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Novembre 2012 - Qu’est qu’une photographie de référence ?

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Écrit par Dubosc
Samedi, 20 Octobre 2012 16:20

C'est une question à laquelle il n'est pas si facile de répondre, souvent posée notamment par les utilisateurs d'installations de ressuage. La réponse pourrait convenir aussi bien pour la magnétoscopie, et, très probablement, pour toute autre méthode de CND.

NADCAP a éclairci la situation.

Selon les auditeurs, le terme "photographie initiale de référence" désigne la photo d’une éprouvette ENTIÈREMENT NEUVE. Cette photographie initiale de référence doit être utilisée comme telle aussi longtemps que l’éprouvette de référence est utilisée.

Lorsque l’éprouvette de référence est requalifiée tous les trois ans, la photo prise alors est uniquement destinée à l’évaluation de toute dérive ou détérioration qui aurait pu se produire au cours des trois dernières années et cette photographie NE DOIT PAS être utilisée comme la nouvelle photographie de référence.

Cette stipulation est destinée à ne pas cumuler toutes les dérives qui pourraient se produire au fil des années. En effet, les défauts peuvent s’agrandir ou se colmater, au cours du temps.

Cette définition, à notre avis, devrait être écrite dans les futurs normes, codes, spécifications, documents de formation, etc. pour éviter toute confusion ou tout doute dans les esprits du personnel affecté au contrôle de la qualité et à l’assurance de la qualité.

En suivant le même raisonnement, il avait été convenu, il y a quelques années, lors d'une réunion NADCAP en Europe, que le réticule (d’une loupe ou d'un microscope, par exemple) devait être étalonné une fois, et une fois pour toutes, à moins que l'équipement ait été cassé ou visiblement endommagé. Aucun réétalonnage ultérieur n’est requis car, du fait de sa conception et de sa fabrication, un réticule ne peut, en aucun cas, varier au cours du temps.

Si la "photographie initiale de référence" est perdue ou rendue inutilisable, l’éprouvette pourrait-elle être encore utilisable comme telle ? Comment un auditeur peut-il vérifier qu'il s’agit bien, oui ou non, de la véritable photographie initiale de référence ?
Voilà des questions qui peuvent déranger !

La meilleure réponse qui puisse être donnée est de se conformer aux recommandations suivantes :

1- Les opérateurs et contrôleurs doivent disposer d’une photo, en bon état, au poste de contrôle (qu'il s'agisse d'une chaîne de ressuage, d’un banc magnétoscopique, ou de tout autre équipement CND qui nécessite une photo de référence). Bon état signifie que la photo ne doit pas être endommagée de quelque façon que ce soit (empreintes digitales, humectée de produits chimiques, pliée, froissée, etc.). Ne pas conserver la photo dans une enveloppe en plastique (de nombreux additifs du plastique peuvent réagir avec les grains colorés de la photo). Gardez-la dans une enveloppe en carton, si possible dans une gaine faite de papier Joseph exempt de solvant et d’autre produit chimique.

2- Il est recommandé de conserver une copie de la photo de référence dans un classeur dans le bureau du responsable CND, par exemple. Celle-ci peut être comparée, pour vérification, par exemple, tous les six mois, à la copie utilisée quotidiennement.

3- Si la photo originale est numérique, le fichier de cette image est conservé dans au moins deux endroits différents (par exemple, sur le disque dur de l'ordinateur du responsable CND, et sur le disque dur d'un serveur à distance), pour des raisons évidentes de sécurité. Les deux fichiers doivent être facilement accessibles, en cas de besoin.

4- Si la photo originale provient d'un film argentique, le négatif doit être conservé, par exemple, dans le bureau du responsable CND, dans un fichier facile à trouver.

Sa manipulation peut nécessiter le port de gants de photographe ou l’utilisation de pinces en plastique pour ne pas laisser d'empreintes digitales sur le film. Généralement, pour sa conservation optimale, une température ne dépassant pas 20 à 25 °C et une humidité relative ambiante comprise entre 15 et 30 % sont généralement des conditions idéales.

La norme ASTM E1254 – 08 stipule une température continue qui ne dépasse pas 38 °C et recommande une humidité relative ambiante comprise entre 30 et 60 %.

Ranger le film dans une enveloppe aluminium-polyéthylène, dans laquelle l’air aura été chassé le plus possible, est l’un des meilleurs moyens et des plus économiques de conservation(1).

Nous vous prions de vous reporter à la norme ISO 18911 pour de plus amples informations.

5- -Si la photo numérique a été faite par un sous-traitant/fournisseur, vous DEVEZ demander une copie du fichier original.

6- Si la photo originale provient d'un film argentique, il est généralement plus difficile d'en obtenir le négatif. Toutefois, il convient de préciser dans le contrat/la commande que le sous-traitant/fournisseur doit fournir le négatif, avec le(s) premier(s) tirage(s). Dans le cas contraire, non seulement, vous n'aurez aucun moyen de vérifier les conditions de stockage, mais vous pourriez être incapable d'obtenir des copies supplémentaires, si nécessaire.

7- Le Niveau 3 responsable devra mettre en œuvre une procédure pour garantir que la photographie initiale de référence est bien la bonne. Il devra prévoir l’action à entreprendre si le cliché original est perdu ou détérioré.

Nous aimerions recueillir vos opinions concernant cet éclaircissement.

 

Référence

(1).L. Courtel, La conservation des films radiographiques industriels, réunion du groupe parisien de l’Association Professionnelle pour les Essais Non Destructifs (APEND), avril 1979.

Références normatives

• ASTM E1254 – 08, Standard Guide for Storage of Radiographs and Unexposed Industrial Radiographic Film, ASTM International, 100 Barr Harbor Drive, PO Box C700, West Conshohocken, PA, 19428-2959, États-Unis d’Amérique, 2008.

• ISO 18911, Matériaux pour l'image - Films photographiques de sécurité traités - Techniques d'archivage, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse 2010.

Mis à jour ( Mardi, 23 Octobre 2012 19:08 )