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Décembre 2014 - Janvier 2015 : La levée de doute en Magnétoscopie

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Écrit par Dubosc
Jeudi, 20 Novembre 2014 14:48

Décembre 2014

Nous avons traité le sujet de la levée de doute en ressuage(1) qui est décrite maintenant à l’alinéa 8.7.3 de la norme ISO 3452-1.

En ce qui concerne la magnétoscopie, au chapitre 12 Interprétation et enregistrement des indications de la norme ISO 9934-1, aucune technique de levée de doute n’est, à proprement parler, stipulée.

Nous n’avons rien trouvé à ce sujet dans les normes ASTM.

Pourtant, les opérateurs ou les contrôleurs en magnétoscopie peuvent observer soit des indications faibles, correspondant à des discontinuités sous-jacentes, soit des indications fallacieuses liées, par exemple, à la présence de substances étrangères (petits débris, fibres de tissu, cheveux, etc.) à la surface de la pièce examinée.

Dans de telles situations, ils nous disent qu’ils effacent du doigt ou au chiffon ces indications et qu’ils réappliquent l’aimantation pour faire, le cas échéant, réapparaître les indications, et qu’ils appellent cela « une levée de doute ».

La question que nous pouvons nous poser dans ce cas est de savoir : l’opérateur réapplique-t-il, oui ou non, du produit indicateur avant de procéder à la nouvelle aimantation ?

Si vous mettez en œuvre une telle technique devant un auditeur, incrédule et surpris, il peut vous demander: « montrez- moi où cela est écrit » et vous devez lui montrer la spécification ou la procédure dans lesquelles ce mode opératoire est stipulé, après approbation par un agent certifié Niveau 3.

 

Que lisons-nous dans les spécifications à ce sujet ?

Après avoir consulté diverses spécifications, nous constatons qu’un grand nombre d’entre elles stipulent de recommencer le contrôle depuis le début. D’autres vont même jusqu’à exiger de désaimanter la pièce et de la nettoyer avant de recommencer la procédure de contrôle.

L’interprétation des indications peut s’avérer difficile dans certains cas, en particulier sur des surfaces présentant un mauvais état de surface. C’est la raison pour laquelle la norme ISO 9934-1 indique, dans son Chapitre 12 : « Un dressage superficiel léger peut se révéler utile lorsqu'il est permis. »

C’est ce que certains appellent « blanchir le métal », l’opération qui consiste à enlever une très faible épaisseur de métal.

On peut envisager la suite de la procédure :

  • Ensuite, un contrôle local à l’aide d’un électro-aimant portatif, d’abord en courant alternatif et ensuite en courant continu ou redressé, si la forme de la pièce s'y prête. Souvent, si la discontinuité est juste sous la surface, ce dressage superficiel léger va l'ouvrir, et il facilitera grandement la détection. Et si elle est plus profonde, le fait d'enlever, ne serait-ce que quelques micromètres de métal, va la rendre plus facilement détectable.

C'est cette dernière technique que l’un d’entre nous a pas mal de fois utilisée, avec d’excellents résultats. Bien entendu, sous réserve d’être autorisé à enlever un soupçon d'épaisseur dans la zone suspecte. La dernière fois que l’un de nous l’a utilisée, c’était sur les attaches d’ailes d’un avion moyen-courrier. Cinq indications avaient été détectées, dont quatre se sont avérées être superficielles et non rédhibitoires, alors que la cinquième était celle d’un vrai défaut. D’après la spécification applicable, une certaine épaisseur minimale pour cette pièce était stipulée. Il y avait « du grain à moudre ». En y allant très progressivement, il a été possible de faire disparaître le défaut, tout en respectant l'épaisseur minimale de la pièce.

Lorsque ce « blanchiment du métal » n’est pas autorisé, il est possible d’appliquer une peinture de contraste qui facilitera la migration des particules magnétiques vers les fuites de flux magnétique produites par les discontinuités.

Notre rôle, concernant ce sujet, est de vous montrer que tout ne peut pas être prévu; que la connaissance de certaines choses, pratiques, etc., peut aider.

Nous pensons qu’il serait souhaitable qu’un paragraphe concernant cette levée de doute figure dans une révision future de la norme ISO 9934-1.

Références

(1)Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, La levée de doute, DPCNews N° 020, janvier 2010.

Références normatives

ISO 3452-1:2013, Essais non destructifs -- Examen par ressuage -- Partie 1: Principes généraux, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 2013.

ISO 9934-1:2001, Essais non destructifs -- Magnétoscopie -- Partie 1: Principes généraux du contrôle, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 2001.

Mis à jour ( Jeudi, 20 Novembre 2014 15:01 )