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L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service: aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

Merci vivement d’avance de votre contribution.

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Pollution inattendue par le soufre

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Écrit par Administrator
Vendredi, 01 Mai 2009 09:14

Il y a plusieurs d'années, un utilisateur nous téléphona pour nous demander si le pénétrant et le révélateur humide non aqueux portant tel et tel numéros de lots étaient toujours "valables". Grâce aux numéros de lots, nous avons répondu que leurs dates de péremption étaient largement dépassées. L'utilisateur, un grand client, nous dit qu'il avait environ vingt bidons inutilisés de 10 litres de pénétrant et de révélateur humide non aqueux.

"Pourrions-nous vous les renvoyer ?" Comme le client ne savait pas comment s’en débarrasser, nous avons donné notre accord :
"Veuillez, s’il vous plaît, nous les retourner en port payé."

À l’arrivée, notre surprise fut... grande !

Sur la palette, nous vîmes vingt bidons de 10 litres avec étiquettes de révélateur pour films radiographiques.

Incrédules, nous ouvrons les bidons... qui renferment un pénétrant coloré et un révélateur humide non aqueux. Bien... mais ces produits ont été utilisés sur des pièces nucléaires et le donneur d’ordre impose que chaque lot soit fourni avec un certificat d'analyse stipulant moins de 200 ppm (0,02 %) de soufre, parmi d'autres éléments.
Voyez-vous le problème ? Le révélateur pour films radiographiques renferme du sulfite de potassium, c'est-à-dire un produit chimique à forte teneur… en soufre !!

Cela signifie que des produits, comme le pénétrant et le révélateur humide non aqueux ayant des teneurs en soufre rigoureusement contrôlées, avaient été reconditionnés dans des bidons ayant initialement contenu des produits chimiques à forte teneur en soufre. Qui peut prouver que ces bidons avaient été vraiment nettoyés avant d’être remplis de produits de ressuage ? Quel nettoyant avait-il été utilisé ? Subsistait-il encore des traces du révélateur initial et/ou du nettoyant dans les bidons quand ils ont été remplis de produits de ressuage ? Quel aurait été le résultat de l’analyse de la teneur en soufre si un échantillon avait été prélevé dans ces bidons ?

Cet exemple n'est pas unique.
Une de nos sociétés a dû se battre pendant plusieurs mois pour un problème similaire, cette fois-ci à propos de la teneur en chlore. Un contrôle aléatoire, effectué par une très importante société d'audit, sur un échantillon d'un nettoyant prélevé sur un bidon dans une usine d’un sous-traitant conduisit à une teneur anormalement élevée en chlore, bien supérieure à la limite acceptable de 200 ppm. Le fournisseur du nettoyant a été immédiatement accusé de tromperie ! Mais, en fait, l'échantillon avait été prélevé dans des conditions non contrôlées : pas depuis le bidon du fournisseur, il n'y avait aucune traçabilité du numéro de lot, personne n'était sûr des produits qui avaient pu être mélangés dans le bidon. Mais plusieurs mois et de maintes et âpres réunions furent nécessaires pour disculper le fournisseur !

La leçon : utilisez de préférence les emballages d’origine fournis par le fournisseur. En cas de besoin de reconditionnement, malgré tout, assurez-vous que le nouveau bidon est vraiment complètement exempt de TOUTE trace de produit chimique, reportez sur une étiquette toutes les informations figurant sur l’étiquette d’origine : la référence de produit, le numéro de lot, la date de "péremption", les phrases de risque et de conseils de prudence/les symboles de danger, le nom du produit (par exemple : pénétrant coloré) car la référence du produit peut ne pas être suffisante pour savoir à quoi le produit peut servir.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Vendredi, 01 Mai 2009 00:00 )