French (Fr)English (United Kingdom)

DPC NEWS : un site d'information sur le ressuage et la magnétoscopie

DPC

Rechercher

VOS CONTRIBUTIONS

Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service: aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

Merci vivement d’avance de votre contribution.

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
Visites depuis Avril 2008

Inscrivez-vous

DPCNews


Recevoir du HTML ?

Une expérience très singulière

Imprimer
Envoyer
Écrit par Administrator
Jeudi, 01 Avril 2010 15:44

Au milieu des années 80 cette usine d'une très grande société aérospatiale a obtenu l’accord du Service Financier pour construire un nouveau bâtiment dans lequel de très grands éléments pour avions et fusées doivent être usinés et contrôlés par des méthodes de CND.

Le ressuage à l’aide de pénétrants fluorescents était déjà en service, mais les chaînes existantes étaient à l'étroit dans un local exigu.

Quand la construction du bâtiment fut achevée, et les chaînes de ressuage, installées, l’un d’entre nous fut invité pour voir les nouvelles installations.

Nous sommes entrés dans une très grande pièce, belle, propre : l'espace ne manquait pas. Une grande table est dressée au centre pour faciliter l’examen par du personnel certifié.

Nous commençons à bavarder avec les contrôleurs :

- ‘‘Vous avez maintenant un très grand espace, propre, vous pouvez tourner autour des pièces sans aucun risque de vous cogner dans une machine, un bureau, un collègue ; c’est magnifique !’’

- ‘‘Oui Monsieur, c'est exact... mais nous devons vous dire que les indications étaient beaucoup plus faciles à détecter dans l’ancien local que maintenant ! Nous avons mal aux yeux avant même la fin de notre temps de travail !’’

Un peu surpris, nous poursuivons la visite avec le Responsable CND.

La lumière blanche est éteinte, les sources UV-A sont allumées. Beaucoup de sources dans le local, pour qu'il n'y ait aucune ‘‘zone noire’’ qui pourrait être une source de gêne pour les yeux.
Nous vérifions visuellement les deux cuves de pénétrant... et nous voyons ce qui semble être un liquide laiteux dans les deux ! Très étonné, nous demandons qu'on éteigne les sources UV-A et qu'on rallume la lumière blanche. Les deux pénétrants apparaissent maintenant comme un très beau liquide limpide, sans aucune trace de contamination.

Retour à l'éclairage UV-A. Nous regardons de nouveau les cuves et nous avons de nouveau cet aspect laiteux. De plus, nous ressentons une très étrange impression visuelle, très inhabituelle dans une zone UV-A conçue pour l'examen.

D'un seul coup, nous comprenons l'origine de tous ces problèmes : examen difficile, pénétrants laiteux sous rayonnement UV-A, ‘‘sensation’’ visuelle particulière !

Toute la surface des murs est peinte en jaune avec une légère fluorescence jaune sous rayonnement UV-A !

Quand nous déclarons au Responsable CND que la couleur jaune est LA couleur à ne pas utiliser dans une cabine UV-A, le noir ou le bleu foncé étant les meilleurs choix, il se fâche et répond agressivement :

- ‘‘Cette couleur jaune a été choisie par un coloriste car c'est une couleur relaxante, une des meilleures pour une aire de travail afin que les gens se sentent à l’aise !’’

- ‘‘Monsieur, les contrôleurs doivent détecter des photons jaunes émis par de petites indications de pénétrant fluorescent. Leurs yeux sont immergés dans un océan de photons jaunes émis par les murs ! Comment pourraient-ils voir aisément de faibles indications jaunes ?’’

Remarque : de nombreux pénétrants fluorescents étaient à cette époque plus jaunes que verts ; de nos jours le vert est considéré comme le meilleur choix pour accroître la sensibilité, les yeux étant plus sensibles au vert qu'au jaune.

Ce Responsable CND a été si fâché de nous que pendant plusieurs années, nous n’avons pas pu obtenir de rendez-vous pour le rencontrer, ou rendre visite aux contrôleurs. En fait, ce n’est seulement que lorsqu’il a pris sa retraite qu’une une relation normale a pu être rétablie avec cette usine !

Conclusion : quand votre interlocuteur a pris une décision que vous pensez erronée, essayez d'être diplomate. Faites en sorte qu'il arrive de lui-même à la conclusion que la situation n'est pas ce qu'elle devrait être s'il avait fait le bon choix : ne le mettez pas le séant entre deux chaises !


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.