French (Fr)English (United Kingdom)

DPC NEWS : un site d'information sur le ressuage et la magnétoscopie

DPC

Rechercher

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
Visites depuis Avril 2008

Inscrivez-vous

DPCNews


Recevoir du HTML ?

Trop de fluorescence tue le ressuage fluorescent !

Imprimer
Envoyer
Écrit par Administrator
Lundi, 01 Septembre 2008 19:23

Septembre 2008

Le travail de normalisation est parfois difficile. Cela prend beaucoup de temps pour finalement rédiger un projet qui est un compromis entre beaucoup : d’habitudes différentes, de questions techniques et, même, d’intérêts commerciaux.

La rédaction de normes européennes en CND est une activité intéressante. Le Groupe de Travail ressuage et celui de la magnétoscopie (respectivement désignés : TC138/WG 4 et TC 138/WG 5), dont Patrick DUBOSC est un membre très actif depuis une vingtaine d’années, ont dû collationner : des données, des normes nationales, des codes, etc. de nombreux pays, rédigés en plusieurs langues, décrivant des méthodes, parfois contradictoires, d’inspection !

Bien que dans la Communauté Européenne, trois langues (Le français, l’anglais et l’allemand) aient la même "valeur" en tant que langues officielles, pour des raisons pratiques de communication entre les différents Membres des Groupes de Travail, toutes les discussions se déroulent généralement en anglais, de même que tous les documents et tous les projets sont rédigés en anglais.

Même, à ce stade, il est parfois important de demander à nos amis anglais quelque "adaptation linguistique" dans les documents écrits, simplement pour éviter toute incompréhension lors de leur traduction en français ou en allemand.

Mais il nous arrive d’avoir quelques surprises techniques.

L’une des principales surprises se produisit, il y a juste 4 ou 5 ans, au cours d’une réunion du WG4 (Ressuage). La norme EN 571, avec ses différentes composantes, était, à ce moment, en cours de révision.

L’idée fut de dupliquer presque la spécification américaine AMS 2644, car cette spécification américaine était, en fait, la seule à laquelle se référaient les Industries Aérospatiales dans le monde entier. Notez que la norme ISO 3452, basée sur la norme EN 571, fournit plus de détails concernant le ressuage coloré que la spécification AMS 2644, qui, elle, est presque entièrement consacrée aux industries aéronautiques.

La surprise vint d’un duo de fabricants de produits de ressuage, pas du tout impliqués dans les industries aéronautiques, mais qui ont une part importante du marché de l’industrie automobile allemande.

Ils distribuèrent, aux Membres du Groupe de Travail, un document dans lequel il était stipulé que : "du fait que des pénétrants, qui émettent une fluorescence trop intense, entraînent un bruit de fond important sur les pièces, ce qui réduit le rapport signal/bruit de fond, rendant plus difficile la visibilité des indications de défauts, nous demandons qu'un avenant soit fait à la norme , spécifiquement pour l’industrie automobile, stipulant que : ‘‘les pénétrants fluorescents, pour l’industrie automobile, doivent satisfaire à des exigences beaucoup moins rigoureuses, en ce qui concerne l’intensité de fluorescence que celle requise dans le document actuel".

Plusieurs Membres du Groupe de Travail, parmi lesquels quelques autres fabricants de produits de ressuage, ont été stupéfaits de cette idée : de réduire l’intensité de fluorescence des pénétrants pour obtenir moins de bruit de fond sur les pièces et faciliter la détection de criques !!

Nous leur avons expliqué que, dans une norme générale, il était impossible de stipuler des exigences spécifiques à une industrie, même émanant d’un grand utilisateur de produits. Nous avions préféré de ne pas leur dire la vérité à propos d’une telle idée !

Trop de bruit de fond provient généralement, d’un choix inapproprié de la combinaison pénétrant/paramètres de lavage. Certains pénétrants sont plus difficiles à laver que d’autres ; certains états de surface, dus au produit ou au procédé de fabrication (brut de fonderie par rapport à surface usinée, par exemple), sont plus enclins à retenir le pénétrant plus fortement. De plus, dans pratiquement toutes les industries, "le temps, c’est de l’argent" : le ressuage est un procédé long et il y a une tendance commune à l’accélérer, par exemple, en réduisant les temps de lavage - - ou en augmentant la pression de l’eau à ce stade, ce qui peut réduire le bruit de fond, mais aussi la fiabilité !

Ces deux fabricants fournissent, à l’industrie automobile, des pénétrants qui sont "adaptés" aux exigences de cette industrie : exigence numéro un, un prix bas ! Ensuite, un produit inodore qui peut être rejeté aux égouts sans aucun traitement, puis quelques autres exigences. Et la sensibilité dans tout çà ?? Ô combien est insensé ce mot !!

Le ressuage, comme tout procédé industriel, nécessite que ses utilisateurs appliquent les exigences techniques qui sont fondamentales à cette méthode.

C’est pourquoi nous demandons toujours que, avant qu’une nouvelle spécification soit écrite, avant qu’une nouvelle exigence entre en vigueur, des fabricants avec un "s" soient impliqués.

Cela peut empêcher que des donneurs d’ordre écrivent quelques objectifs inaccessibles, en raison des principes fondamentaux de la méthode. Le temps est le maître mot en ressuage.

La performance des produits s’est énormément accrue en 30 ans.

Nous serons probablement en mesure de donner d'autres exemples aux cours de nos prochaines lettres d’information.

Mis à jour ( Lundi, 23 Mai 2011 19:45 )