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Juin 2013 - Ressuage et éprouvettes : les éprouvettes de sauvegarde et leur futur

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Écrit par Administrator
Dimanche, 12 Mai 2013 10:38

De nombreuses spécifications, en aérospatial, exigent que les chaînes de ressuage soient vérifiées à chaque changement d’équipe, chaque jour, chaque fois qu'elles sont mises en service, etc.

Cette vérification de la chaîne de ressuage, qui est appelée performance du système(1), doit être effectuée en utilisant des éprouvettes ou pièces de référence avec défauts connus. Tout écart dans l’aspect des indications et/ou du fond doit être pris en considération.

Tout d'abord, dans un tel cas, presque toutes les procédures exigent de retraiter les éprouvettes. En règle générale, si l'écart n'est pas confirmé par le second test... tout est considéré comme... satisfaisant !

Presque toutes les spécifications exigent qu'un second jeu d’éprouvettes, les éprouvettes de sauvegarde, soit disponible. Si l'écart des éprouvettes utilisées quotidiennement est confirmé, les éprouvettes de sauvegarde doivent être utilisées.
Quand les éprouvettes de sauvegarde donnent de bons résultats alors que les éprouvettes utilisées quotidiennement donnent de mauvais résultats, ces dernières doivent être ré-étalonnées par le fabricant.
Si les éprouvettes ne peuvent pas être ré-étalonnées, elles doivent être rebutées.
Habituellement, dans ce cas, un jeu d’éprouvettes entièrement neuves est approvisionné pour être utilisé comme nouvelles éprouvettes de sauvegarde. Les anciennes éprouvettes de sauvegarde sont alors employées comme nouvelles éprouvettes utilisées quotidiennement.

Pendant des décennies, les résultats d’essais ont été comparés à des photographies... qui n'étaient pas, et de loin, la réplique exacte des indications :
• Les photos pouvaient être en noir et blanc,
• La dimension de la photo pouvait être plus petite que celle des éprouvettes,
• Les indications sur les photographies pouvaient être invisibles sous rayonnement UV-A.
Très souvent, ces trois paramètres étaient "disponibles" en même temps !!!

Tous les deux avons lutté pendant de nombreuses années pour que les exigences suivantes soient stipulées :
• Des photos en couleur,
• Des photographies à l’échelle 1,
• Des indications visibles sur les photos sous rayonnement UV-A.
Ce n'était pas si facile à obtenir en utilisant des photos obtenues à partir de pellicules photographiques, mais ce n'est pas impossible.

Depuis plusieurs années, grâce au perfectionnement spectaculaire de la qualité des appareils de photographie numérique, des ordinateurs, des logiciels, des imprimantes et du papier photo, il est plus facile (pas facile, plus facile), d’obtenir les bonnes photos de haute qualité qui peuvent être utilisées comme photographies initiales de référence(2).

En raison de la révision de plusieurs spécifications qui exigent que les photos soient conformes aux trois derniers points, et qui exigent un réétalonnage des éprouvettes, par exemple tous les trois ans, il semble probable que l'exigence d’éprouvettes de sauvegarde deviendra superflue et périmée.

Moins de documents/fichiers informatiques d’Assurance Qualité, moins de litiges avec les auditeurs, moins d’éprouvettes à acheter… moins d’éprouvettes à fournir… Dans l'ensemble, un fardeau allégé... Une rareté, dans notre monde où les choses les plus simples deviennent plus compliquées, à cause d’applications pas toujours utiles du principe de précaution, de plus en plus d’exigences strictes de la part des autorités [Federal Aviation Administration (FAA) ou ses équivalents à travers le monde].


Référence

(2) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Qu’est qu’une photographie de référence ? Éditorial – Novembre 2012 : sur notre site Internet.


Référence normative


(1) ISO 3452-1:2008, Non-destructive testing -- Penetrant testing -- Part 1: General principles, International Organization for Standardization, Geneva, Switzerland, 2008.

Mis à jour ( Dimanche, 12 Mai 2013 10:48 )