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Ressuage et nettoyage après examen

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Écrit par Administrator
Samedi, 12 Octobre 2013 14:35

Novembre 2013

De nombreux codes, spécifications, procédures, documents traitent du nettoyage AVANT ressuage, c’est-à-dire du nettoyage de la pièce avant d'appliquer le pénétrant.

Cependant, on ne parle pas si souvent du NETTOYAGE APRÈS EXAMEN, c’est-à-dire du nettoyage de la pièce APRÈS que l'ensemble du processus du ressuage a été effectué.

Le non-respect de l’élimination des résidus de produits de ressuage de la surface et des fissures peut avoir des conséquences graves sur le traitement ultérieur des pièces. Des couches d'apprêt (primaire) ou de peinture qui n’arrivent pas à adhérer à la surface, et des corrosions par piqûre en surface, le résultat de l'action corrosive générée par la nature hygroscopique des particules de révélateur, sont deux conséquences de la mauvaise élimination des résidus de produits de ressuage.

Une grande attention sur les techniques appropriées de nettoyage, sur la sélection des produits de nettoyage et la compatibilité des matériaux/capacité devrait être apportée dans les documents de consensus et les procédures écrites.

La plupart des installations de ressuage utilisent le rinçage au jet d'eau comme technique de nettoyage après examen. Ce n'est pas, de loin, ce qui conduira à un bon résultat.

Quels sont les "résidus" qui subsistent sur une pièce, une fois que le contrôle par ressuage est terminé ?

Il faut garder à l'esprit que les résidus les plus gênants ne sont pas... sur la surface, mais dans les défauts, aussi bien dans ceux qui ont été détectés que dans ceux qui ne l’ont pas été (parce qu'ils sont trop petits, ou situés dans une zone éloignée en retrait ou impossible à observer).

Lorsqu'un révélateur est appliqué sur la surface, il NE fera JAMAIS ressortir tout le pénétrant qui est entré dans une discontinuité. En raison de la tension capillaire, des forces de Van der Waals, une certaine quantité de pénétrant sera retenue à l'intérieur de la discontinuité, alors que probablement (mais probablement seulement) la majeure partie "ressuera", et formera une indication (si c'est le cas, alors, qu’elle soit observée par le contrôleur, ou non... n'a rien à voir avec le sujet du nettoyage après examen !).

Cet effet est particulièrement visible sur les éprouvettes, celles utilisées à chaque changement d’équipe ou tous les jours, pour l’essai de performance du système d'une chaîne de ressuage. Presque personne, parmi les utilisateurs, l’encadrement, les auditeurs, ne met en cause que, après l’essai, l’éprouvette est plus ou moins nettoyée par différents moyens et rangée jusqu'à la prochaine utilisation. Il semble que le nettoyage, quel qu’il soit, effectué après l’examen, ait fait "ressuer" toute infime trace de pénétrant hors des défauts.

Certains des procédés de nettoyage sont censés être efficaces : le dégraissage à la vapeur à basse pression à l’aide d’hydrocarbures; le nettoyage par ultrasons, pendant quelques petites minutes, dans un solvant volatil ou dans des hydrocarbures, par exemple.

Eh bien, avez-vous, vous, les utilisateurs, déjà essayé de vérifier s'il n’y avait vraiment plus aucune trace de pénétrant ?

Le processus que nous allons décrire, ci-dessous, fonctionne beaucoup mieux avec les pénétrants fluorescents. Non pas que les pénétrants colorés ne se comportent pas de la même manière... mais les pénétrants fluorescents peuvent être facilement détectés à des concentrations 100 fois plus faibles, 500 fois, voire plus, que les pénétrants colorés. Néanmoins, les pénétrants colorés ont la même tendance à être retenus à l'intérieur des défauts. Par conséquent, ce qui est constaté avec pour les pénétrants fluorescents s'applique exactement de la même façon aux pénétrants colorés.

Une fois effectué le nettoyage de l’éprouvette requis après examen, laissez-la refroidir jusqu’à température ambiante. Puis, appliquez par pulvérisation une couche mince et uniforme de révélateur humide non aqueux. Respectez une durée de révélation d’une heure. Observez, sous rayonnement UV-A, dans une zone sombre faiblement éclairée, comme dans une cabine d'examen. Il est probable que vous observerez clairement toutes les indications, en particulier si vous utilisez une éprouvette conforme au dessin TAM 146040 de Pratt and Whitney.

Éliminez par essuyage la couche de révélateur. Appliquez une couche mince et uniforme de révélateur humide non aqueux. Attendez une heure. Quelle surprise! Les indications sont encore visibles.

Vous pouvez répéter cette procédure, en observant une durée de révélation de plus en plus longue sur la pièce, jusqu'à une nuit ou plus. C'est un moyen économique pour comprendre que le pénétrant n'est pas si facile à éliminer d’une fissure.

Cela signifie qu’une simple pulvérisation d’eau sur la pièce après examen n’est, en aucune façon, en mesure d'accomplir cette tâche. Il y a de nombreux cas dans lesquels des résidus « invisibles » de contrôle par ressuage interféreront avec l’opération suivante de traitement de la pièce. Une surface lisse ne peut pas être reliée à une élimination aisée des produits de ressuage à l'intérieur des discontinuités : en général, la surface intérieure d'une discontinuité comporte de nombreuses courbes, du métal déchiré... un peu comme certaines zones côtières très découpées, partout dans le monde (en Bretagne, France, par exemple). Ces zones métalliques ont une grande, très grande, capacité de rétention. C'est la raison principale pour laquelle le pénétrant est si difficile à déloger.

En raison de ce risque, des pénétrants ont été conçus pour certaines applications spécifiques. Tel est le cas, par exemple, des pénétrants compatibles avec l’oxygène liquide(1).

De plus, certaines très petites particules de révélateur peuvent également entrer dans une discontinuité. Comme la plupart de ces particules sont minérales, aucun solvant ne peut les dissoudre (tout du moins, aucun solvant qui laisse intacte la pièce métallique !). Ces particules minérales sont un autre facteur de rétention du pénétrant, en plus de leur capacité à absorber l'humidité. La corrosion due à de l'humidité piégée dans les discontinuités peut être source de préoccupation pour de nombreuses applications !

Ainsi, notre conclusion est que le nettoyage après examen est une opération importante à prendre en considération, après un contrôle après ressuage, afin d'assurer une longue durée de vie de la pièce contrôlée, sans qu’elle se corrode.


Référence


(1) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, La compatibilité des produits de ressuage avec l’oxygène liquide, mai 2013. Sur notre site Internet.

Mis à jour ( Samedi, 12 Octobre 2013 14:44 )