French (Fr)English (United Kingdom)

DPC NEWS : un site d'information sur le ressuage et la magnétoscopie

DPC

Rechercher

VOS CONTRIBUTIONS

Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service: aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

Merci vivement d’avance de votre contribution.

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
Visites depuis Avril 2008

Inscrivez-vous

DPCNews


Recevoir du HTML ?

Certificats d’analyse d’halogènes et de soufre

Imprimer
Envoyer
Écrit par Administrator
Mercredi, 01 Avril 2009 08:27

En France, il y a de nombreuses années, le premier utilisateur de produits de ressuage exigeant des produits à faibles teneurs en soufre et en halogènes fut un constructeur majeur d’équipements aéronautiques.
Lors d’une conférence internationale sur l’industrie aéronautique, dans les années 70, l’un d’entre nous interrogea un autre constructeur aéronautique européen :

- "Qu’en est-il de l’analyse des halogènes et du soufre dans les produits de ressuage ?"
Notre interlocuteur nous répondit le plus sérieusement du monde :
- ‘‘En fait, on s’en moque, c'est beaucoup trop cher !"

Pourriez-vous le croire ?

Cette exigence semblait inutile à certains, quoiqu'il devint bientôt évident qu’en raison des alliages spécifiques utilisés dans les turbomachines et les réacteurs nucléaires, cela aurait dû être une préoccupation majeure.
En effet, l’analyse de ces substances chimiques a un coût non négligeable.
Le coût induit peut être relativement élevé pour des lots de faible volume et des produits dont le prix est relativement bas : les révélateurs secs correspondent exactement à ce cas.

En contrepartie, lorsqu’il s’agit de lots très grands, le coût de l’analyse est réparti sur une grande quantité et le coût au litre/kg est marginal. Tel est le cas des pénétrants fluorescents en vrac ou des pénétrants colorés et des révélateurs humides non aqueux, soit en vrac soit en générateurs d’aérosols.

Dans les années 70, ces analyses pouvaient être effectuées par le fabricant/fournisseur ou sous-traitées à des laboratoires indépendants.
Les produits utilisables dans les CNPE (Centres Nucléaires de Production d'Électricité) français doivent être analysés uniquement par des laboratoires agréés par l’EDF. Le coût de même que les délais de leur réalisation peuvent être quelque peu différents selon les laboratoires.

Les fournisseurs de produits PT ont d'abord opté pour facturer séparément cette prestation ; mais de nombreux clients n'ont pas accepté le coût supplémentaire, déclarant que cela devait être à la charge des donneurs d’ordre.

Certains clients avaient des donneurs d’ordre dans l’industrie aéronautique et/ou dans l’industrie nucléaire aussi bien que des donneurs d’ordre pas du tout impliqués dans ces secteurs, et ils étaient réticents pour payer pour deux stocks de produits de ressuage (l’un fourni avec les analyses et l’autre sans) ou pour des produits de ressuage analysés utilisés pour des donneurs d’ordre non intéressés par ces analyses.

Donc, de plus en plus, les fournisseurs de ressuage ont voulu "répartir" les coûts des analyses sur chaque litre ou kilogramme de tous les produits qu'ils fabriquaient. Cela faisait supporter aux produits fabriqués en faibles quantités un surcoût acceptable tandis que le prix des produits fabriqués en très grandes quantités n'était presque pas majoré.

Une question intéressante : Les fabricants/fournisseurs jouaient-il franc jeu ?

En fait, les exemples suivants sont donnés ici comme sujets de réflexion. On suppose qu’ils n’existent plus. Mais des articles à paraître ultérieurement vous aideront à déjouer quelques… pratiques malhonnêtes.

• Un fabricant qui fabriquait un lot satisfaisant et qui ensuite affectait le même numéro de lot à plusieurs lots supplémentaires.
• Un fabricant dont les certificats ne mentionnaient que des valeurs types ‘‘inférieure à…’’ sans préciser les résultats réels d’analyse pour le lot concerné.
• Un fabricant qui stipulait que ses produits pourtant halogénés, solvants et révélateurs humides non aqueux satisfaisaient à l’exigence, inférieure à 200 ppm, de l’EDF, après évaporation alors que la spécification EDF est très claire : pas d’évaporation autorisée avant les analyses. Les analyses doivent être effectuées sur les produits à l’état de livraison.
Etc.

Au fait, qu’est-ce qu’un lot ?

La définition de l’EDF est : la quantité fabriquée dans une cuve (qui peut être aussi petite que 10 litres ou aussi grande que 10 000 litres) en même temps. Cela signifie qu’un nouveau numéro de lot sera affecté et qu’une nouvelle analyse sera effectuée, si des matières premières sont introduites dans la cuve même si elle n’est pas vide.
Cela pour empêcher la procédure suivante :

Tant que les mêmes matières premières avec les mêmes numéros de lot sont utilisées pour fabriquer, par exemple, un pénétrant, le même numéro de lot du produit est affecté au produit... et aucune analyse supplémentaire n'est effectuée !

De plus en plus de donneurs d’ordre se rendent dans les usines de leurs fournisseurs pour prélever des échantillons pour analyse ultérieure et les échantillons sont pris sur des produits LIVRÉS et analysés. Ces contrôles croisés sont suffisamment décourageants pour que ces exemples ne fassent partie que de l’histoire ancienne.

Mais sommes-nous aussi certains que les analyses donnent toujours les vraies valeurs ?

Un futur article vous amènera encore à y penser à deux fois !


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Vendredi, 20 Mai 2011 08:34 )