French (Fr)English (United Kingdom)

DPC NEWS : un site d'information sur le ressuage et la magnétoscopie

DPC

Rechercher

VOS CONTRIBUTIONS

Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service: aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

Merci vivement d’avance de votre contribution.

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
Visites depuis Avril 2008

Inscrivez-vous

DPCNews


Recevoir du HTML ?

Ressuage et peinture : de faux amis !

Imprimer
Envoyer
Écrit par Administrator
Samedi, 05 Mai 2012 11:38

Dans les années 80, un soir, coup de téléphone d’un homme qui a besoin d’aide !

Il nous explique son problème incroyable :
- J’ai utilisé un pénétrant coloré pour contrôler des soudures sur un réservoir GPL ; j’ai sablé la zone, j’ai appliqué la couche de peinture blanche demandée. Presqu’immédiatement, j’ai vu des anneaux rouge rosé apparaître près des caniveaux des cordons de soudure. J’ai attendu que la peinture sèche, puis j’ai appliqué une nouvelle couche de peinture. Les anneaux sont réapparus. J’ai maintenant appliqué 7 couches de peinture, et les anneaux sont toujours visibles ! Que puis-je faire ? Mon client n’accepte pas cet aspect visuel !"

- "Eh bien, Monsieur :
• Soit vous décapez les couches de peintures, au moins dans les zones concernées, et vous vous assurez que toutes les traces de pénétrant ont disparu avant de repeindre.
• Soit vous demandez à votre client l’autorisation d’utiliser une peinture de couleur foncée."
(Cette dernière option ne serait pas acceptée : tous les réservoirs de GPL doivent être peints en blanc pour limiter la montée en température au soleil).

Cet homme travaillait dans une grande chaudronnerie à une époque où ces fabricants peignaient eux-mêmes les réservoirs.

De nos jours, en raison de règles strictes, l’application de la peinture est une affaire de spécialistes : spécifications des donneurs d’ordre, règles de sécurité à observer lors de l’utilisation des produits, garantie de prévention contre la corrosion, etc., tout cela rend la situation plutôt contraignante. Tout est enregistré, la référence des produits, les numéros de lot, le matériel d’application, les étalonnages des appareils de mesure avec les dates/certificats d’étalonnage, la préparation de surface, les paramètres du revêtement de peinture : épaisseur, adhérence, souplesse, brillance, absence de porosité, etc.
Aussi, revenons à notre homme : qu’aurait-il dû faire alors ?

• Immédiatement après examen des indications de ressuage, il aurait dû nettoyer soigneusement toutes les surfaces revêtues de pénétrant, soit en utilisant un solvant et des chiffons, soit, mieux, en utilisant des générateurs d’aérosols de révélateur humide non aqueux, en fait exactement comme pour la révélation des défauts par ressuage. Il aurait dû en pulvériser une couche relativement épaisse, mouillant ainsi la surface, de manière à ce que le solvant s’évapore en 5/10 minutes, ou plus, au lieu de la courte durée spécifiée pour l’examen. S’il l’avait fait, le révélateur aurait extrait le pénétrant hors des discontinuités qui n’ont pas été détectées ou qui ont été acceptées comme telles et non réparées. En fait, il aurait dû faire cela plusieurs fois, exactement de la même manière que celle utilisée pour nettoyer les éprouvettes de référence.

• Une autre façon eût été probablement de réfléchir un peu avant de faire le ressuage. Si le réservoir était en acier au carbone, si la spécification du donneur d’ordre le permettait, un contrôle magnétoscopique (MT) aurait demandé moins de temps, aurait été plus facile et au moins aussi efficace - et n’aurait pas occasionné l’apparition d’anneaux après peinture !

Mais MT nécessite du matériel, oui. PT semble plus facile.

Beaucoup de gens pensaient alors qu’un sablage était suffisant pour éliminer toutes les traces de pénétrant - en fait, le sablage est très efficace pour nettoyer les surfaces ! (Peut-être pourrions nous rencontrer des gens qui le pensent encore de nos jours !). Le sablage enlève les contaminants de surface (corrosion, etc.) et, par dessus tout, confère à la surface la rugosité requise pour faciliter l’adhérence de la peinture.

Un autre point qu’il faut avoir à l’esprit : la peinture et les pénétrants sont souvent non compatibles : mieux vaut ne pas avoir de pénétrant en contact avec la peinture, car cela pourrait exercer un effet très négatif sur la qualité du revêtement ! Nous avons eu des cas où, dans un même atelier, des contrôles par ressuage étaient effectués à l’aide de générateurs d’aérosols, alors qu’à 20 mètres de là, des pièces passaient en peinture. Les aérosols (gouttelettes infimes) de pénétrant qui se déposaient sur les pièces en attente de peinture induisaient des problèmes d’adhérence de la peinture. Bien entendu, pour trouver la solution au problème (la qualité de la peinture, l’aptitude professionnelle de l’opérateur, la propreté du matériel, étaient mises en cause), il fallait quelqu’un d’un peu curieux se "promenant" dans les ateliers pour souligner que, compte tenu de la ventilation, il était extrêmement probable que des aérosols de pénétrant se retrouvent dans la zone des pièces en attente de peinture. Il suffit alors de poser la question : "N’avez-vous vraiment pas de problème d’adhérence de peinture sur vos pièces ?" Assez facile alors pour que le fournisseur de produits de ressuage… résolve un problème casse-tête de qualité de peinture.

Les pénétrants et les peintures ne sont pas amis !


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).
Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.
Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Samedi, 05 Mai 2012 11:56 )