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Offre : 50 € - Dépense : 1,5 million € !

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Écrit par Administrator
Mercredi, 01 Juillet 2009 09:56

Quand une offre de prix à 50 € se transforme en une dépense de 1,5 million €*

*Note: Les prix ont été ajustés aux prix actuels.

Dans les années 80, un fabricant de grands organes moteurs aéronautiques a demandé à son fournisseur de produits de ressuage comment il pouvait améliorer les conditions de travail dans la cabine d’application du pénétrant. Ils voulaient que nous leur installions un système d’extraction beaucoup plus puissant.

1- La situation actuelle

En arrivant, nous avons posé quelques questions. Le pénétrant fluorescent éliminable à l’eau était appliqué par pulvérisation électrostatique dans une grande cabine, d’environ 6 mètres de long, 6 mètres de largeur et 4 mètres de haut. Les opérateurs se plaignaient d'un "nuage de pénétrant" rendant cette application tout à fait inconfortable pour travailler dans la cabine, même avec des masques respiratoires.

Nous décidons d'aller dans la cabine pour nous rendre compte des conditions réelles de travail.

Une table roulante sur laquelle se trouve une pièce de 2 mètres de diamètre est introduite. Les portes sont fermées. L'opérateur commence à pulvériser le pénétrant fluorescent et rapidement, c'est vrai, la cabine est remplie d'aérosols fluorescents, bien que le ventilateur du système d’extraction tire la vapeur. Et une quantité impressionnante de pénétrant tombe de la partie inférieure de la pièce jusqu’au sol -- perdu pour rien.

Ce ventilateur d’extraction était vraiment puissant : lorsqu’il a été mis en marche, les murs de la cabine ont été tirés un peu vers l'intérieur. L'air frais capté de l'atelier, hors de la cabine, entrait sans aucun doute à l’intérieur : nos jambes le sentaient !

2- Le coupable

Un coup d’œil au manomètre mesurant la pression de l'air comprimé qui poussait le pénétrant dans le réservoir nous fournit immédiatement la réponse : la pression était d’un peu plus de 100 kPa (1 bar). La partie majeure du pénétrant pulvérisé n’allait pas sur la pièce, mais dans l’air !

Nous avons demandé pourquoi une valeur si élevée, alors que 20 à 30 kPa (0,2 à 0,3 bar) aurait certainement suffi. On nous répondit que des valeurs faibles ne seraient pas efficaces ; de plus, une procédure d'un donneur d’ordre stipulait au moins 100 kPa (1 bar) pour l’"air qui poussait le pénétrant".

Nous avons suggéré de faire comme nous le pensions possible. En utilisant une pression de 30 kPa (0,3 bar), on a recouvert chaque zone de la surface de la pièce et il n'y avait pratiquement pas de pénétrant qui tombait de la pièce. Et aucun nuage de pénétrant du tout ! Tout le monde dans la cabine était enthousiaste. Problème résolu !

3- Trois semaines plus tard

Trois semaines plus tard, nous étions de nouveau près de l'usine. Un appel téléphonique nous a permis de revenir à la cabine, très confiants que chacun était toujours heureux. Surprise ! On nous a dit que la situation était aussi mauvaise que précédemment !

Une enquête rapide dans la cabine nous mena au coupable : de nouveau la pression de l’air ! Le détendeur avait de nouveau été réglé à un peu plus de 100 kPa (1 bar) ! Nous avons expliqué que, trois semaines auparavant, les essais effectués à 30 kPa (0,3 bar) avaient été pourtant très satisfaisants.

- "Pourquoi êtes-vous revenu à 100 kPa (1 bar) ?

-"Nous travaillons ici en 2 équipes. Vous aviez rencontré l’équipe du matin, mais quand l’équipe de l'après-midi est arrivée et a vu le manomètre à 30 kPa (0,3 bar), ils l'ont réglé à 100 kPa (1 bar) ; finalement, c’est ce qui est écrit dans la procédure du donneur d’ordre."

Nous avons expliqué que la procédure du donneur d’ordre pouvait être valable pour un modèle particulier de pistolet de pulvérisation électrostatique, mais elle pouvait être inexacte pour d'autres. Nous avons expliqué que le résultat, c'est-à-dire le recouvrement complet de la pièce, était aussi bon avec 30 kPa (0,3 bar) qu'avec 100 kPa (1 bar), que les conditions de travail étaient bien meilleures, la consommation de pénétrant beaucoup plus faible, que l'installation de traitement des eaux usées aurait moins de pénétrant à retenir.

4- Discussion incroyable

La personne responsable de l'installation a néanmoins demandé une installation plus puissante. Nous avons expliqué qu'une installation plus puissante nécessiterait un renforcement de la cabine, car sa structure pourrait s'effondrer en raison de la dépression créée par l’aspiration de l'équipement. Un autre point à considérer est qu’en hiver, avoir un volume d'air beaucoup plus grand à extraire se traduirait par l’entrée d’un volume d’air froid équivalent plus important venant de l’extérieur et entrant dans l'atelier pour compenser l’air aspiré par la cabine : plus de calories, une vitesse plus grande de l’air dans l’atelier. Ajoutez à cela, le bruit plus important, les vibrations.

- "Alors, Monsieur, que suggérez-vous ?"

- "Je suggère qu'une rondelle soit mise dans la canalisation d’air comprimé pour empêcher d'avoir plus de 30 kPa (0,3 bar) (en dynamique, c'est-à-dire en poussant le pénétrant) dans le réservoir. Si vous avez besoin d'une facture, disons que nous mettons 50 €."

"Bien, Monsieur, techniquement, c'est très intéressant. Mais nous avons demandé, l'année dernière, à notre direction de programmer environ 1,5 M€ pour la rénovation de la cabine/l’amélioration du système d’extraction. Nous avons obtenu l'autorisation, il y a quelques semaines. C'est maintenant impossible pour nous de dire qu'un dispositif à 50 € ferait l’affaire !! Désolé !"

Incroyable ? Non, c’est la vie !


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Vendredi, 20 Mai 2011 10:18 )