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Ressuage : une étuve de séchage mal conçue

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Écrit par Administrator
Samedi, 19 Novembre 2011 10:54

Une courte histoire ''Surprenante, mais véridique'', encore une fois sur une conception défectueuse. Cela remonte au début des années 70... oui, une vieille histoire ! Une histoire d’anciens combattants, bien sûr.

Un fabricant français bien connu de soupapes de moteurs pour voitures, camions, moteurs, même navires, avait acheté une chaîne complète de ressuage. Les soupapes étaient contrôlées à l'aide d'un pénétrant fluorescent lavable à l'eau et un révélateur sec, inscrits dans la liste des produits homologués de la spécification militaire américaine MIL-I-25135 C (ASG)(*) qui était en vigueur à cette époque.

De nombreux paramètres sur cette chaîne, par exemple les paramètres de lavage,... étaient surprenants, avec une influence dramatique sur la qualité de détection.

Le sujet de ce mois est l’étuve de séchage.

Sachez que cette spécification ne stipulait pas d’exigence concernant la stabilité thermique de la fluorescence des pénétrants.
Aussi, de nombreux pénétrants, inscrits dans la liste des produits homologués, étaient sujets au phénomène d’évanouissement de la fluorescence (connue sous le terme anglais de "heat fade"(*)).

À température élevée, l’intensité de fluorescence de ce pénétrant était plus faible qu’à température ambiante. Cependant, une étuve de séchage était pourtant nécessaire pour sécher les pièces après lavage à l’eau, et avant application du révélateur sec. Par conséquent, l’étuve de séchage aurait dû être réglée à 60-65°C pendant quelques minutes.

Même ces conditions assez "douces" affectaient la sensibilité et la fiabilité.

L'utilisateur se plaignait de l’étuve de séchage. Les pièces séjournaient dans l’étuve de séchage pendant une heure, à 100°C, mais sortaient avec encore une certaine humidité en certains endroits !

Nous avons rapidement trouvé le coupable : une conception erronée. Il n'y avait pas de ventilateur dans l’étuve de séchage, l'air ne circulait pas, sauf par effet de convection due à la différence de température entre le haut et le bas. Il y avait beaucoup de pièces dans les paniers, bien plus que prévues lors de conception. L’étuve de séchage était le "goulot d’étranglement" dans la chaîne.

Nous avons d’abord suggéré de doter l’étuve de séchage d’un ventilateur pour assurer le recyclage de l’air et, en même temps, de réduire et de régler la température à 60°C. Nous avons également proposé d'autres changements fondamentaux, principalement compte tenu de la manière dont le pénétrant était utilisé, tels que les paramètres de lavage, etc.

Cette courte histoire doit vous rappeler que le séchage est une étape BIEN PLUS EFFICACE quand il y a un mouvement relatif entre l'air et la surface. En fait, plus la vitesse de l'air est élevée, plus le débit est fort, plus le séchage sera rapide pour une température donnée. Non seulement il est beaucoup plus efficace, mais il diminue les coûts, car moins de calories sont utilisées pour obtenir le bon résultat : les pièces sèchent sans effet néfaste sur le pénétrant.

Référence

(*) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Les spécifications qui ont changé les produits de ressuage, août 2008, sur notre site Internet :
http://www.ressuage-magnetoscopie-penetranttesting-magnetictesting-dpc.info/site/fr/informations/infos-ressuage/162-les-specifications-qui-ont-change-les-produits-de-ressuage


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Samedi, 19 Novembre 2011 15:52 )