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Étalonnages économiques mais fiables

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Écrit par Administrator
Jeudi, 01 Juillet 2010 10:41

Juillet 2010

Le ressuage dépend de plus en plus d’instruments de mesure : thermomètres, radiomètres, luxmètres, minuteries, manomètres. What else? (ndlr : Quoi d’autre ?) Comme le dit un célèbre acteur dans une publicité pour un fournisseur de café.

Davantage de mesureurs de toutes sortes, ce qui signifie des étalonnages plus fréquents, davantage d’étalonnages, de papier et de charge de travail : les utilisateurs doivent anticiper les périodes pendant lesquelles les mesureurs seront indisponibles sur la chaîne en raison de leur étalonnage, ils doivent anticiper les commandes avec le service Achats, ils doivent s’assurer que les mesureurs seront remis en service dès leur arrivée au magasin, etc.

Parfois, il est presqu’obligatoire d’avoir 2 mesureurs, avec différentes “dates d’échéance”, de sorte que lorsqu’un mesureur est envoyé au sous-traitant pour étalonnage, le second est mis en service pendant le temps requis par le sous-traitant – parfois plusieurs semaines ! Cela signifie que vous avez besoin d’un décalage des dates d’étalonnage entre les deux mesureurs ! Davantage de chances d’avoir quelque chose qui aille mal, telle qu’une date d’échéance oubliée, une étiquette d’étalonnage non apposée sur le mesureur, etc… Plus il y a d’appareils à étalonner, plus il y a de chances que quelque chose n’aille pas… et qui sera détecté par un auditeur ! Nous savons tous que les auditeurs ont du “flair”, de l’“expertise”, pour ‘‘tomber’’ sur un point mineur qui est allé de travers, et qui n’est pas encore réglé !

Face à une telle situation, certaines sociétés préfèrent sous-traiter entièrement, non seulement l’étalonnage de leurs mesureurs, mais aussi la gestion du calendrier des étalonnages en fonction des différentes exigences, des normes, spécifications, etc.

Un autre point à prendre en considération est : que faire lorsqu’un mesureur, en cours d’étalonnage, est déclaré ‘‘à réparer’’, le rendant indisponible plus longtemps que prévu ?
L’utilisateur doit-il louer ou acheter un autre mesureur étalonné ?

Davantage de mesureurs signifie également la montée en flèche des dépenses d’étalonnage.

Cet article a pour but de vous montrer qu’il existe des moyens d’effectuer certains étalonnages fiables et rapides, et en même temps bon marché. Cela ne s’applique pas à tous les mesureurs utilisés lors d’un contrôle.

Mais au moins cela peut vous donner quelques idées pour :
• Réduire le coût.
• Faire des étalonnages dans de courts délais.
• Faire des étalonnages en interne.
• Faire fonctionner votre chaîne de ressuage plus longtemps sans arrêt dû à des problèmes d’étalonnage.
• Etc.

Nous allons vous donner des méthodes concernant :
• Les thermomètres.
• Les manomètres.
• Les minuteries.
• Les réfractomètres.

Vous devez également vous rappeler qu’un dispositif/équipement de MESURE doit être étalonné, tandis qu’un INDICATEUR n’a pas à l’être !

Si vous regardez votre chaîne de ressuage, vous devez considérer certains mesureurs comme étant des indicateurs ; par conséquent, pas d’étalonnage, pas de coût, pas de contrainte du point de vue Assurance Qualité.

Un exemple typique est celui du manomètre qui mesure la pression de l’air qui pousse un produit d’un pot à un pistolet de pulvérisation électrostatique. EN AUCUN CAS, la pression ici n’a d’influence sur la qualité du procédé. Si la pression est trop élevée, cela entraîne une surconsommation de produits : c’est le fournisseur de produits qui est heureux ! Une pression trop faible n’a pratiquement aucun effet, sauf que l’opérateur passera plus de temps pour appliquer le produit. Cela, l’opérateur s’en apercevra rapidement. MAIS la qualité globale du procédé ne sera pas compromise.

Passons aux travaux pratiques !

I- Comment étalonner un thermomètre à 0°C et 100°C

Le ressuage doit satisfaire à de nombreuses exigences. Parmi celles-ci, plusieurs opérations nécessitent la vérification de la température des pièces tout comme celle des produits de ressuage.

Quelles sont ces opérations ?

• Une exigence générale est qu’un ressuage “standard” doit être effectué dans la gamme de 10-50°C. Cela concerne les pièces et les produits. Un thermomètre mesurant la température ambiante est la meilleure solution : nous pouvons admettre qu’à moins que la chaîne traverse plusieurs locaux séparés par des murs/portes, la température moyenne sera la même presqu’en tout point de l’aire de travail, à 1°C près par rapport à la température affichée sur le thermomètre mesurant la température ambiante.

• Des exigences spécifiques sont fixées pour :

- Si l’on travaille par immersion des pièces, elles doivent être à une température de 40°C maximum. Cela pour éviter l’immersion des pièces immédiatement après, disons, un dégraissage alcalin ou en phase vapeur (ce dernier étant de moins en moins utilisé) ; si elles sont encore trop chaudes, cela pourrait modifier la composition du pénétrant en facilitant l’évaporation des composants les plus volatils. C’est une des raisons qui font que les auditeurs contrôlent la température du pénétrant dans la cuve pendant toute la durée du travail d’une équipe.

- Opérations de rinçage/lavage, lorsque de l’eau est utilisée. Par exemple, certaines spécifications exigent une température de l’eau dans la fourchette de 15-35°C.

- Opération de séchage : dans le cas d’utilisation d’une étuve de séchage, de nombreuses spécifications autorisent une température de séchage réglée à 70°C maximum ; certaines stipulent même que la température des pièces ne doit pas être supérieure à 60°C ou même moins.

- Application du révélateur : de nombreuses spécifications exigent que la température de surface des pièces soit de 40°C maximum lors de l’application du révélateur, quelle que soit sa forme (sec ou humide non aqueux). Les révélateurs à support aqueux sont appliqués par immersion des pièces dans une cuve à une température située généralement dans la gamme 75-85°C.
Une très courte histoire : un fabricant commercialisait, jusqu’à la fin des années 90, un révélateur à base aqueuse qui pouvait également être appliqué au pinceau par pulvérisation sur la surface humide ! Après application, la couche de révélateur devait être séchée en un temps court en utilisant un flux d’air chaud. Cependant, ce procédé ne donnait pas les résultats escomptés.

À la lecture du paragraphe ci-dessus, il est clair que les chaînes de ressuage fonctionnent bien à l’intérieur de la fourchette 0-100°C, et que nous avons besoin de thermomètres numériques utilisant des thermocouples de type K pour la mesure des températures de la surface, de l’air et des liquides. Cependant, un simple thermomètre à liquide peut parfaitement être utilisé pour vérifier la température du bain de pénétrant ou la température ambiante.

Il est clair également que des thermomètres sont utilisés de nos jours à différents postes de la  gamme de ressuage, alors qu’avant les années 90, on n’en entendait pratiquement pas parler.
Ces mesureurs doivent être étalonnés généralement au moins tous les six mois, comme c’est le cas pour les radiomètres, les luxmètres - et les mesureurs de champ magnétique tangentiel.
La fréquence des étalonnages peut ensuite être portée à 12 mois après 4 périodes de 6 mois si l’assurance de la fiabilité de la procédure d’étalonnage et la stabilité du mesureur sont prouvées. C’est une règle habituelle dans l’industrie aéronautique américaine et elle est également appliquée par ses sous-traitants européens. Contactez votre auditeur NADCAP pour de plus amples informations. Les auditeurs sont très stricts sur l’étalonnage des appareils de mesure. Une cible facile, une des toutes premières de tout audit !

Chacun de nos lecteurs a une connaissance exacte du coût et du temps requis par tout étalonnage.

Comme les thermomètres doivent être utilisés, disons, entre 10 et 85 °C, nous pouvons penser qu’il serait bien de les étalonner à 0 et 100 °C, couvrant ainsi plus que l’échelle entière requise.

Au fait, ces valeurs : 0°C et 100°C… cela ne vous rappelle rien ??

Il semble qu’elles sont respectivement :
1- Le point de congélation de l’eau.
2- Le point d’ébullition de l’eau.

En fait, ce n’est pas tout à fait exact du point de vue de la physique.

• Point de congélation :
Notez que le point triple de l’eau, c’est-à-dire l’unique combinaison de la pression et de la température à laquelle l’eau à l’état liquide, la glace à l’état solide et la vapeur d’eau peuvent coexister dans un équilibre stable, se produit à 273,16 K (0,01°C) et une pression partielle de
611 pascals.
Par conséquent, il y a juste 0,01°C entre le point de fusion de l’eau et le point triple.

Mais évidemment, une telle différence n’a pas besoin d’être prise en compte en ressuage !

• Point d’ébullition :
La valeur de 100°C n’est SEULEMENT valable que pour une pression de 101 325 Pa
(1013,25 hPa), la pression atmosphérique standard sur la Terre. Mais, même si la pression atmosphérique descend à 985 hPa - une pression très faible-- le point d’ébullition sera inférieur de seulement 0,5°C et si elle s’élève à 1 040 hPa - une condition anticyclonique très forte – le point d’ébullition sera supérieur de 1°C. (*)

Une fois encore, nous pouvons admettre qu’une différence aussi minime n’aura AUCUN EFFET NÉFASTE en ressuage !

En arrivant à ce stade de l’article, ne commencez-vous pas à deviner comment VOUS pouvez réaliser un bon étalonnage, rapide et fiable des thermomètres d’une chaîne de ressuage ?

Auditeurs d’assurance qualité et spécifications/procédures

Une des premières tâches de l’auditeur est de vérifier que toute la chaîne de ressuage, y compris le contrôle, fonctionne conformément aux documents applicables. Parmi les tout premiers documents que l’auditeur vérifiera, les procédures d’étalonnage, les enregistrements, l’étiquetage de tout instrument de mesure, en résumé la traçabilité de l’étalonnage, figurent en tête de liste.

Si quelque chose, quoi que ce soit, est effectué sans document écrit à l’appui, vous êtes mal parti. MAIS, si vous montrez à l’auditeur le document applicable, si vous montrez que vous avez suivi scrupuleusement ce qui est écrit dans le document, si vous montrez tous les enregistrements, alors vous vous sentirez à l’aise !

Donc, qu’écrire dans votre propre procédure, en vous basant sur les paramètres immuables - ou quasi immuables - que chaque laboratoire d’étalonnage utilisera dans la chaîne d’étalonnage des thermomètres ?

Si vous écrivez une procédure d’étalonnage, si vous vous conformez à cette procédure pour étalonner vos mesureurs, si vous fixez une tolérance raisonnable aux résultats que vous obtenez, quel auditeur vous empêcherait d’utiliser cette procédure ? Serait-il certain que ce travail serait mieux fait par un laboratoire extérieur ?

Vous pouvez prévoir certains avantages :
• Étalonnages beaucoup moins chers.
• Délais de livraison beaucoup plus courts.
• Moins de paperasserie, même pour le service Achats.
• Les économies pourraient être employées de façon plus productive dans votre service.
• Et probablement bien d’autres !

Alors que dois-je faire ?


Vous écrivez une procédure, dans les règles de l’art, vous décrivez ce qui sera fait.

Voici certaines idées – très simples à réaliser, très efficaces, très fiables, et si bon marché !

1- Étalonnage du point 0°C


Vous avez besoin de quelques cubes de glace tirés d’un réfrigérateur. Un bécher, de l’eau du robinet (la très faible quantité de produits chimiques : sels de calcium et de magnésium, hypochlorite de sodium, etc. qui sont dissous n’auront aucun effet sur la température de congélation.).
Ajoutez de l’eau du robinet aux cubes de glace dans le bécher. Laissez stabiliser. Immergez votre sonde dans la couche supérieure de l’eau. Vous êtes SÛR que, par définition, la température est de 0°C !

Une question peut vous venir à l’esprit : “Attendez une minute : au début de l’article, vous avez écrit ““point de congélation””, c’est-à-dire la température à laquelle l’eau se transforme en glace. Ici vous nous demandez de faire l’essai lorsque la glace se transforme en eau. N’y a-t-il pas une erreur ?’’

Nous vous rappelons, juste au cas où, que le point de congélation d’une substance à l’état liquide est EXACTEMENT identique au point de fusion de cette même substance à l’état solide – tant que cette substance est pure. Et nous sommes bien dans ce cas !

2- Étalonnage du point 100°C

Dans le même esprit, vous placez un bécher sur un bec Bunsen ou une plaque électrique chauffante. Vous versez de l’eau du robinet dans le bécher, vous faites bouillir et vous immergez le capteur dans la couche supérieure de l’eau, ou juste au-dessus. Vous aurez alors le point 100°C. Il est vrai qu’il devrait être corrigé en fonction de la pression atmosphérique qui règne dans le laboratoire. Mais la différence est si minime qu’une fois encore, nous pouvons ne pas en tenir compte pour la mesure de la température sur une chaîne de ressuage.

Néanmoins, nous suggérons, lors de l’audit, que vous ayez à votre disposition un tableau, ou une courbe, montrant l’influence très, très minime de la pression atmosphérique dans le laboratoire, juste au cas où l’auditeur en douterait.

3- Résultats

Le ressuage n’est pas affecté par une différence de quelques °C. Par conséquent, vous pourrez écrire que votre étalonnage est juste à +/-1°C (2°F).

4- Enregistrement des données


Votre procédure doit mentionner comment les données sont enregistrées, ce qui signifie que vous assurez la traçabilité des données et du mesureur (une étiquette sur le mesureur, par exemple, avec le numéro de certificat, la date d’étalonnage et la date prévue du prochain étalonnage). Certains thermomètres numériques modernes sont dotés de connexions USB et/ou Bluetooth® pour téléchargement des données sur PC.

Aucun auditeur ne peut vous empêcher de faire de tels étalonnages


Quand nous voyons comment certains radiomètres et certains luxmètres sont étalonnés, sans aucune question de l’auditeur concernant la procédure, nous serons heureux de vous aider si vous rencontrez quelque objection de certains auditeurs mal informés.

(*) La température d’ébullition de l’eau en fonction de la pression atmosphérique peut être obtenue approximativement en utilisant l’équation d’Antoine :

Où la température Te  est le point d’ébullition en °C et P est la pression en torrs.
1 hPa = 0.750061683 torr.

Détails des calculs :

2- Les manomètres

Ce paragraphe ne peut pas vous aider pour la procédure d’étalonnage. C’est simplement pour vous fournir un moyen TRÈS PRATIQUE de réduire les coûts d’étalonnage, de réduire les temps d’arrêt de fonctionnement pendant l’étalonnage.

De nombreuses utilisateurs se figurent que :

•  L’étalonnage doit être effectué par une entreprise extérieure, spécialisée en étalonnage. Pourquoi pas ?

•  En alternative, l’étalonnage peut être effectué en interne, au sein du service étalonnage. Ce service possède un “manomètre de référence”, étalonné par un spécialiste extérieur. Néanmoins, le manomètre à étalonner doit être envoyé au service interne. Cela doit, de préférence, être programmé lorsque la chaîne de ressuage n’est pas en service : en fin de semaine, les jours fériés, les périodes de maintenance, etc.

Nous nous approchons du moyen le plus économique pour effectuer l’étalonnage. Pourquoi les utilisateurs doivent-ils envoyer le mesureur au service d’étalonnage, ce qui implique qu’il faille démonter le mesureur, le purger de l’eau si nécessaire, le remonter, en prenant les précautions adéquate pour éviter toute fuite ?

Pourquoi la personne du service étalonnage ne viendrait-elle pas avec le manomètre de référence sur la chaîne et n’effectuerait-elle pas l’étalonnage sur place ? Sans démontage ?? Comment est-ce possible ???

Il suffit d’avoir un raccord en T sur votre manomètre !!! Une des branches va au manomètre, une autre “vide” est prête pour être connectée au… manomètre de référence ! De cette façon, vous vous enlevez beaucoup de soucis, vous diminuez les risques de fuite ; pas de risque de serrer trop fort, etc. ; la chaîne est arrêtée pendant très peu de temps, la traçabilité est assurée du moment que le service étalonnage est en mesure de présenter à tout auditeur les documents requis.

Bonne idée, n’est-ce pas ?

3- Les minuteries

Les minuteries sont utilisées à presque toutes les étapes de la gamme de ressuage. Certaines durées sont courtes, de l’ordre de 30 secondes, ou plus longues, de l’ordre de plusieurs dizaines de minutes. Cela signifie que les instruments de mesure doivent être étalonnés. Plusieurs instruments !! Les coûts peuvent être impressionnants ; en particulier, si, une fois encore, le “mesureur” doit être envoyé à l’extérieur, cela demandera un temps si long (des jours, des semaines) qu’un remplacement est nécessaire sur la chaîne. Les coûts d’étalonnage sont facilement multipliés par deux ! La paperasserie également, même si de nos jours “papier” signifie “ordinateur”… mais beaucoup savent qu’il est facile de passer plus de temps sur un ordinateur rétif pour accomplir un travail simple que d’utiliser un “véritable” papier !

Ce qui va être décrit à présent est un moyen TRÈS EFFICACE, TRÈS BON MARCHÉ ET TRÈS FIABLE pour étalonner in-situ les minuteries. Le rapport efficacité/coût est incroyable !

Connaissez-vous un chronomètre qui possède une précision d’une seconde par million d’années ? Une horloge atomique.

Une horloge atomique ? Vous êtes fou ! C’est très cher, ça prend beaucoup de place ! Comment voulez-vous, qu’en tant que citoyen lambda, je puisse avoir accès à un tel équipement, d’une précision fantastique ?

Dans de nombreux pays, il y a un service téléphonique – en jargon informatique, on dirait “une application”!! - appelé l’“Horloge parlante”, ou similaire… qui est reliée au “temps de référence”, un réseau mondial qui permet une précision unique.

Aussi, ce que nous suggérons est très facile et très économique : vous composez le numéro de téléphone spécifique, vous écoutez la voix et vous mettez en route votre minuterie, disons, à une minute et zéro seconde. Puis, en fonction de la durée dont vous avez besoin (par exemple, jusqu’à trois minutes pour l’émulsification) vous attendez, disons, 4 minutes, de manière à avoir un point d’étalonnage au-delà de la durée la plus longue que vous pourriez atteindre pour cette opération. Si la minuterie est utilisée sur la cuve de pénétrant où vous avez une durée de pénétration, disons, de 15, 20 or 30 minutes, en fonction des pièces et de la gamme, vous décrochez le téléphone par exemple au bout de 14 minutes et vous attendez la marque des “15 minutes” (c’est-à-dire le “bip” de 16 minutes zéro seconde).Et ainsi de suite pour les autres durées. Vous enregistrez la durée que vous avez vue quand la voix a annoncé 16 minutes zéro seconde et, disons, 16 minutes et 2 secondes. Même procédure pour les marques de 20 et 30 minutes.
Le but est d’avoir un point au-delà des 15 minutes, des 20 minutes et des 30 minutes, de façon à étalonner au-delà de la gamme normalement utilisée.

À partir du moment où une procédure décrit cela, quel auditeur pourrait affirmer que votre référence n’est pas correcte ? Nous pouvons imaginer que pour une durée de 30 secondes, vous n’aurez aucune différence entre la minuterie et l’“Horloge parlante”. Et s’il y a 1 seconde, ou deux, ou trois, ou même 5, pour une durée de 30 minutes, où est le problème ? C’est ENREGISTRÉ : votre mesureur EST ÉTALONNÉ !

Nous savons que de nombreuses entreprises en Europe procèdent de cette façon… et ça marche parfaitement ! AUCUN auditeur, à notre connaissance, ne l’a refusé ! Nous pensons qu’on nous l’aurait dit si cela avait été le cas !

4- Les réfractomètres

Imaginez que vous ayez un mesureur, quel qu’il soit. Vous l’envoyez à un laboratoire national d’étalonnage.

Il revient étalonné et quelques jours plus tard, le service achats reçoit la facture. Elle est redirigée vers vous, car vous devez, étant la personne qui a demandé cette prestation, donner votre accord de paiement. En lisant le montant, vous pensez qu’il y a une erreur : le coût d’étalonnage est… 3 fois le prix d’un appareil entièrement neuf !!

Malheureusement pour vous, pas d’erreur : c’est bien le coût !!

C’est ce qui se produit pour les réfractomètres. Du coup, vous vous demandez quoi faire la prochaine fois : acheter un nouveau réfractomètre tous les ans ? Trouver une idée ?

Hourra ! La voici, l’idée, dans cet article ! Une fois encore, beaucoup moins cher que l’étalonnage par un laboratoire national. Et l’étalonnage SATISFERA VOS BESOINS, PAS PLUS.

Un réfractomètre est nécessaire lorsque vous utilisez un émulsifiant hydrophile. De même si vous utilisez un pénétrant à support aqueux.

Nous allons vous donner une idée pour écrire une procédure. Vous avez besoin d’un peu de verrerie et d’une personne qui a l’habitude du travail de chimie en laboratoire. Un niveau ingénieur n’est PAS obligatoire !

Imaginons que vous utilisez un émulsifiant hydrophile dilué à 5 % dans l’eau. Vous avez besoin d’étalonner votre réfractomètre entre, disons, zéro et 7 %.

Le point zéro est facile à obtenir : l’eau qui est utilisée pour diluer l’émulsifiant hydrophile ! Cela peut être l’eau du robinet ou aussi une eau de “qualité industrielle”. Vous devez employer l’eau qui est utilisée pour la dilution de l’émulsifiant hydrophile sur la chaîne. Cela vous donnera la valeur au point zéro ; généralement vous pouvez l’ajuster à l’aide d’une petite vis située au bas de l’appareil.

Nous vous suggérons de préparer un litre de plusieurs concentrations d’émulsifiant hydrophile dans l’eau, comme suggéré ci-dessous :
• 1 %
• 2 %
• 4 %
• 4.5 %
• 5 %
• 5,5 %
• 6 %
• 7 %

Cette méthode est basée sur la mesure de l’indice de réfraction des liquides. Du fait que l’indice de réfraction varie avec la température, les mesures doivent être effectuées à la MÊME température qui DOIT être mentionnée sur la courbe d’étalonnage, sauf si le réfractomètre est doté d’un dispositif de compensation automatique de la température : lisez les instructions du fournisseur ou la fiche technique.
S’il n’y a pas de compensation automatique de la température, cette courbe d’étalonnage peut être utilisée pour vérifier les solutions d’émulsifiant hydrophile en service sous réserve que la température de l’échantillon soit dans la fourchette de +/- 3°C par rapport à la température d’étalonnage. Cette fourchette DOIT également être inscrite sur la courbe d’étalonnage pour éviter tout litige.

Par exemple, si la température mentionnée sur la courbe d’étalonnage est de 20°C, cela veut dire que cette courbe d’étalonnage peut être utilisée pour des échantillons dans la fourchette de 17-23°C.

Pourquoi fabriquer un litre, alors qu’une goutte de solution sera utilisée pour l’étalonnage ? C’est pour réduire les erreurs relatives quand on fait les dilutions. Si vous diluez 1 ml dans 100 ml, vous devez utiliser une pipette d’1ml. Une minime erreur de 0,1 ml se traduit par une erreur relative de 10 %. En utilisant une pipette de 10 ml, en cas d’une erreur de 0,3 ml, cela se traduit par une erreur relative de 3 %.

Pour éviter une lente dérive de la solution (qui doit être conservée dans un récipient muni d’un bouchon hermétiquement clos, dans l’obscurité et à température ambiante), les solutions sont préparées une fois par an.

Une fois de plus, les moyens d’étalonnage - et le coût - doivent être en rapport avec les besoins. Ce que nous décrivons satisfait les besoins des utilisateurs du ressuage.

Nous allons terminer ce document avec un exemple qui vient appuyer les deux dernières phrases.

Nous connaissons un grand donneur d’ordre qui avait imposé à un sous-traitant d’utiliser un manomètre sur le pistolet de rinçage à l’eau par pulvérisation de sa chaîne de ressuage. Rien d’inhabituel.

Ce qui nous a intrigués, c’est que l’auditeur avait demandé que le manomètre ait une résolution de 1/100 bar (c’est-à-dire : 10 hPa). Un dispositif très onéreux, coûteux à étalonner... pour satisfaire quel besoin ???

Aussi, avant d’accepter toute demande d’un donneur d’ordre, d’un auditeur, d’un service Achat, prenez le temps de réfléchir un peu. Nous avons vu tellement d’erreurs, par exemple dans des documents lors de la conversion d’unités américaines en unités SI !! Parfois, il devient ABSOLUMENT impossible de satisfaire certaines exigences ! Lorsque l’on vous demande que vos micromètres de mesure aient une résolution de 0,00001 mm… c’est-à-dire 10 nm… devez-vous vous y conformer ? La réponse est sans équivoque : NON !

Mis à jour ( Mercredi, 25 Mai 2011 11:05 )