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La réutilisation du pénétrant qui s’égoutte des pièces

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Écrit par Administrator
Samedi, 12 Janvier 2013 12:28

Février 2013

Le ressuage est très similaire aux autres méthodes de contrôle non destructif (CND) : des Niveaux 3 peuvent parfois se poser bien des questions à propos de la bonne manière d’utiliser l’équipement/les produits.

L’une de ces questions est plutôt intéressante :
"Est-ce une bonne idée de récupérer le pénétrant qui s’égoutte des pièces pour le réutiliser ?"

Le simple fait de poser cette question peut créer un doute dans votre esprit.
Imaginez que cette question émane de l’un des auditeurs de vos donneurs d’ordre ? Quelle serait votre réponse ?

Si votre chaîne de ressuage par immersion comporte une cuve dans laquelle les pièces sont immergées, l’étape suivante est bien souvent un "poste d’attente" à proximité de la cuve de pénétrant. Ce "poste d’attente" est généralement doté d’un plan incliné de façon à ce que l’excès de pénétrant à la surface des pièces qui s’égoutte retourne dans la cuve de pénétrant.
Si le plan incliné est dans la direction opposée, tout le pénétrant qui s’égoutte des pièces part aux égouts/l’installation de traitement des eaux usées, pour rien (c’était le concept-type d’un fournisseur français de chaînes de ressuage et de produits de ressuage… tout à son avantage, car la consommation de pénétrant était anormalement plus élevée !)

Si vous lisez attentivement la norme ISO 3452-4:1998, au paragraphe 5.4, vous notez que le pénétrant NE doit PAS retourner directement à la cuve de pénétrant, mais qu’il doit aller dans un autre récipient. De plus, cette norme ne spécifie pas que faire du pénétrant récupéré : peut-il être réutilisé ou non ?

Une autre façon d’appliquer les pénétrants est par pulvérisation électrostatique ; vous pouvez penser à récupérer le pénétrant qui s’égoutte des pièces ou des parois de la cabine.

Vous pourrez réduire les coûts dans deux domaines : réduire la consommation de pénétrant, diminuer la quantité utilisée de charbon actif dans l’installation de traitement des eaux usées. Évidemment, votre Service Achats sera content de vous !

Selon le mode d’application du pénétrant et la procédure applicable, la durée d’égouttage est habituellement comprise entre 5 et 30 minutes.

Votre fournisseur de pénétrant, si vous lui parlez de la récupération du pénétrant, peut être "mal à l’aise" : il doit vendre toujours plus en plus de produits – c’est la principale façon de faire de toute Société pour croître – mais, d’un autre côté, il doit penser aux implications environnementales chez son client. La récupération du pénétrant est bonne pour l’environnement. Qu’en est-il des revenus de sa société ?

Alors, vous pourriez certainement contacter votre fournisseur de produit de ressuage pour avoir son avis, lui qui aurait tout intérêt à vous vendre le maximum de pénétrant et qui n’a donc absolument pas intérêt à ce que vous le récupériez.

Cependant, la bonne première question à demander est : "Pourquoi ne pas récupérer le pénétrant qui s’égoutte ?"

La couche de pénétrant sur la surface est mince, très mince. On peut penser que certains composants du pénétrant, les hydrocarbures, peuvent s’évaporer un peu. Cela conduira à un certain changement dans la formule du pénétrant : il sera un peu plus visqueux et plus difficile à éliminer de la surface. La sensibilité s’en trouvera-t-elle affectée pour autant ?

Certes, jusqu’au début des années 80, les pénétrants étaient en majorité à base d’hydrocarbures à échelle de distillation relativement basse et leur point d’éclair en vase clos (Méthode PENSKY-MARTENS) était de l’ordre de 55 à 70 °C.

Depuis 1981 et de nos jours, pratiquement tous les pénétrants ont un point d’éclair supérieur à 93 °C, ce qui correspond à une échelle de distillation relativement élevée qui se situe entre 234 °C et 267 °C. En conséquence, si ce problème d’évaporation a pu se poser, il y a quelques dizaines d’années, ce n’est plus un problème.

Alors, existerait-il certaines spécifications/certains donneurs d’ordre qui déconseilleraient ou interdiraient la récupération du pénétrant qui s’égoutte des pièces ?

Eh bien… Existe-t-il des spécifications/des donneurs d’ordre qui désapprouvent, ou interdisent l’utilisation de pénétrant récupéré ?

Autant que nous le sachions, il n’existe aucun document écrit de la sorte.
Quelqu’un peut-il nous fournir la preuve d’une telle interdiction ?

Par conséquent, si un auditeur interdit d’utiliser un pénétrant récupéré, demandez-lui d’abord de vous fournir le document concerné. Une fois de plus, un auditeur N’est PAS comme un arbitre sur un stade de football : l’arbitre a TOUJOURS raison, aucune discussion possible. L’auditeur est là, oui, pour faire l’audit, mais aussi pour expliquer, pour montrer pourquoi il ou elle pense que certaines choses ne sont pas faites correctement… mais vous êtes encouragé à demander des documents écrits !

Techniquement, néanmoins, nous voulons attirer votre attention sur un point : récupérer du pénétrant appliqué par IMMERSION des pièces dans une cuve de pénétrant est correct sur le plan économique et du point de vue de l’environnement.

En revanche, lorsque le pénétrant est appliqué par pulvérisation, conventionnelle ou électrostatique, il ne doit pas être récupéré, sauf pour des raisons de "propreté" : le pénétrant qui tombe au sol ou qui est récupéré dans des gouttières peut renfermer des poussières, des saletés, etc.

Réutiliser du pénétrant égoutté n'est pas toujours la meilleure façon sur le plan Assurance Qualité, même si le Service Achats vous pousserait à le faire.


Référence

• ISO 3452-4:1998 Essais non destructifs -- Examen par ressuage -- Partie 4 : Équipement, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 1998.

Mis à jour ( Samedi, 12 Janvier 2013 12:43 )