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Ressuage sur les surfaces sensibles à la corrosion

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Écrit par Administrator
Samedi, 10 Novembre 2012 13:09

Décembre 2012

Nous avons déjà eu l’occasion de parler de toute l’importance d’une préparation appropriée des surfaces et du nettoyage préliminaire avant ressuage(1).

Les décapages chimique et mécanique mettent les surfaces à nu et rendent le métal, mis à vif, très réactif aux agents corrosifs de l’environnement ambiant.

L’environnement ambiant peut être urbain, industriel ou marin.

Les agents de pollution atmosphérique peuvent être à base :
• de soufre (acides, oxydes, sulfures, thiodérivés, mercaptans, etc.),
• de chlore (acides, chlorures inorganiques ou organiques, composés et solvants organochlorés, etc.),
• d’azote (acides, oxydes d’azote, etc.).

L’humidité relative et la chaleur ambiante, associées ou non aux polluants atmosphériques précités, favorisent également la corrosion.

Un certain nombre de métaux et alliages sont plus sensibles que d’autres à la corrosion :
• Les alliages légers tels que ceux à base d’aluminium et de magnésium sont sensibles au phénomène de corrosion par piqûres.
• Certains aciers au carbone peuvent s’oxyder. Ne serait-il pas préférable d’utiliser la magnétoscopie dans ce cas ?

Si la surface à contrôler est revêtue de produits de corrosion, ceux-ci peuvent empêcher le pénétrant de s’introduire dans les discontinuités.

Par conséquent, d’une manière générale, pour éviter cette situation, l’intervalle de temps qui s’écoule entre la préparation de surface et le contrôle par ressuage ne doit pas être trop long.

La meilleure façon est de préparer les surfaces de telle manière que l’application du pénétrant soit effectuée "dans la foulée". En effet, de par leur composition et leur aptitude à s’étaler sur les surfaces, les pénétrants confèrent une certaine protection contre la corrosion : de plus, les pénétrants, tout comme les émulsifiants hydrophiles, renferment des inhibiteurs de corrosion organiques. En outre, ils forment une couche barrière vis-à-vis de l’atmosphère.

Si cela n’est pas possible et si l’alliage métallique est sensible à la corrosion, une protection temporaire contre la corrosion est indispensable.

Deux cas se présentent :
• Si les pièces sont stockées sous abri, elles peuvent être protégées avec un hydrofugeant de protection temporaire contre la corrosion(1), comme ceux satisfaisant aux exigences de la spécification militaire américaine MIL-PRF-81309.
• Si les pièces sont stockées en plein air, elles peuvent être protégées avec un produit filmogène, du type cireux, de protection longue durée contre la corrosion(1).

Tous ces produits doivent être exempts de silicones, car ceux-ci seraient susceptibles d’empêcher le pénétrant de mouiller la surface.

Avant contrôle par ressuage, ces produits doivent être éliminés soigneusement et complètement selon la technique de déprotection stipulée par leurs fabricants, de manière à ce qu’il ne reste pas de traces résiduelles de ces produits sur les surfaces et, surtout, dans les discontinuités.

La qualité de l’eau utilisée en ressuage pour les opérations de rinçage et de lavage des pièces joue également un rôle très important, surtout dans le cas du contrôle d’alliages métalliques sensibles à la corrosion
L’eau doit être propre, exempte d’ions corrosifs. Notez que l’eau déminéralisé, désionisée ou permutée est moins inhibée contre la corrosion de l’eau de ville, car elle est exempte de cations tels que ceux de calcium.
La qualité de l’eau doit être telle qu’après séchage des pièces, il n’apparaisse pas de fleur de rouille.

Une solution ne serait-elle pas d’ajouter des inhibiteurs de corrosion dans l’eau de rinçage/lavage ?
Les inhibiteurs inorganiques de corrosion tels que chromates, nitrites ne peuvent pas être utilisés en raison de leur dangerosité du point de vue de la santé et de l’environnement.
Les inhibiteurs de corrosion organiques, même utilisés à très faibles concentrations, sont plutôt chers. Ils se déposeraient sur les pièces. Enfin et surtout, ils seraient retenus par les charbons actifs utilisés pour le traitement de l’eau recyclée et réutilisée. Du coup, leur efficacité tendrait rapidement vers zéro.


Référence

(1) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Guide des bonnes pratiques en ressuage, une aide pour choisir la technique la mieux adaptée, avril/mai 2012 : sur notre site Internet.


Référence normative

• Spécification militaire américaine MIL-PRF-81309F, Corrosion Preventive Compounds, Water Displacing, and Ultra - Thin film (ndlr : Produits de Protection contre la Corrosion, et Film Ultramince). 16 mai 2005.

Mis à jour ( Samedi, 10 Novembre 2012 13:24 )