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Nettoyez régulièrement vos cuves de ressuage !

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Écrit par Administrator
Samedi, 14 Avril 2012 15:43

À la fin des années 70, un malencontreux incident survint sur une cuve de pénétrant chez un constructeur aéronautique.

La cuve de 4600 litres contenait un pénétrant fluorescent à post-émulsion, inscrit au Groupe VIB dans la liste des produits homologués conformément à la spécification militaire américaine MIL-I-25135C(1), alors en vigueur. Cette spécification a été remplacée, plus tard, par la SAE-AMS 2644.

Notez que le Groupe VIB de la spécification MIL-I-25135C, utilisée à cette époque, correspondrait à un pénétrant classé Type 1, Méthode D, sensibilité Niveau 4 dans la spécification SAE-AMS 2644 ou dans la norme ISO 3452-2.

Des pièces étaient tombées accidentellement au fond de la cuve.

Le contrôleur devait vérifier la chaîne à l’aide des éprouvettes nickel-chrome de (10 et 20 µm) qui sont appelées de nos jours pièces de référence de Type 1 de la norme ISO 3452-3:1998. Le contrôleur était incapable de voir les indications de fissures qu’il avait vues parfaitement la veille.
Le Directeur Assurance Qualité fut immédiatement alerté. Il décida d’interdire l’utilisation de cette cuve de pénétrant jusqu’à nouvel ordre et il téléphona aux Services Techniques du fabricant/fournisseur.

Cet entretien téléphonique mit en évidence le fait que la cuve, qui n’était pas dotée de couvercle, n’avait pas été nettoyée depuis bien longtemps. En conséquence, lorsque les pièces chutèrent, la boue accumulée au fond fut mise en suspension dans le pénétrant. Cela rendit impossible la détection des fissures sur les pièces de référence.

Le fournisseur recommanda de suivre cette procédure :
• Laisser reposer la cuve pendant plusieurs jours pour que la boue décante,
• La couche supérieure du pénétrant clair et limpide dut ensuite être pompée de la cuve et transvasée dans des fûts propres et secs,
• Le pénétrant "trouble" dut être pompé de la cuve et transvasé dans des emballages rénovés pour être ensuite envoyé à un récupérateur agréé.

En fond de cuve, on découvrit, de la boue, comme on pouvait s’y attendre, mais aussi des mégots de cigarettes, des bouteilles de bière vides (à cette époque, il n’était pas encore interdit de fumer et de consommer des boissons alcoolisées dans les ateliers) et bien d’autres choses encore !

La boue avait été "produite" par toutes les particules et/ou substances solides et/ou volatiles en suspension dans l’atmosphère de l’atelier. Non seulement, elles s’aggloméraient dans le pénétrant, mais certaines particules pouvaient également être "collées" par certains constituants du pénétrant. Quant aux mégots de cigarettes, aux bouteilles de bière vides et aux autres choses, cela relevait du comportement inadmissible de certains.

La cuve fut soigneusement nettoyée et séchée. Le pénétrant récupéré, clair et limpide, fut remis dans la cuve, tandis qu’un apport de pénétrant entièrement neuf fut effectué pour la remise à niveau.

Le contrôleur repassa les mêmes pièces de référence dans la chaîne et trouva facilement les indications de fissures, conformes à celles des photos de référence.

Cependant, pendant près d’une semaine, cette chaîne avait été hors service, avec des conséquences faciles à comprendre sur la production.

C’est pourquoi nous recommandons le nettoyage régulier des cuves de pénétrant, mais également de celles d’émulsifiant hydrophile, en fonction des conditions d’exploitation : par exemple, une fois par an, pour les pénétrants, ou plus souvent (dans les fonderies, en particulier) et en fonction des besoins, pour les émulsifiants. Le nettoyage peut être effectué lors de longs week-ends ou pendant les périodes de fermeture pour congés. De plus, il faut rappeler aux opérateurs que les cuves de produits de ressuage ne sont pas des poubelles.


Référence

(1) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Les spécifications qui ont changé les produits de ressuage, août 2008, document complété et actualisé en avril 2012: Sur notre site Internet.


Références normatives

• Military Specification MIL-I-25135C (ASG), Inspection Materials, Penetrants, Amendement du 12 septembre 1979.

• SAE-AMS 2644E: Inspection Material, Penetrant, Society of Automotive Engineers (SAE), 400 Commonwealth Drive, Warrendale, Pennsylvanie 15096, États-Unis d’Amérique, 2006.

• ISO 3452-3:1998 Essais non destructifs - Examen par ressuage - Partie 3 : Pièces de référence, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 1998.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Samedi, 15 Septembre 2012 15:25 )