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Janvier - Février 2014 : Les particules magnétiques noires sont-elles colorées ou non ?

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Écrit par Laurence
Lundi, 13 Janvier 2014 14:16

 

Bien étrange question posée à ceux qui sont concernés par la magnétoscopie !

Et pourtant dans la norme ISO 9934-2:2002, nous lisons  :

Paragraphe 5.2
« Les liqueurs magnétiques doivent être constituées de particules magnétiques finement divisées et colorées…. »

Paragraphe 5.3
«  Les poudres pour la méthode par voie sèche doivent être constituées de particules colorées et/ou fluorescentes finement divisées. »

Or, en magnétoscopie, il existe des liqueurs magnétiques et des poudres magnétiques contenant des particules magnétiques noires et, comme l’ont fait remarquer certains, pour le moins puristes, le noir…n’est pas une couleur.

Georges Clemenceau, le « Tigre » français de la Première Guerre mondiale qui fit obéir l’armée au pouvoir civil, insista pour qu’on ne recouvre pas le corps du célèbre peintre impressionniste Claude Monet d’un linceul noir, en expliquant que cela n'était pas convenable : « Pas de noir pour Monet ! Le noir n’est pas une couleur ! »

Est-ce si simple que cela ?

Le noir est l'aspect visuel des objets qui n'émettent ni ne réfléchissent aucune part du spectre de lumière visible. Même si le noir est parfois considéré achromatique, ou sans teinte, il peut en pratique être considéré comme une couleur, comme dans les expressions « chat noir » ou « peinture noire ».

En effet, si l'on considère la synthèse soustractive, le noir est obtenu par un mélange de pigments absorbant chacun une longueur d'onde visible, combinés de manière à toutes les absorber ; c'est bien une couleur obtenue par mélange. Néanmoins, si l'on considère la synthèse additive (superposition de faisceaux lumineux monochromatiques), le noir est au contraire une absence de couleur. Dans l'espace colorimétrique standard RVB (Rouge-Vert-Bleu), il a pour composantes (0, 0, 0).

On oppose ainsi le noir au blanc, puisque le blanc comprend toutes les longueurs d'ondes du spectre visible. Lorsqu'on combine les trois couleurs primaires en proportions égales dans la synthèse additive, on va ainsi du noir au blanc en passant par toutes les nuances de gris. Dans le langage courant, blanc et noir sont appelés des « non-couleurs ».

Afin d’éviter toute discussion sur ce sujet qui relève à la fois de la physique et de la sémantique, ne serait-il pas plus simple d’utiliser le terme « particules non fluorescentes » en s’inspirant du terme « nonfluorescent particles » de la norme ASTM E1444/E1444M – 12 ?

Pourquoi faire compliqué quand on peut faire simple ? (C’est l’inverse d’un adage souvent utilisé en France : « Pourquoi faire simple quand on peut faire compliqué ? », notamment en ce qui concerne les textes légaux.)


Références normatives

ISO 9934-2:2002, Essais non destructifs -- Magnétoscopie -- Partie 2: Produits magnétoscopiques, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 2002.

ASTM E1444/E1444M - 12 Standard Practice for Magnetic Particle Testing, ASTM International, 100 Barr Harbor Drive, PO Box C700, West Conshohocken, PA, 19428-2959, États-Unis d’Amérique, 2012.

 

Mis à jour ( Lundi, 27 Janvier 2014 20:16 )