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DPCNews 016 - Pénétrants lavables à l’eau

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Écrit par Administrator
Mardi, 01 Septembre 2009 17:51

Septembre 2009

Tolérance à l’eau/Teneur en eau : Pénétrants lavables à l’eau

De nombreuses spécifications exigent que les pénétrants fluorescents lavables à l'eau, utilisés en cuve, soient contrôlés, par exemple une fois par mois, pour vérifier la teneur en eau.

Au cours des années, nous avons remarqué que certains laboratoires donnaient le résultat non pas comme la "teneur en eau" mais comme la "tolérance à l'eau".

La différence est très importante : la teneur en eau est la quantité d'eau dans le pénétrant, exprimée en pourcentage. Un pénétrant lavable à l'eau peut contenir 2 % d'eau. Presque toutes les spécifications tolèrent jusqu'à 5 % maximum. Néanmoins, mieux vaut avoir la valeur le plus faible possible !

La tolérance à l'eau est la quantité d'eau qui rend  trouble un pénétrant lavable à l'eau ; cela signifie qu'il y alors une sorte de "séparation" des constituants. Le pénétrant est du coup incapable de satisfaire aux exigences de sensibilité. Cette modification visible est un des paramètres que chaque opérateur doit vérifier en effectuant un examen visuel du pénétrant dans la cuve : niveau, aspect, au début de chaque poste.

De nombreux pénétrants lavables à l'eau ont une tolérance à l'eau de 9 à 15 %. Mais la mesure de la tolérance à l''eau des pénétrants lavables à l'eau n'est pas équivalente à la mesure de la teneur en eau. Partant du fait que l'échantillon à tester a une tolérance à l'eau, de 5 % par exemple, lorsque la tolérance à l'eau du même pénétrant non utilisé est de 9 % cela n'implique pas que sa teneur en eau est de 4 %. Il y a d'autres paramètres qui peuvent faire aboutir à une affirmation erronée.

Donc, la mesure de la teneur en eau doit être effectuée.

Est-il utile de vous rappeler que l'omniprésente méthode ASTM D95, très souvent la seule acceptée par les donneurs d'ordre américains, N'EST PAS DU TOUT CELLE À UTILISER POUR MESURER LA TENEUR EN EAU DES PÉNÉTRANTS LAVABLES À L'EAU ?

Lisez simplement l'"objet" de la D95. Cette méthode est conçue pour des produits pétroliers "bitumineux", c'est-à-dire des produits très visqueux, qui ne contiennent pas d'agents de surface (ou agents tensioactifs). Un pénétrant n'est pas un produit "bitumineux" et il contient une quantité énorme d'agents de surface. Si on utilise la méthode de distillation décrite dans la D 95, il se pourrait que certains agents de surface passent avec l'eau distillée (entraînement à la vapeur). Par conséquent, un volume plus important sera observé, la "teneur en eau" sera plus élevée que la valeur réelle.

Par ailleurs, une méthode basée sur la réaction de Karl-Fischer est plus précise : il s'agit de celle la norme ISO 12937 ''Produits pétroliers-Dosage de l'eau-Méthode de titrage Karl-Fischer par coulométrie'' de janvier 2001. Des méthodes colorimétriques dérivées de Karl-Fisher peuvent également être utilisées.

 

Un laboratoire peut faire 5 mesures sur le même échantillon et faire la moyenne des résultats, tandis qu'une distillation selon la méthode D95 prend plus de temps ; en outre, généralement, elle n'est effectuée qu'une seule fois par échantillon !

Par conséquent :
- Mentionnez dans vos propres spécifications que seule une méthode Karl-Fischer devra être utilisée.
- Insistez auprès de votre donneur d'ordre pour que cette exigence soit écrite.
- Vérifiez que le laboratoire qui effectue l'essai mesure réellement la teneur en eau.

En juin 2007 (*) Patrick DUBOSC, avait déjà attiré l'attention de la communauté du CND sur l'importance d'utiliser une méthode Karl-Fischer et nullement l'ASTM D95.

En dépit de cet article, des rumeurs (**) ont récemment couru signalant que certains auditeurs demandent à ce que la teneur en eau des pénétrants lavables à l'eau et des émulsifiants lipophiles soit déterminée en utilisant UNIQUEMENT la méthode ASTM D95 ; ces auditeurs disent, si notre information est exacte, que la méthode Karl-Fischer a été conçue il y a de nombreuses années et qu'elle ne répondrait pas aux besoins de cette analyse.

C'EST COMPLÈTEMENT FAUX : LES DEUX AUTEURS de cette DPCNewsletter et de votre site préféré: http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info SONT DES CHIMISTES ET ILS MAINTIENNENT QUE :
- Le sujet même de l'ASTM D95 est sans équivoque : cette méthode ne peut pas être utilisée avec des pénétrants ou des émulsifiants lipophiles.
- La méthode Karl-Fischer, et ses dérivées colorimétriques, sont utilisées depuis des dizaines d'années pour de nombreuses analyses. C'est une méthode fiable, rapide, reproductible.

Nous ne connaissons pas les auditeurs qui "diffusent" ces fausses informations.

Nous sommes vraiment désolés de voir que de nombreux donneurs d'ordre aéronautiques impliqués dans NADCAP autorisent toujours la méthode ASTM D95 ou la méthode Karl-Fischer, quand certains d'entre eux INTERDISENT le Karl-Fischer. Une fois de plus, la lecture de l'objet de l'ASTM D95 est suffisamment explicite.

C'est pourquoi, nous recommandons que l'ASTM D95 supprimée de l'ASTM E-1417 méthode acceptable pour la détermination de la teneur en eau des pénétrants.

Dans la bibliographie de la norme ISO 3452-2,  listées les normes basées sur la méthode Karl-Fisher.

(*) Patrick DUBOSC & Andy BAKEWELL : Water content of water-washable penetrants- NADCAP NDT-Non-Destructive Testing Newsletter- June 2007.

(**) Rumors – Édition d'août 2009 de ''Penetrant Professor'' par Met-L-Chek


Nous, Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, accueillons tout commentaire, toute idée. Si vous avez quelques exemples que vous souhaiteriez voir discutés ici, veuillez nous fournir, s'il vous plaît, toutes les indications utiles. Si vous exigez la confidentialité, nous modifierions les lieux, les noms et quelques paramètres pour empêcher d'identifier la source d'information. Néanmoins, nous sommes convaincus que notre site peut être une sorte de soupape de sécurité: le but N'EST PAS de viser telle ou telle Société, ou tel ou tel auditeur; mais c'est toujours afin que les utilisateurs réfléchissent et se posent des questions, les vraies, à eux et aux autres.
Nous pouvons également fournir un conseil, là encore, à titre confidentiel si nécessaire, n'hésitez pas, s'il vous plaît, à nous poser des questions, pour alimenter notre base de données, concernant: les Fiches de Données de Sécurité (FDS), l'environnement, un nom chimique que vous ne comprenez pas, une gamme de ressuage dont vous avez entendu parler, etc. Nous avons une multitude d'exemples, certains ne figurant dans aucune spécification/norme, qui permettent la détection de discontinuités, lorsque "les procédés courants ou habituels" ne permettent pas la détection de ces discontinuités.

Mis à jour ( Mardi, 17 Mai 2011 17:58 )