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Qu’en est-il de la sensibilité des pénétrants colorés ?

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Écrit par Administrator
Dimanche, 10 Juin 2012 15:23

Lorsque la Révision D(*) de la spécification militaire américaine MIL-I-25135 (ASG) entra en vigueur le 29 juin 1984, certains fabricants de produits de ressuage avaient dû reformuler tout ou partie de leurs produits.

En effet, cette Révision D comportait de nouvelles exigences telles que le point d’éclair en vase clos (Méthode Pensky-Martens) qui devait être de 93°C au minimum.

Un fabricant profita de cette occasion pour reformuler un de ses pénétrants colorés homologué conformément à la Révision C, dont le point d’éclair, en vase clos (Méthode Pensky-Martens), était de l’ordre de 70°C, pour concevoir un pénétrant "bas prix".

Ce nouveau pénétrant était "à la limite" des exigences de la Révision D et il fut inscrit, comme pénétrant Type 2 Méthodes A et C dans la QPL (Qualified Products List = Liste des produits homologués) de cette spécification.

Certains utilisateurs de ce nouveau pénétrant eurent la surprise de ne pas détecter toutes les discontinuités qu’ils trouvaient sur leurs éprouvettes avec l’"ancienne" formule !

À ce propos, la spécification MIL-I-25135 n’avait pas de classification de niveau de sensibilité pour les pénétrants colorés. La réponse était "Passe" ou "Ne passe pas". Cette situation s’est reproduite dans la spécification SAE-AMS-2644E qui arriva plus tard pour remplacer la MIL spec. Pourquoi une telle situation ? Le test de sensibilité pour la qualification était effectué sur l’éprouvette identique au comparateur de pénétrant décrit à l’Annexe A de la norme ISO 3452-5, également connue comme l’éprouvette ASME. Cette éprouvette ne peut pas être entièrement nettoyée entre les essais : un jeu d’éprouvettes ne doit être utilisé qu’une seule fois ! De plus, les fissures sur ces éprouvettes sont plutôt faciles à détecter même lorsque des pénétrants de faible niveau de sensibilité sont utilisés.

D’où une question fondamentale : les pénétrants colorés inscrits dans la QPL soit de la Révision C, soit de la Révision D, ou encore de la Révision E de la spécification SAE-AMS-2644 ont-ils une sensibilité similaire ?

Nous n’en sommes pas si sûrs !

D’un autre côté, la norme ISO 3452-2:2006 relative au ressuage exige que la sensibilité des pénétrants colorés soit déterminée en utilisant les pièces de référence Type 1 de 50 et 30 µm comme définies dans la norme ISO 3452-3:1998.

Deux niveaux de sensibilité sont définis :
• Niveau de sensibilité 1 (normale) : la famille de produits de ressuage (la "famille de produits" est définie dans la norme ISO 12706) doit trouver 90 à 99 % des discontinuités sur l’éprouvette de 50 µm et moins de 75 % sur celle de 30 µm.
• Niveau de sensibilité 2 (haute) : La famille de produits doit trouver 100 % des discontinuités sur l’éprouvette 50 µm et au moins 75 % sur celle de 30 µm.

Très probablement, ce "nouveau pénétrant", dont nous avons parlé précédemment, aurait été classé Niveau 1 si cette norme avait existé à cette époque.

Mais une question fondamentale se pose : pourquoi un pénétrant coloré de Niveau 1 ?

L’exigence de trouver "moins de 75 %" des discontinuités sur l’éprouvette de 30 µm est une stipulation beaucoup trop large ! Cela signifie qu’un pénétrant trouvant 5 % des discontinuités et un autre 70 % seront tous les deux qualifiés comme étant de Niveau 1.

Ce serait une bonne idée que la norme n’accepte que les pénétrants de Niveau 2.

Ayez présent à l’esprit que, bien souvent, le ressuage coloré est utilisé lorsqu’un niveau élevé de sensibilité est requis alors que l’utilisation d’un procédé de ressuage fluorescent serait impraticable – en raison par exemple du niveau de lumière visible.



Référence

(*) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN : "Les spécifications qui ont changé les produits de ressuage" : Sur notre site Internet.


Références normatives

• SAE-AMS 2644E: Inspection Material, Penetrant, Society of Automotive Engineers (SAE), 400 Commonwealth Drive, Warrendale, Pennsylvania 15096, États-Unis d’Amérique, 2006.

• ISO 3452-5:2008 Essais non destructifs - Examen par ressuage - Partie 5 : Examen par ressuage à des températures supérieures à 50 degrés C, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 2008.

• ISO 3452-2:2006 Essais non destructifs - Examen par ressuage - Partie 2 : Essai des produits de ressuage, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 2006.

• ISO 3452-3:1998 Essais non destructifs - Examen par ressuage - Partie 3: Pièces de référence, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 1998.

• ISO 12706:2009 Essais non destructifs - Contrôle par ressuage – Vocabulaire, Organisation Internationale de Normalisation, Genève, Suisse, 2009.

• MIL-I-25135C, Inspection Materials, Penetrants Military Specification, 21 octobre 1959.

• MIL-I-25135D, Inspection Materials, Penetrants Military Specification, 24 juin 1984.

• MIL-I-25135E, Inspection Materials, Penetrants Military Specification, 26 juin 1989.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).
Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.
Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - ou non techniques - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

 

Mis à jour ( Samedi, 15 Septembre 2012 15:27 )