French (Fr)English (United Kingdom)

DPC NEWS : un site d'information sur le ressuage et la magnétoscopie

DPC

Rechercher

VOS CONTRIBUTIONS

Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service: aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

Merci vivement d’avance de votre contribution.

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
Visites depuis Avril 2008

Inscrivez-vous

DPCNews


Recevoir du HTML ?

Quelques idées fausses concernant la pulvérisation électrostatique du pénétrant

Imprimer
Envoyer
Écrit par Administrator
Samedi, 12 Janvier 2013 10:56

Introduction

À partir de 1965(1), lorsque la pulvérisation électrostatique a commencé à être utilisée pour l’application des produits de ressuage, plusieurs avantages avaient été attribués à cette technique d’application.
Un certain nombre d’entre eux reposaient sur des idées fausses et nous n’en évoquerons que deux.

PREMIÈRE IDÉE FAUSSE : La pulvérisation électrostatique permet de diminuer la durée de pénétration

Cette affirmation avait été lancée en partant du principe que les gouttelettes de pénétrant, chargées négativement au contact de l’électrode du pistolet, sont attirées sur la surface de la pièce mise à la terre, en raison du champ électrostatique qui règne entre l’électrode du pistolet et la surface de la pièce. Leur vitesse, de même que leur énergie cinétique, augmentent en s’approchant de la surface de la pièce. De ce fait, le résultat était une pénétration prétendument plus rapide du pénétrant dans les discontinuités.

C’était une idée fausse.
En effet, les gouttelettes de pénétrant arrivant à la surface de la pièce perdent, de toute manière, leur charge électrique : le pénétrant, quelle que soit sa technique d’application, s’introduit dans les discontinuités uniquement par capillarité.

DEUXIÈME IDÉE FAUSSE : La pulvérisation électrostatique permet d’accroître la sensibilité de détection

Un autre avantage, attribué à la pulvérisation électrostatique, est de permettre d’appliquer une couche plus faible de pénétrant sur la surface de la pièce à contrôler que toute autre technique d’application. De ce fait, la consommation de pénétrant diminuerait(2). C’est vrai.

Une autre affirmation est que le pénétrant appliqué en couche mince s’évapore plus facilement, ce qui augmente la concentration des colorants dans la discontinuité, de sorte que lors de l’examen, une indication très faible peut devenir un "peu moins faible" et, par conséquent, être mise en évidence avec une probabilité de détection plus élevée.

Évidemment, c’est également une idée fausse, de nos jours.
En effet, les pénétrants actuels ont un point d’éclair (en vase clos Pensky-Martens) supérieur à 93 °C et leur tension de vapeur, extrêmement faible, est d’environ 0,002 kPa à 20 °C, 0,009 kPa à 38 °C et 0,022 kPa à 50 °C.
Les anciens pénétrants, dont le point d’éclair était de l’ordre de 70 °C, avaient une tension de vapeur légèrement plus élevée, de l’ordre de 0,035 kPa à 20 °C.
Par conséquent, dans des conditions normales d’utilisation, aux températures habituelles comprises entre 10 et 50 °C, même si une faible évaporation se produisait, elle s’effectuerait en surface et non à l’intérieur des discontinuités. De ce fait, son effet serait tout à fait négligeable, d’autant plus que la durée de pénétration est généralement de l’ordre de 10 à 60 minutes (3).

Conclusion

Toute affirmation peut être trompeuse. Nous devons nous méfier.
En cas de doute, mieux vaut donc consulter un Expert en ressuage qui sera en mesure de rétablir la vérité, le cas échéant en s’appuyant sur les propriétés physiques et chimiques fondamentales des produits de ressuage.

Références

(1) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, Historique du ressuage, juin 2008 : sur notre Site Internet.

(2) Pierre CHEMIN et Patrick DUBOSC, L’arroseur arrosé, dans la rubrique Surprenant mais véridique, octobre 2010 : sur notre Site Internet.

(3) Patrick DUBOSC et Pierre CHEMIN, Application du pénétrant : pourquoi est-il capital "d’éviter l’accumulation" et "d’effectuer l’égouttage" du pénétrant ?, dans la rubrique Courrier des lecteurs, juin 2012 : sur notre site Internet.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).
Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.
Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - ou non techniques - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Samedi, 12 Janvier 2013 11:21 )