emploi de la lumière bleue, il semble que beaucoup plus d’essais avec des paramètres bien définis doivent être effectués pour confirmer que la lumière bleue et le rayonnement UV-A mènent à une intensité de fluorescence semblable c'est-à-dire à une sensibilité semblable.

La mesure de la lumière bleue est un autre point très important auquel il faut penser. La courbe de réponse des mesureurs devra être bien définie. La source lumineuse bleue elle-même peut donner des résultats différents s'il s’agit d’une LED (le futur probable) ou une autre sorte de source. De plus, la courbe de transmission des lunettes que les contrôleurs doivent porter sera de la plus grande importance.

Si l’intensité de fluorescence est très similaire les fabricants de pénétrants n’auront pas à reformuler leurs pénétrants. Dans le cas contraire, les pénétrants fluorescents pour utilisation sous rayonnement UV-A et les pénétrants fluorescents pour utilisation sous la lumière bleue devraient être utilisés séparément et ne pas être mélangés. Mieux vaut démontrer que la même formule donnera des résultats semblables sous les deux conditions d'éclairage !

Un autre sujet de discussion a porté sur les pénétrants colorés et les sources de lumière. Selon la température de couleur de la source, il a été montré que la visibilité (la façon dont ils sont vus) des colorants rouges peut être radicalement augmentée ou diminuée : cela a une importance énorme sur le contraste, dû également au fait que les ‘‘révélateurs blancs’’ peuvent ne pas être vraiment blancs à de basses températures de couleur.

La prochaine réunion CEN 138 WG 4 aura lieu les 12 et 13 octobre dans le bâtiment de l’AFNOR à Saint-Denis, près de Paris. Tous les Experts sont invités.

Notez également que la Réunion Générale du TC 138 General Meeting est fixée aux 17 et 18 septembre à Turku en Finlande.


MT : connaissez-vous la pièce de référence type 2 de la norme ISO 9934-2 ?

Nous avons le plaisir de publier sur notre site la contribution d'un Expert français en magnétoscopie, Stéphane GRAVELEAU, du département Recherche & Développement de SREM TECHNOLOGIES (France).

Bien qu'il s'agisse d'une pièce de référence internationale, la pièce de référence type 2 de la norme ISO 9934-2 est encore assez mal connue et insuffisamment utilisée. Ce témoin à gradient de champ magnétique est parfaitement adapté à la vérification de la performance des produits indicateurs en magnétoscopie.

Jusqu'à présent, ce sujet n'avait pas été traité aussi complètement et en acceptant de le publier, nous pensons combler une lacune et surtout nous espérons qu'il vous intéressera et vous apportera une information de qualité.

Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN

Le "témoin C" est une pièce de référence construite de sorte à créer une discontinuité avec une fuite magnétique parfaitement caractérisée et variable sur la longueur du défaut. Il s’agit en fait d’un générateur à gradient de champ magnétique. Ce témoin fiable et performant est utilisé depuis des années pour contrôler l’efficacité de détection des liqueurs et poudres magnétiques utilisées en magnétoscopie. La longueur des indications donne une mesure des performances. Les indications commencent aux extrémités et diminuent en allant vers le centre. Une plus grande longueur détectée est signe d'une meilleure sensibilité.

Le "témoin C" (*) a été conçu par un expert français en magnétoscopie (Monsieur Michel TOITOT) en 1988.

À partir des années 1990 la société SREM TECHNOLOGIES, en collaboration avec Monsieur. TOITOT, a amélioré et fiabilisé la construction du "témoin C" pour en faire un témoin de référence d’envergure internationale. La fabrication a été rationalisée; les calculs théoriques ont été comparés avec des mesures expérimentales; une procédure d’étalonnage a été définie. Enfin, la généralisation des outils informatiques a permis d’en améliorer la caractérisation. Depuis 2002, le "témoin C", qui figurait déjà dans la norme française AFNOR NF A 09-570, a été intégré à la norme internationale EN ISO 9934-2 sous le nom de "Pièce de référence type 2".

La pièce de référence type 2 est composée de 2 barrettes rectifiées en acier doux, assemblées entre elles et comportant un entrefer de 15 µm. De part et d'autre de ces barrettes sont situés deux aimants montés tête bêche de manière à ce que chaque barrette comporte à son extrémité un pôle Nord et un pôle Sud. Par construction, le champ magnétique dans l’entrefer est nul au centre avec une forme en sinus hyperbolique d’une extrémité à l’autre.


Les forces d'attraction exercées par un défaut sur les particules ferromagnétiques d'un produit révélateur dépendent essentiellement de deux paramètres :

- La répartition spatiale du champ au-dessus d'un défaut.

- L'action du champ sur une particule ferromagnétique.

La répartition du champ de fuite d'un défaut a été étudiée dans des travaux réalisés par N.N.

ZATSEPIN en 1966 "Calculation of the magnetostatic field of surface defects". Il est possible d'obtenir un bon accord avec des résultats expérimentaux en appliquant les formules suivantes :

Normal 0 21 false false false FR X-NONE X-NONE

Dans ces conditions, il est possible de tracer la répartition spatiale du champ au-dessus d’un défaut. On obtient par exemple à une hauteur de 0,2mm au-dessus de la pièce de référence sur la graduation -4 la répartition suivante :

En calculant cette répartition pour différentes graduations de la pièce de référence, on obtient, toujours pour une hauteur de 0,2 mm, le profil complet du champ magnétique à la surface de la pièce de référence.

Concernant l’action du champ, la force exercée sur la particule ferromagnétique est proportionnelle au gradient de H². En considérant la répartition spatiale étudiée précédemment sur la graduation –4 de la pièce de référence pour une hauteur de 0.2 mm, on obtient la répartition des forces suivante :

Au vu des explications précédentes, il est clair que les particules ferromagnétiques d'un produit révélateur sont localement attirées par la discontinuité et que la force d’attraction varie d’une extrémité à l’autre en fonction de la répartition spatiale du champ au dessus de cette discontinuité. Les gradients de champ étant très importants aux extrémités, c'est naturellement dans ces zones que l’on retrouve la plus forte concentration en particules.

 

(*) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN ‘‘Présentation des normes et codes utilisés en magnétoscopie’’.


Nous, Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, accueillons tout commentaire, toute idée. Si vous avez quelques exemples que vous souhaiteriez voir discutés ici, veuillez nous fournir, s'il vous plaît, toutes les indications utiles. Si vous exigez la confidentialité, nous modifierions les lieux, les noms et quelques paramètres pour empêcher d’identifier la source d’information. Néanmoins, nous sommes convaincus que notre site peut être une sorte de soupape de sécurité: le but N'EST PAS de viser telle ou telle Société, ou tel ou tel auditeur; mais c’est toujours afin que les utilisateurs réfléchissent et se posent des questions, les vraies, à eux et aux autres.

Nous pouvons également fournir un conseil, là encore, à titre confidentiel si nécessaire, n'hésitez pas, s’il vous plaît, à nous poser des questions, pour alimenter notre base de données, concernant: les Fiches de Données de Sécurité (FDS), l'environnement, un nom chimique que vous ne comprenez pas, une gamme de ressuage dont vous avez entendu parler, etc. Nous avons une multitude d'exemples, certains ne figurant dans aucune spécification/norme, qui permettent la détection de discontinuités, lorsque "les procédés courants ou habituels" ne permettent pas la détection de ces discontinuités.

Mis à jour ( Jeudi, 12 Juillet 2012 05:55 )