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Les colorants et les pénétrants fluorescents

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Écrit par Administrator
Mercredi, 11 Juillet 2012 14:43

Août 2012

1- Introduction

La fluorescence des pénétrants résulte essentiellement de la présence, dans leur composition, d’un ou plusieurs colorants fluorescents. Ces molécules ont une structure aromatique le plus souvent hétérocyclique.

L’examen de brevets américains nous permet de retracer l’historique de l’utilisation de colorants fluorescents dans les pénétrants fluorescents. Cette lecture, très instructive, nous a réservé une surprise à laquelle nous ne nous attendions vraiment pas, pratiquement inconnue de la plupart d’entre nous.

Cet article traite des pénétrants fluorescents qui renferment un ou plusieurs colorants pour examen sous rayonnement UV-A ou, en alternative, sous lumière bleue actinique.
Nous ne citerons ni le nom chimique, ni la désignation commerciale des colorants utilisés, car cet article est axé sur les mécanismes mis en jeu.

2- Pénétrants fluorescents sous rayonnement UV-A

2.1- Pénétrants ne comportant qu’un seul colorant

D’après la mécanique quantique, et plus précisément selon le principe de la dualité onde-corpuscule, la lumière est à la fois une onde électromagnétique et un faisceau de grains d’énergie appelés photons. L’énergie est donnée par la relation de Max Planck :

Équation dans laquelle :
- (h) est une constante universelle, appelée constante de Planck et, égale à : h = 6,626 × 10-34 J.s.
- (λ) est la longueur d’onde du rayonnement électromagnétique.
- (c) la vitesse de la lumière.

2.1.1- Pénétrants mixtes

Lorsqu’un pénétrant ne renferme qu’un seul colorant fluorescent, comme c’est généralement le cas pour les pénétrants mixtes(1)(2)(3)(4), le colorant absorbe les photons dont l’énergie, autrement dit la longueur d’onde, est située dans le spectre d’absorption du colorant.

Cette absorption provoque des modifications dans la configuration électronique des molécules de colorants. Celles-ci sont portées dans un état électronique excité en effectuant ce qu’on appelle un "saut quantique". Une telle transition correspond à la promotion d’un électron π dans une orbitale inoccupée d’énergie convenable supérieure.
Les molécules reviennent spontanément à leur état fondamental avec une émission de fluorescence, et plus précisément de photons dont l’énergie est en moyenne plus faible que celle des photons absorbés, car il se produit une perte inévitable d’énergie à l’état excité. Le spectre de fluorescence, caractéristique du colorant, est donc décalé vers les basses énergies, c’est-à-dire vers les grandes longueurs d’onde par rapport au spectre d’absorption.
Ce décalage s’appelle le "déplacement de Stokes".

De nombreux pénétrants mixtes, à base aqueuse ou pétrolière, renferment un colorant rouge-carmin, très facilement visible en lumière blanche, qui émet une fluorescence orangée, plutôt terne, sous rayonnement ultraviolet (UV-A). L’intensité de fluorescence de tels pénétrants est plutôt faible comparée à celle des pénétrants purement fluorescents. De plus, le plus souvent, ces pénétrants sont utilisés comme pénétrants colorés. Ils ne sont pas inscrits dans les classifications comme pénétrants fluorescents.
Ce colorant est mentionné dans certains brevets américains, y compris les deux plus anciens que nous ayons trouvés :
• Le brevet 1 996 391(5).
• Le brevet 2 478 951(6).

2.1.2- Pénétrants fluorescents

Ces pénétrants renferment un ou plusieurs colorants fluorescents excités par un rayonnement ultraviolet (UV-A) ou, en alternative, par de la lumière bleue actinique.
La principale différence avec les pénétrants mixtes est qu’ils ne sont pas "visibles" en lumière blanche.

2.1.2.1- Pénétrants fluorescents avec un seul colorant


Les tout premiers pénétrants fluorescents ne renfermaient qu’un seul colorant qui émettait une fluorescence jaune sous rayonnement ultraviolet (UV-A). Le mécanisme d’absorption et d’émission est le même que celui des pénétrants mixtes.
Le colorant qui était utilisé avait une bande d’absorption vers 420-430 nm et un pic d’émission vers 510 nm, une couleur jaune vert, près du maximum de la courbe de réponse de l’œil humain à 555 nm, c’est-à-dire une couleur verte (comme mentionné dans le brevet).

Ndrl : 510 nm (dans le brevet, il est écrit 5100 angströms) est dans la zone verte du spectre de lumière visible, proche de la sensibilité crête, 505 nm, de l'œil humain, dans des conditions scotopiques, c'est à dire lorsque la lumière ambiante est faible... exactement les conditions rencontrées dans une cabine d’examen UV-A. Pendant de nombreuses années, les fabricants de pénétrants ont utilisé des colorants fluorescents avec une émission maximale proche de 555 nm, c'est à dire dans la zone jaune du spectre de lumière visible. La valeur 555 nm se trouve à la sensibilité maximale de l'œil humain dans des conditions photopiques, c'est à dire lorsque l'éclairement ambiant est supérieur à environ une centaine de lux... une situation qui n'est pas censée se produire dans une cabine d’examen UV-A(7).

Le rayonnement à 365 nm des sources conventionnelles de rayonnement ultraviolet (UV-A) n’était pas le meilleur choix pour exciter le colorant de ces pénétrants fluorescents. En effet, cette longueur d’onde est assez éloignée de la bande d’absorption du colorant. Il en résulte que l’intensité de fluorescence émise par le pénétrant est inférieure à celle obtenue en utilisant, par exemple, une source de lumière bleue actinique émettant dans la bande de longueurs d’onde de 400-450 nm.

Le brevet N° 2 259 400(8) est le plus ancien que nous ayons trouvé. Signalons, à titre anecdotique, que sont suggérées les techniques suivantes d’élimination de l’excès du pénétrant en surface sur pièces de fonderie: l’égouttage, l’essuyage ou le grenaillage.
Il était connu que les pénétrants décrits dans ce brevet, convenaient pour la détection de défauts assez grossiers, comme ceux rencontrés sur pièce de fonderie. Cependant, ils ne convenaient pas à la détection de défauts fins. D’où le dépôt du brevet N° 2 405 078(9) qui fait état de :
• Pénétrants éliminables aux solvants.
• "Water-emulsifiable luminescent liquids", c’est-à-dire : des "liquides luminescents émulsifiables à l’eau" qui furent appelés "pénétrants préémulsionnés" en France dans les années 70 et qui s’appellent aujourd’hui les pénétrants lavables à l’eau.
Avec comme révélateur du "French talc" c’est-à-dire du "talc français".

Le brevet N° 2 806 959(10) concerne ce que nous appelons aujourd’hui : les pénétrants à post-émulsion, les émulsifiants hydrophiles, les révélateurs secs et les révélateurs humides non aqueux.

2.1.2.2- pénétrants fluorescents avec au moins deux colorants

Le brevet N°2 920 203(11) est un énorme bond en avant  dans la méthode du ressuage : il décrit une propriété découverte PAR HASARD, qui nous rappelle celle du polytétrafluoréthylène (PTFE) par Roy PLUNKETT en avril 1938.

Selon ce brevet, "en lumière du jour ou autre éclairage normal en lumière blanche, le rapport maximum de contraste que l’on peut obtenir des indications non fluorescentes est de l’ordre de 20/1 (c’est-à-dire que les surfaces les plus noires réfléchissent habituellement au moins 4 % de la lumière visible incidente, et les plus blanches réfléchissent rarement plus de 80 % environ d’une lumière incidente). Dans les conditions d’observation utilisées en ressuage fluorescent, le rapport de contraste est théoriquement infini (c’est-à-dire que toutes les lumières visibles que l’on peut voir proviennent de l’indication fluorescente, tandis qu’aucune lumière visible n’est reçue des zones adjacentes non fluorescentes de la pièce). Dans la pratique, les méthodes de ressuage fluorescent peuvent fournir des rapports de contraste de l’ordre de plusieurs centaines/1 et l'effet est comme si les indications fluorescentes, même très petites, avaient été agrandies dans de tels sans perte de netteté".

Nous pensons que ces valeurs sont, en fait, éloignées des valeurs réelles. C’est pourquoi nous avons publié, sur notre site Internet, un article traitant du rapport de contraste(12).


Revenons au brevet. L’invention est basée sur la découverte et l’explication d'un phénomène pour lequel le terme "fluorescent cascading" (traduction littérale en français : "cascade fluorescente") a été inventé.

Ce phénomène fut observé avec un pénétrant, similaire à ceux décrits au paragraphe 2.2.2.1, auquel un deuxième colorant fut ACCIDENTELLEMENT ajouté. Ce colorant était connu comme étant faiblement fluorescent et émettant une lumière bleue pas facilement visible comparée à la lumière fluorescente vert vif recherchée dans les pénétrants employés pour le ressuage.
Les deux colorants émettaient une fluorescence à des longueurs d’onde différentes, mais le pénétrant à deux colorants émettait une fluorescence à une seule longueur d’onde ; l’intensité de fluorescence des indications était grandement accrue et cela avait été obtenu sans que la couleur soit plus blanche ni élargissement de bande d’émission.

Dans ce brevet, il est expliqué que le "cascaded dye", s’il est seul en solution dans le pénétrant, émet dans la gamme du jaune, jaune-vert et que s’il est seul, le "cascading dye", dans le pénétrant, émet une lumière bleue faible.

Ndlr : En fait, dans le vocabulaire actuel, le "cascaded dye" est le colorant jaune, alors que le "cascading dye" est l’azurant optique.

Lorsque les deux colorants sont présents dans le pénétrant, la solution émet une fluorescence de la même couleur que le colorant jaune, mais avec une intensité de fluorescence beaucoup plus élevée. On parle aujourd’hui de synergie.

Ce brevet concerne également le cas d’un pénétrant comportant 3 colorants dans lequel le colorant N°3 (ndlr : l’azurant optique) agit comme "cascading dye" sur les deux autres colorants N°1 et N°2 ("cascaded dyes"). De plus, le colorant N°2 agit également comme "cascading dye" vis-à-vis du colorant N°1 ("cascaded dye").
Les auteurs du brevet déclarent que, du fait de l’intensité de fluorescence élevée de ces nouveaux pénétrants, il est désormais possible d’effectuer le ressuage fluorescent dans des zones ou règne un éclairage modéré de lumière visible. Ces zones seraient suffisamment éclairées /illuminées pour pallier l’effet déprimant que peut éprouver le contrôleur travaillant dans l’obscurité quasi totale. De plus, les sources UV-A peuvent être moins puissantes (ndlr  : énéralement, ces pratiques ne sont pas acceptées d’après les normes et spécifications d’aujourd’hui).

Nous avons déjà eu l’occasion de mentionner l’effet en cascade(13)(14).
Bernard VALEUR(15) explique que le phénomène qui en est responsable est appelé "transfert d’énergie d’excitation". Il est clairement décrit dans deux de ses ouvrages(16)(17). En particulier, il s’agit plus précisément du transfert de l’énergie d’une molécule excitée (donneur D) à une autre molécule (accepteur A).

D* + A   →   D + A*

Ce processus est possible si le spectre d’émission du donneur recouvre partiellement le spectre d’absorption de l’accepteur.

Un tel transfert peut se produire de façon radiative ou non radiative. Dans le premier cas, un photon émis par le donneur est absorbé par l’accepteur. Dans le second cas, une interaction (de type dipolaire) à longue distance s’établit et donne lieu à un phénomène de résonance lorsque l’énergie d’une transition d’émission du donneur correspond exactement à celle d’une transition d’absorption de l’accepteur. Ce second mécanisme est appelé FRET (Förster Resonance Energy Transfer).
Pour plus de détails sur la distinction entre ces deux types de mécanismes, voir les ouvrages déjà cités(16)(17).

Ici, le donneur (appelé "cascading dye" dans le brevet) est l’azurant optique et l’accepteur (appelé "cascaded dye" dans le brevet) est le colorant jaune. Ce dernier émet une fluorescence centrée sur la longueur d’onde de 550 nm. En conséquence, l’azurant optique ne modifie pas la couleur de la fluorescence du pénétrant. En revanche, celle-ci est beaucoup plus éclatante.

Mais s’agit-il d’un transfert d’énergie radiatif ou non radiatif ?(16)(17)

Les concentrations du donneur et de l'accepteur doivent être connues pour avoir une idée de la contribution relative des transferts radiatif et non radiatif.

À titre d’exemple, la figure ci-dessous, tirée d’un livre(18), apporte un élément de réponse :

Comme Bernard VALEUR le signale, ici, nous voyons qu'à forte concentration (> 3.10–3 mol/L), la contribution du transfert non radiatif devient prédominante. À des concentrations de l’ordre de 10-2 mol/L, le transfert non radiatif est prédominant.

Prenons, comme exemple, deux pénétrants : l’un de sensibilité Niveau 4 et l’autre de sensibilité Niveau 1, dont les molarités sont les suivantes :

Bernard VALEUR explique : "Tout d'abord, une concentration élevée en donneur permet une absorption efficace du rayonnement ultraviolet (UV-A) incident.
Quant au transfert, c'est surtout la concentration en accepteur qui importe : plus elle est élevée, plus la distance moyenne entre une molécule de donneur excitée et une molécule d'accepteur est courte, et donc plus la probabilité d'un transfert par résonance est grande.

Pour évaluer cette probabilité, il faudrait calculer la distance critique ou rayon de Förster et la distance moyenne donneur-accepteur. (Le rayon de Förster est la distance donneur-accepteur à laquelle la probabilité de désexcitation du donneur par la voie normale est égale à la probabilité que le donneur transfère son énergie à l’accepteur). Toutefois, par comparaison avec la courbe relative au couple p-terphényl/tétraphénylbutadiène, on peut prévoir qualitativement, pour les pénétrants mentionnés ci-dessus, qu'à la concentration la plus élevée en accepteur (0,04 mol/L), le transfert devrait être essentiellement non radiatif, alors qu'à la concentration la moins élevée (0,006 mol/L), la contribution du transfert radiatif pourrait être significative".

2.1.2.3- Pénétrants fluorescents et examen en lumière actinique

En alternative au rayonnement ultraviolet (UV-A) centré sur 365 nm, la lumière bleue actinique, centrée sur la longueur d’onde de 450 nm, permet d’exciter les pénétrants.

Pour les pénétrants renfermant un donneur et un ou plusieurs accepteurs, notez que la lumière bleue actinique n’a aucun effet sur le donneur. Par conséquent, le donneur n’a aucun rôle : l’effet en cascade disparaît(13). En effet, la lumière bleue excite alors directement les accepteurs. Dans ces conditions, des pénétrants exempts de donneurs peuvent être utilisés.
Cependant, l’intensité de fluorescence des pénétrants actuels (c’est-à-dire contenant un donneur) est inférieure sous un rayonnement de 450 nm à celle due à un rayonnement à 365 nm.

3- Conclusion

Les pénétrants fluorescents actuels sont optimisés pour une réponse maximale aux sources UV-A à 365 nm. Concevoir des pénétrants optimisés pour une réponse maximale à une émission actinique à 450 nm est tout-à-fait possible.
Néanmoins, et c’est un problème que nous avons déjà abordé (13)…les produits ne doivent pas être mélangés. Les "mauvaises" sources d’éclairage ne doivent pas être utilisées, sous peine d’une chute spectaculaire de la performance.
Par ailleurs, les normes actuelles imposent des sources émettant à 365 nm.

Compte tenu du développement des diodes à 365 nm, on peut donc légitimement se poser une question : ne serait-il pas possible de remplacer les plafonniers qui comportent plusieurs ampoules à vapeur de mercure par des plafonniers à diodes 365 nm ?
Cela réduirait de manière significative la consommation d’énergie, réduirait la quantité de chaleur dissipée dans les cabines d’examen (donc, réduirait le besoin de ventilation ou de climatisation), réduirait les coûts de maintenance (moins d’arrêts dus au remplacement des ampoules), réduirait les stocks de pièces détachées, etc.
Vous devez seulement assurer que :

• Les normes concernant l’étalonnage/vérification des radiomètres prennent en compte la courbe d’émission des diodes, très différente de celle des ampoules à vapeur de mercure,

• Les radiomètres ont été étalonnés pour des sources à diodes. Peut-être faudra-t-il deux types de radiomètres, un pour les diodes et un pour les ampoules à vapeur de mercure. Peut-être sera-t-il nécessaire que les normes stipulent des valeurs minimales d’éclairement énergétique différentes en fonction du type de source.

• Le faisceau des DEL est correctement diffusé, afin d’éviter l’éblouissement des opérateurs/contrôleurs.
Cet éblouissement pourrait d’ailleurs entraîner des dommages irréversibles pour leurs yeux.
La conception et la qualité de fabrication de tels plafonniers doivent être contrôlées et surveillées.

Nous devons aussi avoir à l’esprit que, certainement pour de nombreuses, le mercure et les terres rares essentiels pour la fabrication des sources UV-A, qu’elles soient à vapeur de mercure ou à diodes, vont être disponibles quasi exclusivement auprès de fournisseurs chinois. Par conséquent, il y aura une tension sur les prix, de même qu’une concurrence pour les différentes applications des sources (industrielles, décoratives, éclairage individuel, éclairage public, lecteurs de DVD, etc.).

Ainsi, nous voyons que, partant du phénomène de fluorescence, on en arrive à des considérations médicales et économiques qui n’ont rien d’anecdotique. C’est une nouvelle preuve que la décision de remplacer toute sorte de produit ou d’équipement par un autre ne peut pas être prise uniquement pour des raisons de coût, ou uniquement pour des raisons techniques. On doit envisager tous les tenants et aboutissants avant d’opter pour le changement.

Note : dans deux de nos articles(3)(19), nous avons parlé du ressuage inverse. Dans ce procédé, un pénétrant coloré est appliqué sur la surface à contrôler. Après élimination de l’excès de pénétrant en surface, sur la surface sèche est appliqué un révélateur contenant :

• Soit deux colorants fluorescents (un donneur et un accepteur), brevet N° 3 564 249(20),

• Soit un seul colorant fluorescent (azurant optique), brevet N° 4 641 518(21).

Lors de l’examen sous rayonnement ultraviolet (UV-A), les indications de discontinuités (rouges en lumière blanche) apparaissent noires.
En effet, la fluorescence du révélateur humide non aqueux est "tuée" par les traces les plus infimes de pénétrant coloré qui ressortent des discontinuités débouchant en surface.

Il en résulte l’apparition d’indications noires très nettes sur un fond fluorescent de contraste
lors de l’examen sous rayonnement ultraviolet (UV-A). C’est la raison pour laquelle ce procédé s’appelle le "ressuage fluorescent inverse".

Malheureusement, c'est un contrôle fatigant, puisque l'ensemble de la surface émet de la lumière, à l'exception des discontinuités comme nous l’avons écrit(12).
C’est la raison pour laquelle ce procédé n’a pas rencontré beaucoup de succès.

Remerciements : Nous tenons à remercier vivement Bernard VALEUR qui nous a apporté les compléments d’information et les explications nécessaires à la compréhension des phénomènes mis en jeu. Nous tenons également à le remercier pour sa relecture critique de notre manuscrit.

Références

(1) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Historique du ressuage, Juin 2008 (complété et actualisé en mai 2010) : sur notre site Internet.

(2) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Pénétrants exempts d’hydrocarbures, Mai 2009, (Complété et actualisé en décembre 2010) : sur notre site Internet.

(3) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Produits spéciaux pour le ressuage, DPCNewsletter N°017, Octobre 2009 : sur notre site Internet.

(4) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Lexique PT (français/anglais), avril 2010, (complété et actualisé en octobre 2011) : sur notre site Internet.

(5) Brevet américain N° 1 996 391, publié le 2 avril 1935, Oil soluble dyestuffs (ndlr : Colorants oléo-solubles), Joseph Straus, New York (N.Y.).

(6) Brevet américain N° 2 478 951, publié le 16 août 1949, Flaw detection fluid (ndlr : Fluide de détection de défauts), John M. Stockely, San Rafael and George M Cook, Berkeley, California, assignors to California Research Corporation, San Francisco, California, a corporation of Delaware.

(7) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Ressuage lui en demande–t-on trop ? (revisité), DPCNewsletter N°022 – Mars 2010 : sur notre site Internet.

(8) Brevet américain N°2 259 400, 14 octobre 1941, Flaw Detection (ndlr: Détection de défauts), Robert C. Switzer, Cleveland, Ohio

(9) Brevet américain N°2 405 078, 30 juillet 1946, Method and composition for locating surface discontinuities (ndlr : Méthode et composition pour la localisation de discontinuités de surface), Richard A. Ward, Cleveland, Ohio, assignor, by mesne assignments, to Robert C. Switzer, South Euclid, Ohio, and Joseph L. Switzer, Cleveland Heights, Ohio.

(10) Brevet américain N°2 806 959, 17 septembre 1957, Method of detecting surface discontinuities(ndlr : Méthode pour la détection de discontinuités de surface), Taber de Forest, Northbrook, and Donald W. Parker, Chicago, Illinois assignors, by mesne assignments, to Switzer Brothers, Inc., Cleveland, Ohio, a corporation of Ohio

(11) Brevet américain N°2 920 203, 5 janvier 1960, Fluorescent penetrant inspection materials and methods (ndlr: produits et méthodes de ressuage fluorescent), Joseph L.Switzer, Gates Mills, Ohio and Donald W. Parker, Jr; Park Ridge, Illinois, assignors, by mesne assignment, to Switzer Brothers Inc., Cleveland, Ohio, a corporation of Ohio;

(12) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Rapport de contraste : sur notre site internet.
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.inf

(13) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Les pénétrants du futur, DPCNewsletter N°019, décembre 2009 : sur notre site Internet.

(14) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Les pénétrants du futur (suite), DPCNewsletter N°021, février 2010 : sur notre site Internet.

(15) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Fluorescence vs Phosphorescence, Éditorial de novembre 2011 : sur notre site Internet.

(16) Bernard VALEUR, Mário Nuno BERBERAN-SANTOS, Molecular fluorescence, Principles and Applications, 2nd Edition, April 2012, ISBN-10: 3-527-32837-8, ISBN-13: 978-3-527-32837-6, Wiley-VCH Verlag GmbH & Co. KGaA, Boschstraße 12, D-69469 Weinheim (Allemagne): sur cette page Internet.

(17) Bernard VALEUR (2004), Invitation à la Fluorescence Moléculaire, ISBN 2-8041-4597-2, © De Boeck & Larcier s.a., 2004, éditions De Boeck Université, rue des Minimes 39,B-1000 Bruxelles (Belgique).

(18) Birks J. B. (1970) Photophysics of Aromatic Molecules, Wiley-Interscience, London: sur cette page Internet, ou cette page Internet.
Article d’abord publié en ligne: le 4 mai 2010: 4 May 2010.
DOI (Identificateur d’Objets Numériques): 10.1002/bbpc.19700741223

Figure 11.1 publiée avec l'aimable autorisation de reproduction de l’Éditeur : John Wiley and Sons Ltd. Permissions Department. The Atrium. Southern Gate. Chichester West Sussex PO19 8SQ. Royaume Uni. Cette adresse email est protégée contre les robots des spammeurs, vous devez activer Javascript pour la voir.
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(19) Jean-Claude HUGUES, Pierre CHEMIN, David J. HUTCHNGS, L’avènement d’une nouvelle ère dans le domaine du ressuage coloré. Revue Pratique du Contrôle Industriel, Numéro 130, décembre 1984, pages 59 et 60.

(20) Brevet américain N°3 564 249, 16 février 1971, Reverse penetrant method and means, (ndlr: méthode et moyens du ressuage inverse). Orlando G. Molina, Westminster, California. Assignee North American Rockwell Corporation.

(21) Brevet américain N°4 641 518, 10 février 1987, Process for the non-destructive inspection of surface defects (ndrl: Procédé de contrôle non destructif des défauts de surface). Inventor David J. Hutchings, Wiesloch, Germany. Assignee Brent Chemicals International PLC, Iver, Buckinghamshire, Great Britain.


Références normatives

• ISO 12706:2009 Essais non destructifs - Contrôle par ressuage - Vocabulaire, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 2009.

• ISO/DIS 12707 Essais non destructifs - Terminologie - Termes utilisés en magnétoscopie, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 2011.
Statut : Projet de norme.

Mis à jour ( Samedi, 12 Janvier 2013 10:11 )