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DPCNews 035 - Application d'un révélateur humide non aqueux

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Écrit par Administrator
Vendredi, 01 Avril 2011 22:29

Ressuage

Révélateur humide non aqueux : comment appliquer une couche mince, uniforme à l’aide d’un générateur d’aérosols ?

Avril 2011

Complété et actualisé en juin 2011

Alors que le ressuage est largement utilisé dans le monde entier depuis de nombreuses décennies, il est toujours surprenant de constater que relativement peu de gens savent vraiment comment appliquer le révélateur humide non aqueux de la bonne manière.
Parce qu'il s’agit d’une étape aussi critique et de la plus haute importance pour effectuer un contrôle fiable par ressuage, le présent document est destiné à aider tous les opérateurs PT pour obtenir les meilleurs résultats.

Nous recommandons fortement à tous les centres de formation d’enseigner cette technique d'application à leurs stagiaires.

Les normes, les spécifications et les procédures exigent qu’une mince couche uniforme de révélateur soit appliquée sur les surfaces à contrôler, quelle que soit la forme du révélateur.

Le révélateur humide non aqueux, obligatoire dans le cas d’utilisation d’un pénétrant coloré, peut également être utilisé avec un pénétrant fluorescent. Il peut être appelé le "révélateur universel", c'est-à-dire celui qui peut être utilisé quel que soit le type de pénétrant.

Un révélateur humide non aqueux est toujours à base d’un solvant volatil, renfermant de très petites particules blanches, des additifs en très faible concentration pour faciliter l’obtention d’une couche sans un "aspect peau d’orange" (qui serait alors contraire à une couche uniforme), des additifs pour permettre l’adhérence de la couche de révélateur sans qu'il soit collant et faciliter l’élimination par essuyage du révélateur après contrôle, etc.

Le “solvant volatil” doit être volatil dans la gamme de températures pour lequel le révélateur est conçu. Par exemple, un solvant assez volatil entre 10°C et 50°C n'est pas approprié pour un contrôle dans une région où il fait -10°C. Pour des gammes de températures basses ou élevées, des révélateurs spécifiques sont utilisées. Reportez-vous à nos articles(1) (2).

Un révélateur humide non aqueux doit être pulvérisé sur la surface à contrôler. Aucune autre technique d’application de cette forme de révélateur n’est permise, bien que dans des temps relativement anciens, aussi incroyable que cela puisse l’être, nous avons vu quelquefois son application au pinceau !

Un révélateur humide non aqueux en vrac doit être utilisé avec de l’air comprimé, sec et déshuilé, avec certains pistolets utilisés pour la peinture. Néanmoins, le moyen le plus commode, de loin, pour pulvériser un révélateur humide non aqueux est d’utiliser un générateur d’aérosols.

L’agent propulseur doit être un gaz liquéfié(3) (4) (5).

Le point de vue technique est alors : comment obtenir cette couche de révélateur obligatoirement fine et uniforme à l’aide d'un tel moyen ?

Ayez présent à l'esprit que :
• Le révélateur humide non aqueux est une suspension de particules dans un liquide.
• Le liquide est une solution de gaz liquéfié dans le solvant.
• La pression est fournie par la phase gazeuse de l’agent propulseur.

Ensuite, la façon de procéder devient presqu’évidente :

1 - Secouez bien le générateur d’aérosols pendant au moins 30 secondes avant emploi.

2 - Ciblez une zone en dehors de la zone qui doit être pulvérisée. Pendant la première seconde de la pulvérisation, le produit sortant du générateur d’aérosols n'est pas homogène. En fait, c'est le liquide contenu dans le petit tube plongeur du générateur d’aérosols qui sort en premier. Si celui-ci est pulvérisé sur la surface, il donnera un mauvais résultat.

3 - Ciblez ensuite la zone concernée, en maintenant une distance de 20 à 30 cm entre la buse et la surface.

4 - Appuyez fermement sur le bouton poussoir. Même si une fine couche doit être appliquée, la pulvérisation ne sera bonne QUE SI le débit du générateur d’aérosols n’est pas perturbé par un quelconque obstacle, telle qu’une valve partiellement ouverte.

5 - En maintenant la distance, un léger mouvement régulier de la main permettra d’obtenir la bonne couche. En fait, il est préférable de ne pas appliquer suffisamment de révélateur lors de la première pulvérisation. Une seconde pulvérisation peut être nécessaire pour ajuster l’épaisseur. Comme on dit en français : “il est toujours possible d’ajouter un peu plus de sel à une soupe, mais s’il y en a trop, il est impossible d’enlever l’excès”.

6 - Quand la couche mince et uniforme est appliquée, il faut toujours être en mesure de deviner l’éclat métallique de la surface de la pièce à travers la couche mince de révélateur humide non aqueux. Si la surface présente un aspect comme si elle est était "peinte en blanc", cela signifie que vous avez appliqué trop de révélateur humide non aqueux.
Par conséquent, soit la pièce doit être remise dans son état de propreté initiale et être retraitée, soit des indications de petits défauts peuvent être masquées, et donc échapper au contrôle, à cause du révélateur appliqué en excès.
Cet avis n'est pas toujours partagé, notamment aux États-Unis d’Amérique. En effet, certains estiment que cela ne s’applique qu’au ressuage fluorescent et non au ressuage coloré. Certains révélateurs renferment du dioxyde de titane (TiO2) justement pour masquer la surface. Évidemment, le dioxyde de titane est excellent pour obtenir une couche blanche. Néanmoins, en France, dans l’industrie nucléaire, si l’on ne peut pas ‘‘percevoir’’ la surface à travers la couche… c’est que la couche est trop épaisse.
À ce propos, EDF (Électricité de France) précise que même si l’on utilise des pénétrants colorés (ils n’utilisent que ceux-ci), la surface métallique doit être ‘‘perçue’’ à travers la couche de révélateur.
Dans un de nos prochains articles, nous aurons l’occasion de reparler du dioxyde de titane.

Pulvériser pendant une longue période sans s’arrêter peut avoir des conséquences néfastes :

• Le générateur d’aérosols se refroidira, en raison de l'évaporation d'une certaine quantité du gaz liquéfié pour compenser l'augmentation du volume gazeux dans le boîtier, alors que la quantité totale de produit qu’il renferme diminue.

• Les particules pourraient sédimenter, le révélateur pulvérisé n’étant alors pas adéquat pour l’obtention de bons résultats.

Une bonne idée est de pulvériser, disons, pendant une minute au maximum, puis d’agiter de nouveau le générateur d’aérosol, et de répéter les étapes de 1 à 5 ci-dessus.

La qualité de la couche est largement tributaire de la qualité du révélateur, de la qualité du générateur d’aérosols, mais également du savoir-faire de l’opérateur en ce qui concerne la pulvérisation. Ce dernier point ne s’acquiert que par l'expérience : aucune norme, aucune spécification, aucune procédure, aucun logiciel ne peut être d'aucun secours !

Références


(1) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Quelques applications industrielles du ressuage, novembre 2010, sur notre site Internet :
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info

(2) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Quelques limites du champ d'applications industrielles du ressuage, décembre 2010, sur notre site Internet :
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info

(3) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Les agents propulseurs pour les générateurs d’aérosols des produits PT/MT, mars et avril 2009, sur notre site Internet :
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info

(4) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Ressuage coloré : le bon vieux temps que les jeunes générations ne connaîtront jamais ! Surprenant, mais véridique, février 2010, sur notre site Internet :
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info

(5) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Une bonne idée trompeuse, Surprenant, mais véridique, avril 2011, sur notre site Internet :
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info


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Mis à jour ( Mardi, 07 Juin 2011 20:38 )