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Les ordinateurs et la magnétoscopie

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Écrit par Administrator
Dimanche, 12 Février 2012 11:22

Une fois de plus une histoire d’ancien combattant !

Imaginez notre surprise lorsqu’il y a environ 30 ans, alors que les ordinateurs personnels (PC) n’en étaient qu’à leur début, l’un de nous reçut un appel téléphonique d'un fabricant d’ordinateurs : un chargement complet de PC, très chers à cette époque, était tombé par terre d'un chariot élévateur en manœuvre. Personne ne fut blessé, mais tout le chargement, qui vaudrait aujourd'hui 100 000 €, fut détruit et jeté.

En fait, une des fourches s’était soudainement rompue… avec les conséquences mentionnées ci-dessus.

On nous appelle pour savoir si un contrôle non destructif pourrait être utilisé pour éviter une avarie similaire. Bien sûr, nous avons immédiatement compris que nous étions réellement au cœur de notre métier ! Ordinateurs ou pas, le centre d’intérêt, c’était des fourches… et c’est de l’acier… c’est facile à contrôler par magnétoscopie !

En France, le contrôle réglementaire annuel des fourches était effectué de la façon suivante : un prestataire de service, certifié par l’Administration française, envoyait un opérateur avec un camion dans lequel de nombreux poids en fonte serviraient pour effectuer un test de résistance à la charge. Sur chaque fourche, selon la charge maximale autorisée pour la fourche considérée, le contrôleur plaçait un ou plusieurs poids de fonte et cherchait à voir l’apparition d’une fissure dans la zone courbée reliant les bras vertical et horizontal de la fourche. Cette zone est celle où les contraintes sont maximales lorsque la fourche est utilisée et c'est dans cette zone que des criques, toutes perpendiculaires aux efforts, apparaîtront un jour. Quand elle démarre, une fissure est si fine qu’elle n’est pas visible à l'œil nu.

Un simple contrôle magnétoscopique effectué avec un électroaimant portatif et soit de la peinture blanche de contraste + liqueur magnétique noire, soit une liqueur magnétique fluorescente, est capable d'alerter le contrôleur en quelques secondes, même si la fourche n'est pas sous contrainte de tension ! Cela signifie qu'un contrôleur inspectera de façon fiable un nombre beaucoup plus important de fourches par jour qu’en utilisant le contrôle visuel avec différentes charges. Néanmoins, ce contrôle magnétoscopique n'est pas accepté en remplacement du procédé réglementaire d'"haltérophilie".

Cependant, toute société utilisant un seul chariot élévateur, ou des dizaines, dispose d’un moyen économique pour effectuer, disons tous les six mois, un contrôle de "sécurité" ; ce contrôle n'est pas "légal"… mais si utile !!! Cela pourrait éviter certains accidents. Par conséquent, si on découvre une fourche comportant une petite fissure, un tel essai peut permettre de maintenir en service la fourche, sous réserve que la fréquence du contrôle soit augmentée - exactement comme pour les avions : quand une fissure est détectée, très souvent, l'équipement ne nécessite pas d’être mis hors service, mais il fait l’objet d’une plus grande surveillance. En agissant ainsi, on peut laisser l’équipement en service en toute sécurité pendant des centaines ou des milliers d'heures/cycles supplémentaires, abaissant ainsi les coûts induits par un arrêt non-planifié, un démontage, un remplacement.

On sait qu’un très grand nombre de sociétés utilisent des chariots élévateurs. Un électroaimant + le(s) bon(s) produit(s) de magnétoscopie + les conditions appropriées d'observation est un moyen très économique pour une sécurité accrue. De plus, le contrôleur n’a pas besoin d’être certifié, pour autant qu’il ait été suffisamment formé par le fournisseur. C’est un des très rares cas où :
• L'emplacement de la fissure est bien connu.
• La direction de la fissure est toujours la même.

Le contrôle magnétoscopique est donc très facile, rapide et efficace.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Dimanche, 12 Février 2012 11:32 )