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Pénétrant coloré sans révélateur

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Écrit par Administrator
Samedi, 02 Juillet 2011 11:28

C'est un cas très spécifique.

En 1978 (oui, 1978 !), un sous-traitant d’un fabricant automobile français nous téléphona, faisant état qu’il avait un lot de 10 000 maîtres-cylindres de frein de qualité douteuse. Certains d’entre eux pouvaient être cassés. C'est un problème qui n’arrive qu’une fois ; le sous-traitant sait d'où provient le problème. Il a été identifié, mais 10 000 pièces doivent être contrôlées ! Aucun investissement, aucun équipement complexe accepté : une fois encore, c'est un problème qui ne se rencontre qu’"une fois dans une vie".

450 km plus tard, nous voyons les pièces. Très bien usinées, aucun trou borgne. En fin de compte, un problème très "facile de résoudre", au moins pour quelqu'un qui connait le ressuage !

Pendant les cours de formation en ressuage, lorsque le sujet de l’élimination de l’excès de pénétrant est abordé, le formateur indique que, si un solvant doit être utilisé, cela doit être effectué correctement, en utilisant un chiffon légèrement humecté et qu’il ne faut JAMAIS, pulvériser le solvant sur la pièce, ou immerger la pièce dans le solvant.

Néanmoins, l'immersion dans le solvant est la méthode que nous avions recommandée dans ce cas et cela marchait !

Dans le cas d’utilisation d’un pénétrant coloré, vous DEVEZ pulvériser un révélateur humide non-aqueux afin d'obtenir un contraste blanc sur la surface. Nous avions recommandé de NE PAS UTILISER DE RÉVÉLATEUR !

Diable ! Tout cela va à l’encontre des principes fondamentaux du ressuage et vous semblez sûrs que cela marche ! Comment est-ce possible ?

Souvenez-vous : aucun équipement à acheter - donc aucun pénétrant fluorescent avec sa source UV-A.

10 000 pièces à contrôler par des gens qui ne connaissent RIEN au sujet du ressuage. Autant utiliser ce qu’ils avaient sur place.

À cette époque, un produit, que nos jeunes ingénieurs n'ont jamais vu, a été largement utilisé comme dégraissant : le T-111 ou 1,1,1-trichloroéthane. La production et l’importation du 1,1,1-trichloroéthylène, dans l’Union Européenne, ne sont plus autorisées depuis le 1er janvier 1996 parce que cette substance chimique est un responsable majeur de la destruction de la couche d'ozone. C'est LA référence, avec le chiffre 1. Le T-111 s’évapore très rapidement et il n’est pas aussi dangereux pour la santé humaine, il ne dissout pas, ni n’attaque, un grand nombre de matières plastiques.

Concernant l'absence du révélateur, en fait, des essais pratiqués sur des pièces trouvées défectueuses, par examen visuel, ont montré que le pénétrant coloré, qui ressuait de la fissure, était très facile à détecter sur la surface usinée de couleur très claire.

Ainsi, nous avons établi la procédure suivante de contrôle :
• Immerger les pièces dans le T-111 pour les dégraisser (les pièces étaient toujours très propres) (cuve N°1).
• Sortir les pièces. Les laisser sécher pendant une minute.
• Immerger les pièces dans le pénétrant coloré pendant une minute.
• Laisser égoutter pendant une minute.
• Immerger les pièces pendant 10 secondes dans le T-111 (cuve N°2).
• Laisser le T-111 s’évaporer (10 secondes). Pas de révélateur.
• Examiner dans la minute qui suit.
Si la partie est défectueuse, une indication linéaire rouge très mince, très claire, sans équivoque apparaît.

Le T-111 dans la cuve N°2 devait être remplacé lorsque 5 paniers environ de pièces avaient été traités.

Très inhabituel en effet... mais vraiment efficace dans le cas présent !


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Samedi, 02 Juillet 2011 11:38 )