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Un révélateur qui changea les habitudes

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Écrit par Administrator
Mardi, 07 Juin 2011 15:50

Jadis, le support organique du révélateur humide non aqueux pouvait être à base de 111-trichloroéthane (T-111).
À cette même époque, les CFC (chlorofluorocarbures) étaient les agents propulseurs des générateurs d’aérosols, essentiellement constitués de CFC 11 (trichlorofluorométhane) et CFC 12 (dichlorodifluorométhane).

- Un séchage rapide était la principale caractéristique, parmi d’autres, de ce révélateur.
- Les indications étaient très nettes et le révélateur pouvait également être utilisé à des températures relativement basses.
- De plus, juste après avoir été appliqué, la fine couche de révélateur apparaissait blanc mat.
- L’opérateur pouvait alors vérifier que son application permettait d’obtenir une couche mince et homogène.

Mais, deux évènements changèrent tout.

• En France dans les années 70, l’industrie nucléaire tout comme l’énergie aéronautique exigeaient des générateurs d’aérosols exempts de chlore et de soufre.

• Le 1er janvier 1989, le protocole de MONTRÉAL interdit la fabrication et l’utilisation de plusieurs substances chimiques notamment les CFC et le 111-trichloroéthane.

Cela fut un véritable casse-tête pour les fabricants de produits de ressuage car :

• Aucun autre agent propulseur ne présentait toutes les qualités des CFC.

• Aucun solvant suffisamment volatil non halogéné n’est ininflammable.

Ce genre de situation ne peut se régler qu’en faisant des compromis.

Ainsi, beaucoup de fabricants de produits de ressuage choisirent :

• D’utiliser le GPL (gaz liquéfié de pétrole), un mélange de butane, propane et parfois d’isobutane, comme agent propulseur des générateurs d’aérosols.

• D’utiliser le 2-PROPANOL (synonymes : isopropanol ou alcool isopropylique) comme support liquide volatil non aqueux.

Les opérateurs furent effrayés.

En effet, en appliquant ce nouveau révélateur, ils n’avaient pas ce produit à séchage rapide qui leur permettait de voir la couche blanc mat presque immédiatement.

Les générateurs d’aérosols étaient plus légers que ceux dont ils avaient l’habitude en raison de la plus faible masse volumique du GPL et du 2-propanol comparativement respectivement aux CFC et 1,1,1-trichloroéthane. Les opérateurs en déduisaient qu'il n'y avait pas assez de poudre dans le générateur d’aérosols.

Pour y remédier, ils pulvérisaient à qui mieux mieux du révélateur... juste pour s’apercevoir en fin de compte que la couche de révélateur était beaucoup trop épaisse pour faire un bon contrôle.

Les fournisseurs de produits de ressuage furent assaillis de réclamations/questions et ils ont dû former les contrôleurs à la pulvérisation de ce nouveau type de produit.

Il est préférable d’appliquer une couche mince en appuyant fermement sur le bouton poussoir, puis d’attendre que ça sèche, d’appliquer ensuite une deuxième couche mince si nécessaire. Par expérience, les contrôleurs connaissent la distance la plus efficace entre la buse de pulvérisation et la surface de la pièce, la vitesse la plus efficace de pulvérisation de la surface et la couche de révélateur qui leur permet d’obtenir la plus haute sensibilité.

De nos jours, tous les opérateurs sont habitués à ce révélateur. Certains fournisseurs ajoutent une faible quantité de 2-propanone (synonymes : acétone ou diméthylcétone) pour favoriser une évaporation plus rapide.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Mardi, 07 Juin 2011 20:38 )