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Plongeon dans du pénétrant fluorescent pour effets spéciaux

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Écrit par Administrator
Samedi, 22 Octobre 2011 12:52

Encore une histoire d’"ancien combattant" ! Mais, comme toujours (du moins comme nous l’espérons !), la leçon tirée d'une histoire VÉRIDIQUE peut être utile à d'autres dans des situations semblables - bien que nous pensions que celle-ci ne se reproduira plus !!

Un vendredi, vers 16 heures environ, c’est la fin de la semaine dans cette société qui fabrique des pièces aéronautiques. Dans la zone de la chaîne de ressuage, tout est à l’arrêt, les contrôleurs classent les dernières fiches de la semaine. Dans une demi-heure, ce sera le début du week-end !

Un employé d'un autre département, qui lui-même n’avait plus le temps pour commencer quelque chose, arriva pour discuter avec le personnel du ressuage. Il cherche une chaise, mais aucune n’est disponible. Il voit une cuve dotée d’un couvercle en bois. Cette cuve est pleine de pénétrant fluorescent lavable à l’eau utilisé dans cette société - 800 litres. Ce couvercle serait une surface très commode pour s’asseoir dessus !

Il s’approcha de la cuve, poussa sur ses pieds et mit ses mains sur le bord du couvercle. Et quelque chose d’à peine croyable arriva : le couvercle glissa, l'homme perdit l’équilibre, le couvercle tomba... et l'homme fit un plongeon dans... la cuve de pénétrant !!!

Immédiatement ses collègues s’approchent de la cuve, leurs mains s’enfoncent dans le liquide, saisissent les mains du plongeur, le sortent de la cuve !

"Le plongeur" eut la chance d’avoir eu une bonne réaction : il n'a pas respiré quand il était immergé dans la cuve sinon il serait probablement mort dans les minutes qui suivaient.

Bien, maintenant, que faire de cet homme fluorescent et mouillé ? Appeler le Médecin du Travail de service, enlever tous ses vêtements. Les collègues le poussèrent sous une douche, espérant que beaucoup d'eau aurait le même effet que sur les pièces métalliques : rincer pour éliminer le pénétrant !

Mais, vous vous en doutez, la couleur jaune-vert restait obstinément sur l’épiderme, sur les cheveux !

Dans les minutes suivantes, le fournisseur du pénétrant reçut un coup de téléphone - vraiment incroyable. Peut-être la première réaction fut de croire à une plaisanterie. Mais il était évident qu'un homme avait vraiment été entièrement recouvert d'un de leurs pénétrants !

Interrogé sur ce que l'on devait faire dans un tel cas, le fournisseur répondit que personne n’en avait la moindre idée : cela n'était jamais arrivé auparavant ! La question a été relayée à la société mère au Royaume-Uni ; la même incrédulité fut la première réaction. Ensuite, des informations plus techniques ont surgi..., mais sous forme de supputations sur ce qu’il convenait de faire pour cet homme !

Une des préoccupations était que les hydrocarbures, constituants de base du pénétrant, pouvaient pénétrer dans le sang et envahir ensuite tous les organes internes. L’épiderme est perméable à toutes sortes de substances chimiques. De plus, l’épiderme complètement recouvert de "peinture" ou d’une couche non-perméable peut faire mourir le sujet : les toxines ne peuvent plus être évacuées, le corps ne peut plus réguler sa température par la sueur, etc.

La première chose à mettre en place :
• Tous les quinze jours, analyse du sang pour déterminer la teneur en hydrocarbures et autres dérivés ; surveiller le foie, les reins et les autres organes.
• Chaque jour, laver le corps entier à l’eau savonneuse ; aucun détergent, aucun solvant.
• Changer de sous-vêtements chaque jour ; changer les draps de dessus et de dessous plusieurs fois par semaine.
• Si les résultats d’analyse sont satisfaisants, faire une analyse de sang une fois par mois.
• Croiser les doigts.

Ce n'est qu'au bout de 6 mois, en raison du remplacement naturel de l’épiderme, que toute trace de fluorescence disparut du corps. La quantité de vêtements, de draps, de sous-vêtements souillés par le colorant fluorescent et d’autres substances chimiques était impressionnante. Tous étaient à jeter.

L'homme semblait n'avoir eu aucune séquelle particulière à la suite de cet incident.

Devinez quel a été son plus drôle moment après son plongeon ? En fait, ce même vendredi, en soirée, en tant que musicien dans un groupe de rock, il a joué dans une boîte de nuit... sous beaucoup de sources UV-A !!! Vous imaginez qu'il a eu plus de succès que jamais auparavant !

La formule des pénétrant utilisés à cette époque (fin des années 60, début des années 70) serait aujourd'hui étiquetée extrêmement nocive, selon nos "normes", "réglementations", etc. actuelles. Néanmoins cette expérience unique (unique, autant que nous le sachions !) peut aider les utilisateurs actuels à comprendre qu'il faut, certes, prendre des précautions, mais qu'il n'est pas nécessaire de tirer la sonnette d’alarme chaque fois qu’une goutte de pénétrant actuel éclabousse la peau par accident.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Samedi, 22 Octobre 2011 13:23 )