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Contrôles magnétoscopiques surprenants

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Écrit par Administrator
Mardi, 01 Février 2011 13:50

Les remontées mécaniques, qu’il s’agisse de téléskis, de télésièges, de télécabines ou de téléphériques, doivent être contrôlées conformément à des réglementations extrêmement strictes.

Les contrôles non destructifs sont effectués de début mai jusqu’à octobre, par des opérateurs certifiés (Niveau 1) ou des contrôleurs certifiés (Niveau 2) qui sont souvent des montagnards qui ont également reçu une formation en ‘‘travaux acrobatiques’’.

Ces contrôles sont beaucoup plus stricts que ceux sur montagnes russes ou autres manèges à sensations. Ils rendent beaucoup plus sûres les remontées mécaniques, ce qui peut être vérifié par le rapport du nombre passagers/nombre d’accidents avec ou sans blessés ou morts.

Les principales méthodes de CND utilisées sont :
• Pour les câbles : une méthode électromagnétique utilisant des sondes à effet Hall.
• Pour les autres pièces : courants de Foucault (ET), ressuage (PT) et magnétoscopie (MT).

À titre d’exemple, les soudures sur les pylônes sont contrôlées sur site par magnétoscopie avec produits colorés.

De nos jours, ces pylônes sont réalisés en acier galvanisé par immersion à chaud. De ce fait, une peinture blanche de contraste est appliquée, puis, lorsque ce revêtement est sec au toucher, une liqueur magnétique noire est pulvérisée. Un électroaimant induit l’aimantation, rarement un aimant permanent (c’est le cas si aucune alimentation électrique n’est disponible).

Après contrôle, la peinture blanche de contraste reste sur les cordons de soudure et les ZAT (Zones Affectées Thermiquement). Les directions techniques locales des remontées mécaniques peuvent demander aux prestataires de service en charge de la magnétoscopie d’éliminer cette peinture. Il s’agit d’un travail long et fastidieux, d’où l’intérêt d’utiliser une peinture pelliculaire. De toute manière, l’épaisseur de ce revêtement doit être de 50 µm au maximum pour effectuer la magnétoscopie : autant dire qu’il faudra l’enlever avant de refaire le prochain contrôle, à moins d’utiliser la couche de l’année précédente comme fond de contraste, s’il en reste suffisamment !

Une petite anecdote juste pour s’amuser : l’un de nous avait été interrogé par un prestataire de service dans les années 80. Le responsable voulait savoir s’il pouvait faire de la magnétoscopie sur des éléments de funiculaire revêtus de peinture claire de 200 µm d’épaisseur. La réponse fut un ‘‘non’’ catégorique : c’est beaucoup trop pour faire de la magnétoscopie.

La peinture ne fut pas enlevée et le contrôle magnétoscopique fut effectué. Aucun incident ou accident ne survint par la suite.

Revenons à nos pylônes. Certains sont revêtus de peinture claire dont l’épaisseur est suffisamment faible pour que l'on puisse effectuer le contrôle magnétoscopique sans la décaper et sans besoin d’appliquer une peinture de contraste.

Il arriva que sur un tel pylône, lors d’une visite décennale réglementaire, un contrôle mit en évidence une indication impressionnante tout au long de la soudure. L’opérateur, expérimenté, élimina l’indication par essuyage au chiffon, puis refit l’essai en mettant les pôles de l’électroaimant dans une autre position. Même indication impressionnante.

Il eut une idée - très particulière : il prit un tournevis de sa boîte à outils, mit l’extrémité sur la zone de la soudure… et poussa le tournevis. Croyez-le ou non -- mais vous pouvez le croire, c’est une histoire vraie : le tournevis s’enfonça sans aucun effort dans ce qui était supposé être une soudure ! En fait, cette zone, montée 20 ans auparavant, n'avait pas été soudée ! Et le contrôle réglementaire, dix ans avant, n’avait pas détecté de non-conformité !


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Jeudi, 19 Mai 2011 20:37 )