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Avril 2010 - Réponse à : Une énigme pour nos lecteurs

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Écrit par Administrator
Jeudi, 01 Avril 2010 15:53

Dans notre Éditorial du mois dernier, nous avions demandé l’aide de nos lecteurs concernant notre mini-histoire intitulée : ‘‘Les vieux procédés de ressuage oubliés’’ parue dans notre rubrique ‘‘Surprenant, mais Véridique’’.
Nous essayons de comprendre pourquoi le procédé du ‘‘ressuage fluorescent clignotant’’ n’est plus utilisé.

Un de nos lecteurs nous a écrit que la méthode du clignotement n’avait pas disparu car un fabricant de sources d’éclairage utilisées en ressuage et magnétoscopie fournit un projecteur qui a un mode de clignotement pour la détection des indications, comme nous l’avions déjà écrit dans notre DPCNewsletter N°021 de février 2010 intitulé ‘‘Les pénétrants du futur’’.

Notre lecteur fait remarquer que le principe est analogue à celui utilisé pour les flashes des avions qui clignotent la nuit : une lumière continue ne génère pas assez de ‘‘signaux’’ pour que le cerveau soit attiré. Une lumière clignotante attire plus l'attention car de nombreux influx ‘‘ALLUMÉ/ÉTEINT’’ arrivent et titillent l'œil et le cerveau.

L’ayant lui-même expérimenté, notre lecteur nous signale que ce mode d’éclairage clignotant fonctionne très bien.

Cette méthode est astucieuse et constitue probablement une bonne avancée : elle ne nécessite pas que l’on soumette la pièce à contrôler à des flexions alternées !  Il faut juste que du pénétrant ressorte de la discontinuité quand même !

La "psychologie", ou du moins, la façon dont le cerveau réagit, est importante en ressuage : ce n'est pas pour rien que les pénétrants colorés sont rouges, ou pourpres, ou oranges, alors que du noir sur blanc donne un meilleur contraste. C'est un point important que nous expliquons en formation aux Niveaux 3.

Nous faisons remarquer à notre lecteur que, bien que ce soit la lumière qui clignote et non l’indication, si on avait disposé d’une telle source de lumière à l’époque, on aurait pu faire quelques essais comparatifs afin de déterminer la méthode la plus sensible et la plus fiable des deux : faire clignoter la source lumineuse ou l’indication ? On pourrait d’ailleurs faire ces comparaisons aujourd’hui… si cela semblait rentable.

À notre avis, ce n’est pas la bonne réponse car entre le moment où le ressuage clignotant a été abandonné et celui où les lampes clignotantes ont fait leur apparition, il s’est passé beaucoup de temps… et une autre méthode ‘‘lambda’’ a certainement été utilisée.

Maintenant, rien ne nous empêche de nous poser la question suivante :

La méthode mettant en œuvre une source lumineuse clignotante n’est-elle pas plus simple, plus sensible et plus fiable que cette méthode ‘‘lambda’’ ?

Voilà peut-être un éventuel et nouveau débouché potentiel pour les sources clignotantes.

Nous pensons avoir mis le doigt sur la méthode lambda. Nous avions émis quelques hypothèses.

La plus vraisemblable à notre avis est la suivante :

‘‘Pensez-vous qu’une autre méthode de CND plus sensible, plus fiable, plus facile, plus rapide ait pu remplacer le PT fluorescent clignotant ?’’

Une autre méthode de CND doit exister pour détecter des discontinuités de surface : les Courants de Foucault (ET) viennent immédiatement à l’esprit !

Oui mais… dans les années 70, les appareils de recherche de défauts à courants de Foucault n’avaient rien à voir avec ceux d’aujourd’hui. Ils étaient dotés d’un cadran avec une aiguille montée sur un galvanomètre à cadre mobile. La déviation de l’aiguille sur le cadran pouvait être causée simultanément par différents paramètres presqu’impossibles à différentier : nature de l’alliage, traitement thermique, effet de bord, défauts, conductivité, corrosion, etc. Nous étions encore bien loin des appareils numériques à plan d’impédance d’aujourd’hui !

À cette époque, l’un de nous eut même l’opportunité d’effectuer des essais pour déceler la présence de morceaux de feuilles intercalaires en papier oubliés entre les différentes nappes de fibres de carbone sur des pales de rotors d’hélicoptères… sans obtenir aucun résultat !

Les Courants de Foucault étaient un monde entièrement nouveau et beaucoup de gens n’imaginaient pas ce qui pouvait être fait avec cette méthode !

Nous pourrions dire que tout le monde pensait que les Courants de Foucault pouvaient aider à tout… une situation à laquelle nous sommes encore confrontés aujourd’hui !

Néanmoins, il avait été facile de détecter des fissures dues à de la corrosion filiforme sous la gamme de peinture (avant que les gammes de peintures polyuréthanes souples ne soient conçues) sur les ailes des avions CARAVELLE 12 vieillissantes.

Nous savons aujourd’hui que la détection de défauts de surface en compression ne pose aucun problème par courants de Foucault qui, reconnaissons-le, sont tout de même plus pratiques à utiliser que le ‘‘ressuage fluorescent clignotant’’

Des lecteurs pourraient-ils nous donner leur avis ?

Désolé, il n’y a rien à gagner sinon notre estime, notre admiration et notre considération ; c’est un peu comme sur les billards électriques (flippers) américains des années 60 sur lesquels était inscrite la mention : ‘‘no prizes, no wagering’’ (ndlr : pas de prix, pas de pari). À cette époque, on flippait sans se shooter.

Dans notre Éditorial du mois prochain, vous pourrez lire les idées de nos lecteurs qui auront des suggestions à faire – si toutefois nous en recevons.

Mis à jour ( Jeudi, 19 Mai 2011 13:01 )