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Préparation de surface avant ressuage : le décapage des peintures

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Écrit par Administrator
Samedi, 17 Août 2013 05:55

Septembre 2013

Nous avons déjà eu l’occasion de parler de la préparation de surface avant ressuage(1) et plus particulièrement du décapage des peintures(2).

Nous sommes souvent interrogés à ce sujet par un certain nombre de nos lecteurs et voici donc notre point de vue.

Pour éliminer les peintures, nous considérons que le brûlage n’est pas la bonne technique, compte tenu des risques qu’elle présente tant pour les pièces traitées que pour l’hygiène, la sécurité et l’environnement.

Les techniques envisageables sont le décapage chimique et le décapage mécanique. Concernant le décapage mécanique, nous en avons signalé les inconvénients(2), de sorte que, bien souvent, le décapage chimique est finalement la seule solution possible.

Le décapage chimique des peintures peut s’effectuer par immersion, par pulvérisation ou à la brosse.

Le décapage des peintures par immersion ne pose généralement pas de problème car cette opération est effectuée dans des installations conçues de manière à satisfaire aux exigences en matière d’hygiène, de sécurité et d’environnement (HSE).

En revanche, le décapage des peintures par pulvérisation ou à la brosse nécessite l’intervention humaine de l’applicateur.
Le problème majeur est que ces décapants de peintures renferment diverses substances chimiques : solvants chlorés (chlorure de méthylène, trichloroéthylène), alcools, amines, composés phénoliques (phénol, crésols),  chromates, acides (acide formique, acide acétique), etc. dont beaucoup sont toxiques.

De sorte qu’il n’est pas surprenant que certaines entreprises, et très souvent leurs comités HSE, soient réticents, ou interdisent l’utilisation de décapants de peinture dans leurs ateliers.

Cependant, les risques que présentent les décapants de peinture sont clairement identifiés depuis des décennies et leurs fiches de données de sécurité (FDS) stipulent les précautions  à observer pour les utiliser en toute sécurité.

Outre cet aspect, il faut savoir que beaucoup d’ateliers ne sont pas adaptés au décapage des peintures : ils n’ont pas été conçus pour cela, et le nombre de pièces à traiter n’est pas suffisamment grand pour justifier l’investissement correspondant. Dans ce cas, mieux vaut sous-traiter ce décapage à des entreprises spécialisées que d’utiliser une technique inappropriée.

N’oubliez pas que la préparation de surface avant ressuage ne doit laisser aucune pollution (due aux produits à éliminer : peinture, corrosion, etc. ; mais, également, due aux résidus de la préparation elle-même) tant en surface que, surtout, dans les discontinuités ouvertes. Sinon, la sensibilité et la fiabilité de détection seront sérieusement affectées. C’est un principe de base essentiel de la méthode.

Références

(1) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Guide des bonnes pratiques en ressuage : une aide pour choisir la technique la mieux adaptée, avril/mai 2012. Sur notre site Internet.

(2) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Quelques limites du champ d'applications industrielles du ressuage, décembre 2010. Sur notre site Internet.

Mis à jour ( Samedi, 17 Août 2013 06:13 )