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Rédaction des normes et des spécifications

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Écrit par Administrator
Samedi, 23 Juillet 2011 10:51

Septembre 2011

Chacun de nous, avec plus de 35 ans d'expérience et d'expertise dans la conception des produits PT et MT, ayant aidé tant d'utilisateurs, ayant formé tant de Niveaux 3 et aussi de Niveaux 2 dans les deux méthodes, est souvent assez surpris des exigences que nous trouvons dans les spécifications.

Nous avons également une longue expérience dans la rédaction des normes, d'abord au niveau français, mais également au niveau européen (avec le CEN) et au niveau mondial, avec les normes ISO. Par conséquent, nous savons plutôt bien comment les normes et les spécifications peuvent être rédigées.

Les normes sont toujours des compromis entre différentes pratiques de plusieurs pays, de plusieurs industries. Effectuer un contrôle par ressuage ou magnétoscopie en hiver en Sibérie ou dans le Nord du Canada sur des tubes pour recherche du pétrole ou du gaz, ou sur avion au sol par été chaud en Arabie Saoudite ou en conditions tropicales au Venezuela ou en Indonésie, mettre en œuvre ces méthodes dans un bâtiment climatisé en France ou au Texas sur des pièces fabriquées pour un nouvel avion... toutes ces conditions sont très différentes et ne peuvent pas être traitées par une norme unique.

Les spécifications sont un peu plus faciles à rédiger : elles s'appliquent à une industrie spécifique, parfois à beaucoup de pièces différentes (des matériaux différents, des traitements thermiques différents, des épaisseurs différentes, etc.) mais parfois aussi à des pièces plus spécifiques, c'est-à-dire une petite variété de pièces.
Mais réfléchissez un instant : comment les spécifications sont-elles rédigées ?

I- Qui ?

Parfois la rédaction des spécifications est "sous-traitée" aux derniers arrivés au service Assurance Qualité de la Société. "Vous avez une toute nouvelle vision de ce que nous faisons ici, vous avez été récemment formés pour rédiger des spécifications... c'est votre travail !"

II- Comment ?

Comment cette "nouvelle" personne fera-t-elle pour rédiger des spécifications d'un procédé dont il ou elle n'a aucune expérience ?

La façon la plus évidente de procéder est de rassembler des documents (normes, spécifications précédentes, spécifications de sociétés du même secteur d’activité, etc.) et de dupliquer docilement les exigences, les valeurs à satisfaire pour les conditions d’observation, d’aimantation, de lavage, de séchage, d’étalonnage, etc.

Si l'on procède ainsi, le nouveau document est une "copie conforme" de ce qui était exigé 4 à 8 ans auparavant.

III- Copie conforme ?

Mais, et les documents utilisés pour cette spécification écrite aujourd'hui ? Ces documents ont été très probablement rédigés de la même manière : c’est-à-dire que 4 à 8 ans auparavant, ils étaient basés sur des documents qui eux-mêmes avaient, disons, 5 à 8 ans ! Nous sommes rendus maintenant à environ une décennie en arrière, en seulement deux étapes.

Et vous pourriez procéder de la même manière pour les documents "précédents antérieurs" !

IV- Conséquences

C'est pourquoi nous lisons toujours "black light", c'est-à-dire "lumière noire" (1) dans des documents américains, au lieu de "rayonnement UV-A". C'est un inconvénient mineur, soit. Mais nous voyons partout des exigences stupides concernant la pression de l'eau au rinçage ou au poste de lavage - nous avons déjà traité ce point dans un document séparé(2). La température de l'eau, la température de l’étuve, sont souvent trop encadrées sans aucune raison.

Les documents, les spécifications en fait, ne tiennent pas compte des progrès/innovations techniques : les nouvelles et très intéressantes sources UV-A telles que les diodes électroluminescentes (DEL) peuvent être complètement ignorées : on ne pense qu’aux sources à vapeur de mercure.

Pour autant que nous le sachions, beaucoup d'exigences existent concernant la teneur en fluor, chlore et soufre des produits de ressuage à la livraison. Mais les pénétrants utilisés en cuves : avez-vous déjà vu une exigence concernant l'analyse, disons tous les 6 mois ? Qu’en est-il de la pollution du pénétrant ?

Nous voyons des exigences incroyablement sévères pour la température de l’étuve : alors qu'il n'y a aucune pièce dans l'étuve pendant, par exemple, 30 minutes, vous devez enregistrer la température pour démontrer qu'à aucun moment, elle n'a dépassé la température de consigne de plus de 15°F, soit 8,3°C !

Mais avez-vous déjà vu des exigences concernant l'eau de lavage, en particulier lorsqu’elle est recyclée ? Aucun problème si l'eau est fluorescente, aucun problème si l'eau mousse - rien n’est demandé, vous n’avez absolument rien à vérifier ou aucune valeur à respecter. Mais une eau de lavage fluorescente laissera un bruit de fond fluorescent sur les pièces après évaporation en... étuve. Une eau moussante signifie qu'elle renferme des agents de surface (agents tensioactifs) : vous êtes incapables de contrôler les paramètres de lavage du pénétrant, ou du mélange pénétrant + émulsifiant. Le temps de lavage, la pression de lavage, la température de l’eau ne servent à rien.

Ne pensez-vous pas qu’il faille réfléchir à beaucoup de choses à propos de l’eau et du lavage pour l’élimination de l'excès de pénétrant, qui sont beaucoup plus importantes que "le dépassement" de la température de l’étuve ?

Beaucoup de gens devraient réfléchir un peu : qu'est-ce qui est réellement important pour l'Assurance Qualité de tout contrôle par ressuage ? En quoi la QUALITÉ du contrôle et sa FIABILITÉ vont-elles être améliorées par la multiplication de paramètres auxquels on affecte des limites, paramètres dont, dans la plupart des cas, l'influence sur qualité et fiabilité sera, soyons gentils, douteuse ?

Malheureusement, il semble que la tendance constante du monde actuel - plus de règles, plus de paramètres, plus d'exigences, plus de documents à remplir - même si ce n’est pas sur du papier – s’applique aveuglément également à une méthode de CND, le ressuage, qui ne peut pas être encadrée par de nombreux paramètres. Cela en inquiète beaucoup, qui ne comprennent pas pourquoi ce contrôle est encore effectué en utilisant un système vieux d’un million d’années : les yeux + le cerveau humains comme entité capteur + traitement du signal.

V- Les normes et spécifications du futur

Nous reconnaissons que nous ne pouvons pas procéder sans de tels documents. Mais, comme modifier une norme est un long processus, la rédaction de spécifications peut conduire à des exigences beaucoup plus proches de ce qui est vraiment utile pour réaliser un bon contrôle fiable. Faites travailler ensemble ceux qui savent et le rédacteur - cela peut être utile !

Références

(1) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, La lumière noire ‘‘Black Light’’ (en anglais), Éditorial de juillet/août 2011, sur notre site Internet :
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info/site/fr/edito/edito-2011/191-juilletaout-2011-la-lumiere-noire

(2) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Ressuage - pression de l’eau dans les cabines de rinçage/lavage : un mythe ? , Juin 2010, sur notre site Internet :
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info/site/fr/informations/infos-ressuage/173-ressuage-pression-de-leau-dans-les-cabines-de-rincagelavage-un-mythe-

Mis à jour ( Samedi, 23 Juillet 2011 20:00 )