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Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service: aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

Merci vivement d’avance de votre contribution.

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Un sous-traitant plutôt têtu

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Écrit par Administrator
Vendredi, 15 Mars 2013 08:48

Filiale d’un grand groupe américain spécialisé dans la fabrication et la fourniture de matériel de forage pétrolier, cette usine faisait de son mieux pour que des entreprises locales travaillent avec elle.

Nous sommes appelés par le Responsable Qualité de l’usine. Il est confronté à un problème chez l’un de ses sous-traitants qui réalise le nickelage chimique sur un certain nombre de ses pièces.

Ce procédé breveté permet d’obtenir sur la surface des pièces un revêtement de nickel et de phosphore par réduction des cations Nickel (Ni2+) par de l’hypophosphite de sodium.

Contrairement à l’électrodéposition, le dépôt chimique de métaux ne présente pas l’inconvénient du fameux "effet de pointe". Le nickelage chimique permet d’obtenir un dépôt d’épaisseur constante quelle que soit la géométrie de la pièce.

Mais une mauvaise préparation de surface et une maintenance inappropriée du bain peuvent entraîner l’apparition de porosités sur le revêtement et compromettre alors sérieusement son rôle protecteur contre la corrosion.

Le Responsable Qualité recherche une méthode simple et rapide pour que son sous-traitant détecte les porosités.

Une démonstration est faite sur une pièce défectueuse en utilisant un pénétrant fluorescent à support aqueux, sans révélateur.

L’examen sous rayonnement ultraviolet (UV-A) révèle des porosités qui apparaissent sous forme de points brillants jaune fluorescent sans fond fluorescent comme une constellation d’étoiles dans le ciel par une nuit sans lune !

Très satisfait de ce qu’il a vu et du très faible investissement requis pour un résultat aussi impressionnant, le Responsable Qualité nous demande de rendre visite à son sous-traitant après un coup de téléphone.

Là, nous sommes accueillis par le Directeur qui conteste formellement que des porosités puissent être vues sur le revêtement.

Par un examen visuel, il ne voit aucune porosité ; il en est absolument certain.
Nous lui répondons :
- "Bien que ces porosités ne soient pas visibles à l’œil nu, elles sont facilement visibles sur les pièces que nous avons examinées dans l’usine de votre donneur d’ordre par une méthode rapide, simple et économique".

Nous suggérons alors d’effectuer la même démonstration sur des pièces prélevées sur la chaîne. Il pourrait ainsi mettre de côté les pièces mauvaises, ne livrer que celles acceptables et obtenir d’autres commandes de son donneur d’ordre.

Un "Non" catégorique mit un terme à la réunion.

Sidérés par la mauvaise foi de cet homme, nous téléphonons au Directeur Qualité du donneur d’ordre qui est mécontent de la situation.

Pensez-vous que le sous-traitant obtint de nouvelles commandes de son donneur d’ordre ?

Il semble qu'une telle réaction n'arriverait plus de nos jours ; néanmoins cette histoire vraie n’est pas si ancienne, puisqu’elle ne remonte qu’à une dizaine années à peine !


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).
Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.
Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - ou non techniques - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Samedi, 16 Mars 2013 14:41 )