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L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service: aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

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Attention aux yeux !

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Écrit par Administrator
Dimanche, 02 Décembre 2012 15:30

Cela s’est passé à la fin des années 90 chez un important équipementier aéronautique, très bien équipé en ressuage et magnétoscopie et qui investit beaucoup, tant en moyens humains que matériels, en recherche et développement ainsi qu’en amélioration des procédés de contrôle.

Un incident s’est produit en plein mois d’août, période de prédilection des congés d’été en France : peu d’usines au travail, quelques vaillants fournisseurs de produits/équipements de ressuage et de magnétoscopie ouverts pour satisfaire les besoins éventuels.

Chez cet équipementier, à cette époque de l’été, l’effectif au travail est réduit, mais production et contrôles sont opérationnels.

Cet équipementier est doté de plafonniers UV-A ventilés, très bien conçus, qui sont dotés de plusieurs ampoules UV-A de 100 watts à vapeur de mercure et d’un filtre de Wood.

Une des ampoules ne marche plus et elle doit être remplacée. Personne ne trouve d’ampoule de rechange adéquate dans la Société.

Qu’à cela tienne, un malin arrive à s’en procurer localement. Problème résolu ! Vous allez voir que ce n'est pas tout-à-fait exact.

En effet au bout de quelques heures se produit un phénomène étrange.

Les contrôleurs ressentent une sensation de "grain de sable" sous les paupières, puis apparaissent une rougeur des yeux et un larmoiement et enfin des troubles de la vision.

Les contrôleurs sont envoyés chez l’ophtalmologue qui décèle rapidement chez eux une ophtalmie (photokératite).

Or, l’ophtalmie est une brûlure par les ultraviolets de la cornée qui est la couche protectrice de l'œil. Cette brûlure se développe à l'insu du patient et les premiers signes apparaissent sans lien évident avec l'exposition aux UV.

L’ophtalmologue prescrit donc une mise au repos dans l’obscurité et un traitement adéquat.

Tout rentrera dans l’ordre pour les contrôleurs qui, malgré tout, auront souffert.

Que s'est-il donc passé ?

En fait, il ne s’agissait pas d’ampoule UV-A, mais une d’une ampoule germicide qui émet des UV-C à la longueur d’onde de 254 nm (précisément 253,7 nm). L'origine du problème !

En fait, l'ampoule germicide émet BEAUCOUP plus d'UV-C qu'une ampoule UV-A (bien qu'elles aient l'air identiques, la pression en fonctionnement à l'intérieur de l'ampoule est très différente ; du coup, les proportions relatives d'UV-A et d'UV-C sont aussi très différentes. Selon l'usage, émission d'UV-A surtout pour exciter de nombreux produits fluorescents, ou émission d'UV-C surtout pour des effets germicides : traitement de l'eau, de l'air, par exemple, on choisit l'une ou l'autre. Mais bien qu'elles puissent être montées dans les mêmes équipements, les risques ne sont pas les mêmes). Le filtre de Wood utilisé pour les lampes à vapeur de mercure UV-A s'avère insuffisant si l'on monte des ampoules germicides !

En conséquence, nous vous conseillons de :

• Toujours approvisionner vos ampoules UV-A chez des fournisseurs d’équipements de ressuage et de magnétoscopie, car ces ampoules, fabriquées aux États-Unis d’Amérique, ne se trouvent généralement pas dans le commerce. De plus, notez que certains de ces fournisseurs vérifient unitairement ces ampoules avant de les expédier, ce qui vous apporte une garantie et une sécurité supplémentaire, les dommages en cours de transport ne sont pas imputables aux fournisseurs.

• Notez bien les références de ces ampoules et les coordonnées du fournisseur.

• Ayez toujours quelques ampoules UV-A de rechange en stock.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).
Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.
Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - ou non techniques - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Dimanche, 02 Décembre 2012 15:38 )