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Un paradoxe : le dioxyde de carbone comme agent propulseur des générateurs d’aérosols

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Écrit par Administrator
Vendredi, 01 Janvier 2010 10:49

La mise en œuvre de la norme environnementale ISO 14001 conduit chaque entreprise à identifier les produits, parmi ceux qu'elle utilise, générateurs de composés organiques volatils (COV), en vue de réduire leur volume d'émission.

En ressuage et en magnétoscopie, ce problème se pose, entre autres, pour le gaz liquéfié de pétrole (GPL) utilisé comme agent propulseur d'aérosols car c'est un COV.

Un générateur d'aérosols avec propulseur GPL renferme en général de 66 à 98 % poids/poids de COV bien que certains fournisseurs mentionnent des valeurs beaucoup plus faibles, dans leurs Fiches de Données de Sécurité (FDS), de l'ordre de 20 % à 30 % !

Les générateurs d'aérosols représentent environ 3 % des émissions de COV.

Une façon de réduire la teneur en COV est d'utiliser des gaz comprimés tels que le CO2 (dioxyde de carbone) remplacement du GPL.

Mais le CO2 avait été loin de faire l'unanimité en raison d'une pression de pulvérisation jugée trop élevée et de l'impossibilité de vider entièrement le générateur d'aérosols par suite de la perte d'agent propulseur s'il n'est pas utilisé quasiment tout le temps en position verticale. Outre la qualité de pulvérisation des "produits chargés" (produits contenant des matières solides : peinture, laque pour cheveux, révélateur pour ressuage, fond blanc pour magnétoscopie, etc.) est déplorable.

Et pourtant, le CO2 a deux avantages : son ininflammabilité et surtout le fait que cet agent permet de mettre beaucoup plus de produit actif dans les générateurs d'aérosols.

Ces avantages n'ayant pas prévalu, certains fabricants de produits PT/MT étaient donc revenus au GPL. Or on observe une tendance au retour au CO2 pour réduire les COV.

Nous devons admettre qu'en PT/MT comme ailleurs, la mode, comme l'histoire, est un perpétuel recommencement.

Posons une simple question : combien y a-t-il d'agent propulseur dans un générateur d'aérosols ?

En général, pour les gaz comprimés, de 3 à 7 % du poids total et pour le GPL de 30 % à 60 %.

Imaginons que pour satisfaire à la norme environnementale ISO 14001, tous les générateurs soient propulsés au CO2. Basons-nous sur une consommation mondiale annuelle de 12 milliards de générateurs d'aérosols et sur 10 grammes de CO2 par générateur d'aérosols.

Cela représente 120 000 tonnes de CO2 par an.

À titre de comparaison, calculons combien de voitures émettant 120 g de CO2/km et parcourant 20 000 km/an émettraient la même masse.

Cela fait 50 000 voitures !

Va-t-on alors taxer les générateurs d'aérosols qui émettent du CO2, comme on le fait pour les voitures en Europe ?

C'est là où se trouve le vrai paradoxe. D'un côté, on réduit l'émission de COV et de l'autre on augmente le rejet de CO2. Paradoxe réel ? Ou seulement paradoxe apparent ? Le CO2 utilisé dans les générateurs d'aérosols est soit extrait de l'air, soit extrait des produits de certains process industriels : le CO2 utilisé comme agent propulseur ne part pas à l'atmosphère - - enfin... pas tout de suite !!

Néanmoins pourrions-nous imaginer une Organisation Non Gouvernementale (ONG) "Extrémiste plus vert que plus vert" demandant aux Parlements une "taxe carbone" sur les générateurs d'aérosols propulsés au CO2 ?

Non, cela n'arrivera jamais !

Mis à jour ( Dimanche, 22 Mai 2011 18:53 )