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Janvier 2011 - Le ressuage brille toujours, même sous de nouvelles couleurs !

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Écrit par Administrator
Samedi, 01 Janvier 2011 20:42

Le ressuage n’est pas une ‘‘méthode morte’’ du CND, loin s’en faut, comme vous avez pu le constater à la lecture des nombreux articles publiés sur notre site Web, purement technique, en français et en anglais, consacré au ressuage et à la magnétoscopie, ouvert en avril 2008.

Tous les mois, nous l’enrichissons de 3 à 6 nouveaux articles : éditorial, DPCNewsletter, article technique, la rubrique ‘‘Surprenant mais Véridique’’ et, bien entendu, le courrier des lecteurs.
Aujourd’hui 114 articles (également disponibles en anglais) peuvent être consultés et téléchargés.

Où en est le ressuage aujourd’hui ?

Le ressuage est plus présent que jamais dans beaucoup d’industries.

Même s’il n’attire pas les jeunes ingénieurs - il y a peu d’électronique, d’informatique, dans la plupart des contrôles par ressuage ! - on s’aperçoit, jour après jour, que le ressuage évolue :
• Produits utilisables dans des conditions inimaginables il y a une décennie.
• Produits plus en phase avec les exigences d’hygiène et sécurité pour les utilisateurs.
• Produits plus respectueux de l’environnement.
• Meilleure formation et certification des opérateurs Niveau 1, des contrôleurs Niveau 2 et des Niveaux 3.

D’où une meilleure compréhension des phénomènes mis en jeu, et donc, des exigences propres à cette méthode de CND.

1- Évolution technique

Si des produits pour ressuage à chaud, jusque vers 200°C, existent depuis plus de 30 ans, le ressuage à très basse température n’a été pris en considération que depuis quelques années. Qu’il s’agisse des composants, ou des agents propulseurs pour les générateurs d’aérosols, il existe désormais des solutions pour des contrôles aux alentours de -30°C.

Le ressuage aux températures extrêmes a été en quelque sorte ‘‘officialisé’’ par des normes ISO : il était grand temps !

Des pénétrants à base aqueuse, essentiellement fluorescents, permettent d’envisager le contrôle d’un certain nombre de matériaux non métalliques, après essais de compatibilité à court et à long terme, néanmoins.

Au niveau des conditions d’observation, notez que le bleu et le vert sont deux couleurs très ‘‘tendance’’ en ressuage.

Le contrôle par ressuage fluorescent sous lumière bleue (centrée sur la longueur d’onde de 450 nm) est appelé à un avenir très prometteur, compte tenu de ses domaines d’application et cela, sans pour autant remplacer, à court terme tout du moins, le traditionnel examen sous UV-A.

De même, un fournisseur nous a annoncé l’utilisation du rayon vert pour l’obtention d’un contraste maximum des indications en ressuage coloré, à utiliser avec des systèmes de vision industrielle.

2- Hygiène et sécurité

Les produits actuels présentent très peu de risques pour les utilisateurs - ou les visiteurs/auditeurs !, surtout s’ils sont employés en respectant toutes les règles et consignes de sécurité. En fait, même avec des produits qui existaient il y a 30 ans, nous n’avons pas eu connaissance de maladie chronique due aux produits de ressuage, alors qu’à cette époque, des solvants et des révélateurs humides non aqueux étaient à base de solvants chlorés classés toxiques de nos jours.

Certes, le produit chimique sans risque n’existe pas. Nous vous invitons à consulter la Fiche de Données de Sécurité (FDS) d’un solvant oxygéné sur notre site Web(*) (**). Cela vous donnera une idée sur la façon de lire les Fiches de Données de Sécurité.

Pour faire un ressuage efficace, on doit utiliser des composants chimiques, comme des agents de surface, des colorants, des solvants (même dans les formules à base d’eau). Il est de la responsabilité de l’utilisateur de ne choisir que des produits reconnus, et de les utiliser conformément à l’étiquetage… et au simple bon sens.

3- Produits plus respectueux de l’environnement

Là encore, les progrès ont été considérables : les pénétrants sont de moins en moins volatils. Par contre, pour être efficaces, les dégraissants organiques DOIVENT être très volatils, et le support des révélateurs à support volatil… DOIT être volatil… comme son nom l’indique.

Les agents de surface tensioactifs, utilisés abondamment dans les pénétrants et les émulsifiants, ne sont plus des dérivés d’alkylphénols éthoxylés (APE) - du moins, en Europe. On ne peut pas ainsi retrouver ces composés dans les eaux de rinçage/lavage.

Les effluents liquides sont souvent désormais soit traités sur place, soit traités par des entreprises spécialisées. Les effluents de ressuage ne sont pas faciles à traiter - et beaucoup d’entreprises réputées dans le traitement des eaux se sont ‘‘cassé les dents’’ sur ce point.

4- Meilleure formation

Eh oui, une meilleure formation aux exigences propres du ressuage, qu’il s’agisse du respect de la qualité de la préparation de la surface avant ressuage, des temps de contact, du mode d’élimination de l’excès de pénétrant en surface, du séchage, de l’application du révélateur, des conditions d’examen (éclairage, temps d’adaptation des yeux à l’obscurité), etc, ne peut être que profitable à la qualité du contrôle. De même, une meilleure connaissance de la méthode par les auditeurs ne peut être que bénéfique aux audits qualité. C’est cela aussi, le progrès dans le domaine du ressuage !

On peut ainsi éviter, en provenance de personnes peu au fait des exigences de temps inhérentes au ressuage, des remarques du genre :

‘‘Les lois de la physique imposent que le pénétrant reste sur les pièces pendant 30 minutes ? Pour réduire cela à 5 minutes, il n’y a qu’à changer ces lois !’’

5- Meilleure compréhension des phénomènes

Les concepteurs d’installations de contrôle par ressuage doivent pouvoir résister à des ‘‘pressions’’ de certains de leurs clients :

- ‘‘Pourquoi mettre deux postes de séchage, un après le dégraissage, un second après le poste lavage ? Un seul suffit, on gagne de la place, et ça coûte moins cher !’’

- ‘‘Le bac d’émulsifiant dégage des odeurs désagréables, à cause des bactéries qui s’y développent ? On va résoudre le problème à coup de ‘‘bactéricides’’.

- ‘’Le poste d’examen sous UV-A doit permettre au contrôleur d’y entrer et d’en sortir très facilement, car il ira chercher les paniers de pièces à examiner.’’

- ‘‘Afin d’accroître la sécurité en cabine UV-A, on va mettre davantage de lumière visible, et augmenter parallèlement l’éclairement énergétique UV-A.’’

Toutes ces affirmations conduisent à de mauvais résultats. La formation du personnel, à tout niveau, doit incorporer ces données. Les formateurs eux-mêmes doivent être capables d’expliquer pourquoi il ne faut pas procéder ainsi.

Une conférence présentée à Moscou en Juin 2010 avait pour thème : le ressuage en 2060. Nous souhaitons que beaucoup d’entre vous soient encore là pour vérifier les progrès du ressuage !

Références

(*) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, FDS (Fiche de données de sécurité) comment déchiffrer cet important document?, DPCNNewsletter N°006, novembre 2008.

(**) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Le mystérieux et dangereux solvant, l'énigme enfin résolue!, DPCNewsletter N°007, décembre 2008.

Mis à jour ( Jeudi, 19 Mai 2011 15:21 )