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DPCNews 018 - Colorants des pénétrants fluorescents

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Écrit par Administrator
Dimanche, 01 Novembre 2009 18:54

Novembre 2009

L’excitation des colorants des pénétrants fluorescents

Le sujet que nous traitons ici est d’une brûlante actualité. En qualité d’Experts reconnus par la communauté des CND, nous avions demandé à participer aux travaux de normalisation en cours, ce qui nous a été refusé.

Il n’en demeure pas moins vrai que nous exerçons une veille technologique active et que nous tiendrons régulièrement informés nos lecteurs de tout développement majeur.

Depuis des décennies la fluorescence pour le CND - et pour beaucoup d'autres applications - a nécessité l’utilisation des sources UV-A, c’est-à-dire principalement des ampoules/tubes à vapeur de mercure. Depuis plusieurs années d’autres sources ont été recherchées: des tubes luminescents, des micro-ampoules de Xénon.

La véritable percée vint des diodes capables de fournir un rayonnement d’abord à 385 nm, puis à 370 nm, puis à 365 nm. Néanmoins, ces diodes ne fournissaient pas un éclairement énergétique UV-A élevé. Mais une fois encore, la R et D des fabricants fut un succès et des sources 365/370 nm puissantes devinrent disponibles.

Mais alors une autre préoccupation fut largement évoquée : les dangers du rayonnement UV-A pour l’épiderme et les yeux. Bien que cela soit connu depuis des décennies (tous les deux, nous avions souligné le problème, il y a environ 25 ans), cela apparut soudainement comme si c’était la préoccupation majeure pour la sécurité des contrôleurs sur les chaînes de ressuage.

Les fabricants de pénétrants, aidés par les fabricants de diodes, comprirent rapidement qu’il y avait un moyen de s’en sortir : essayer des diodes 405 nm, puis 450 nm, c'est-à-dire des diodes émettant respectivement dans le violet ou le bleu du spectre visible. Les colorants fluorescents utilisés dans les pénétrants répondent relativement bien à ces longueurs d’onde. Mais cette solution présente au moins trois inconvénients :

- Aucune norme ne permet d’utiliser une source autre que celle de 365 nm pour exciter les colorants des pénétrants fluorescents.
- Les lumières visibles violettes ou bleues... sont visibles ! Et elles sont préjudiciables à l’aptitude des yeux des contrôleurs à détecter de très petites indications vertes ou jaune-vert.
- L’intensité de fluorescence est plus faible qu’avec 365 nm. Pendant des décennies, la formule des pénétrants a été optimisée pour 365 nm, on comprend aisément que ces formulations n’aient pas une réponse optimale à 450 nm (qui semble être la future norme).

Comment résoudre le problème ?

Ce n’est pas si difficile... si changer des normes sur des données aussi "enracinées" est facile !!! Par expérience, nous savons que des années, de nombreuses années, peuvent être nécessaires avant qu'un changement si important ne soit accepté. Et pendant "une période transitoire", alors que les deux seraient acceptables, les auditeurs et les audités passeront un... joyeux moment !!! Mais dites, ce n’est que de la "politique" et non pas vraiment un sujet technique.

La baisse de l'intensité de fluorescence est en fait le problème le plus important. Des essais ont montré que l'utilisation des pénétrants fluorescents actuels peut conduire à une intensité de fluorescence de 60 à 80 % de celle obtenue à 365 nm.

Les pénétrants en service, lors du contrôle mensuel de leur intensité de fluorescence, doivent avoir plus de 80 %, et parfois, plus de 90 % de la fluorescence qu’ils avaient quand ils étaient neufs. Cela signifie que dans de nombreux cas, rien qu’en utilisant une source 450 nm, l’intensité de fluorescence pour un pénétrant neuf sera inférieure à celle acceptable pour le même pénétrant en service !

La lumière visible qui ne doit pas être visible : cela est très facile. Les contrôleurs doivent porter des lunettes filtrantes appropriées, comme on en voit dans les séries TV "Les Experts" ou "NCIS" (respectivement : Criminal Scene Investigation and Navy Criminal Scene Investigation).

La seule issue pour les fabricants de pénétrants est de reformuler les produits, de les faire évaluer et homologuer par l’U.S. Air Force (au moins pour l'industrie aéronautique). Et nous sommes certains que, si le pénétrant est optimisé pour utilisation à 450 nm, il ne sera pas alors optimisé pour utilisation à 365 nm ! Cela signifie qu’il sera interdit de mélanger les pénétrants "365" et "450" ; que les chaînes PT seront dédiées pour examen soit à 365 nm, soit à 450 nm, qu’elles auront des pénétrants appropriés ET des sources, les lunettes, des conditions d’observation, des radiomètres appropriés soit pour le rayonnement UV-A soit pour le rayonnement 450 nm, des luxmètres appropriés, etc. ! Un cauchemar pour les audités, une source de rapports de non-conformité (RNC) majeure pour des auditeurs, une source de revenu supplémentaire pour les sociétés d’audit qui devront renvoyer des auditeurs pour vérifier que les RNC ont été pris en compte !

Les nouveaux colorants/azurants optiques devront être choisis parmi les substances chimiques non nocives, non cancérigènes. Pas aussi facile que cela pour les ingénieurs chimistes !

Et la question se pose pour les particules magnétiques fluorescentes ! Si les sources 450 nm deviennent la norme (ce qui est probable), ces particules auront aussi besoin d'un ajustement de formule. Un problème supplémentaire pour les fabricants, car le colorant fluorescent (presque tous les fabricants utilisent le même de nos jours) diffère de n'importe quel colorant fluorescent utilisé en ressuage !


Nous, Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, accueillons tout commentaire, toute idée. Si vous avez quelques exemples que vous souhaiteriez voir discutés ici, veuillez nous fournir, s'il vous plaît, toutes les indications utiles. Si vous exigez la confidentialité, nous modifierions les lieux, les noms et quelques paramètres pour empêcher d'identifier la source d'information. Néanmoins, nous sommes convaincus que notre site peut être une sorte de soupape de sécurité : le but N'EST PAS de viser telle ou telle Société, ou tel ou tel auditeur ; mais c'est toujours afin que les utilisateurs réfléchissent et se posent des questions, les vraies, à eux et aux autres.
Nous pouvons également fournir un conseil, là encore, à titre confidentiel si nécessaire, n'hésitez pas, s'il vous plaît, à nous poser des questions, pour alimenter notre base de données, concernant : les Fiches de Données de Sécurité (FDS), l'environnement, un nom chimique que vous ne comprenez pas, une gamme de ressuage dont vous avez entendu parler, etc. Nous avons une multitude d'exemples, certains ne figurant dans aucune spécification/norme, qui permettent la détection de discontinuités, lorsque "les procédés courants ou habituels" ne permettent pas la détection de ces discontinuités.

Mis à jour ( Samedi, 14 Janvier 2012 08:13 )