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Décembre 2012 - À propos de la classification des méthodes de CND

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Écrit par Administrator
Samedi, 10 Novembre 2012 13:32

1- Introduction

La classification des méthodes de contrôle non destructif (CND) peut être effectuée de diverses manières. Très récemment, nous avons constaté une certaine confusion dans l’esprit de certains.
Rappelons d’abord un processus commun à toutes les méthodes de CND.

2- Processus commun à toutes les méthodes de CND

Au début des années 80, le Directeur de la Qualité d’une usine d’un constructeur aéronautique, qui était philosophe à ses heures, nous avait décrit le processus suivant commun à toutes méthodes de CND.

Ce processus comporte 3 phases : l’excitation, la perturbation et la révélation.

La source d’excitation provoque dans la pièce ou le matériau, sans affecter son intégrité, une perturbation qui est influencée localement par les discontinuités existantes.

Des capteurs appropriés détectent ces discontinuités sous forme de signaux. La phase de révélation comporte un traitement approprié du signal qui permet de classer les indications en trois catégories :
• Les discontinuités.
• Les défauts, c’est-à-dire des discontinuités excédant les critères d'acceptation.
• Les indications fallacieuses.

Détaillons ces différentes phases :
• Tout d’abord, une forme d'énergie doit être fournie dans la pièce par une source extérieure.
• Les discontinuités dans la pièce modifient le flux et la distribution de cette énergie.
• Un capteur détecte ces changements.
• Les données collectées par le capteur (qui peut être les yeux du contrôleur) font ensuite l’objet d’un traitement du signal (par exemple, par le cerveau du contrôleur) conduisant parfois à une photographie, un film, un affichage sur un écran d'ordinateur ou d'oscilloscope.
• Les résultats sont interprétés par un contrôleur certifié Niveau 2 qui décide de l'acceptation ou du rebut de la pièce, ou de sa réparation éventuelle.

Donnons ici quelques exemples :

En ressuage (PT), la phase d’excitation est l’application du pénétrant, la phase de perturbation est l’introduction du pénétrant dans les discontinuités et la phase de révélation est la résurgence du pénétrant hors des discontinuités après application du révélateur. (Notez que, dans certains cas, aucun révélateur n’est appliqué. Dans ce cas, les indications sont fournies par le ménisque convexe du pénétrant qui apparaît au sommet des discontinuités).

En magnétoscopie (MT), la phase d’excitation est l’aimantation de la pièce, la phase de perturbation est la génération de fuites de flux magnétique dues aux discontinuités, la phase de révélation est lorsque les discontinuités sont rendues visibles par application du produit indicateur (poudre ou liqueur magnétique).

L’un de nous, qui travailla au Conseil International de la Langue Française (CILF), intégra la description de ce processus dans l’introduction du fascicule trilingue (français, anglais et allemand) N°32(1) de la Banque des Mots. Ce fascicule servit de document de base à l’élaboration de la norme AFNOR A 09-590, annulée et remplacée par la norme ISO 12706:2009.

Un peu plus tard, plusieurs organismes de formation intégrèrent également la description de ce processus dans leurs supports de formation(2)(3).

3- Classification des méthodes de CND

Une autre façon de classer les méthodes de CND est de prendre en compte le type de discontinuités qu’elles sont capables de détecter. Certaines d’entre elles détectent essentiellement, ou seulement, les discontinuités débouchant en surface ou sous-cutanées, tandis que d’autres détectent essentiellement les discontinuités à l’intérieure de la pièce, parfois profondément. Ces dernières sont appelées "méthodes volumiques".

Les principales méthodes de CND pour la détection des discontinuités de surface sont :
• l’examen visuel (VT),
• le ressuage (PT),
• la magnétoscopie (MT),
• mes courants de Foucault (ET),
• etc.

Les principales méthodes de CND pour la détection des discontinuités volumiques sont :
• les ultrasons (UT),
• la radiographie (RT),
• etc.

4- Les méthodes de CND dites globales

Dans de nombreuses méthodes de CND, le positionnement et l’orientation de la source d’excitation, par rapport à l’emplacement et à la direction des discontinuités jouent un rôle fondamental.

Tel est le cas de :
• la magnétoscopie (MT),
• les ultrasons (UT),
• etc.

Il existe d’autres méthodes de CND dans lesquelles ces paramètres n’ont aucune influence. Il s’agit des méthodes de CND dites globales.

Ces méthodes de CND permettent de détecter les discontinuités de surface, en une seule fois avec une totale fiabilité, quels que soient :
• leur orientation,
• leur emplacement sur la pièce,
• la dimension et la géométrie de la pièce à contrôler.

Parmi ces méthodes globales figurent :
• l’examen visuel (VT),
• le ressuage (PT) : très souvent, les gens l’oublient !
• l’émission acoustique (AE),
• la thermographie infrarouge (IRT),
• le contrôle d’étanchéité (LT),
• etc.

5- Remarque importante

"Méthode globale" ne signifie pas pour autant que la méthode considérée de CND soit suffisante pour contrôler complètement la qualité d’une pièce.
En effet, toutes les méthodes de CND sont complémentaires. Il n’est jamais possible de détecter, en utilisant une seule méthode de CND, à la fois les discontinuités de surface et les discontinuités volumiques.

Pour terminer, ayez présent à l’esprit que ces méthodes doivent être mises en œuvre par du personnel qualifié (des opérateurs Niveau 1 et des contrôleurs Niveau 2).


Références

(1) Fascicule N°32 de la Banque des Mots, Revue de Terminologie Française, Conseil International de la Langue Française (CLIF), 11 Rue de Navarin, 75009 Paris, 1986. Site Internet du CLIF.

(2) Alain LAMBERT, Jacques RIVENEZ et Gilbert WACHÉ (†), Les contrôles non destructifs : généralités, troisième édition revue et corrigée, Centre Technique des Industries Mécaniques (Cetim), 1994. Site Internet du Cetim.

(3) Cassette vidéo VHS présentée sur le stand d’exposition du CETIM aux Journées de la Confédération Française pour les Essais Non Destructifs (COFREND) à Nantes en 1997. Site Internet de la COFREND.


Références normatives

• AFNOR NF A 09-500, Essais Non Destructifs – Ressuage – Vocabulaire, 1987.

• ISO 12706:2009, Essais non destructifs – Contrôle par ressuage – Vocabulaire, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 2009.

• EN 1330-8:1998, Essais non destructifs - Terminologie - Partie 8: Termes en contrôle d'étanchéité, Comité Européen de normalisation, Bruxelles, Belgique, 1998.

Mis à jour ( Samedi, 10 Novembre 2012 14:02 )