French (Fr)English (United Kingdom)

DPC NEWS : un site d'information sur le ressuage et la magnétoscopie

DPC

Rechercher

VOS CONTRIBUTIONS

Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service: aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

Merci vivement d’avance de votre contribution.

mod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_countermod_vvisit_counter
Visites depuis Avril 2008

Inscrivez-vous

DPCNews


Recevoir du HTML ?

Comment berner des utilisateurs de produits de CND

Imprimer
Envoyer
Écrit par Administrator
Dimanche, 12 Mai 2013 06:30

L'un de nous, en 1973, conçut un solvant très efficace, exempt d’halogènes, pour le dégraissage avant application du pénétrant. Il peut également être utilisé pour de nombreuses autres applications.
Ce dégraissant rencontra un succès impressionnant dans l'industrie nucléaire française, grâce à ses propriétés uniques.

Une dizaine d'années plus tard, un utilisateur important, très en colère, nous passa un coup de fil :

- "Monsieur, plusieurs jours après avoir contrôlé par ressuage le carter d’une pompe primaire, sans problème, nous avons été avisés que quelqu’un d’autre avait vu, à l’œil nu, une fissure dans la zone contrôlée. Nous avons lancé une enquête, et nous soupçonnons fortement votre dégraissant d’être le coupable !"

- "Notre dégraissant ? Quel est le numéro du lot suspect ?"


Le numéro de lot indiqué était inconnu. Par conséquent, il se rendit sur le site, et demanda que lui soient apportés quelques générateurs d’aérosols.

Surprise ! Les générateurs d’aérosols n’avaient rien à voir avec le "Solvant xyz" qui était supposé avoir été utilisé. Le produit était un "Solvant wz", avec une étiquette du distributeur qui était censé distribuer le "Solvant xyz". La conception, les couleurs de l’étiquette étaient proches de l’étiquette originale.

- "Eh bien, Messieurs, c’est quoi, ce "Solvant wz" ?"

- "On nous a dit que vous aviez remplacé le dégraissant "Solvant xyz" par le "Solvant wz"."

- "Pas du tout. Ce dégraissant "Solvant wz" n’est  pas de notre fabrication. Puis-je garder un générateur d’aérosols ? Avez-vous la Fiche Technique ? La Fiche de Données de Sécurité ?"


Ces documents nous ayant été fournis, nous commençons à comprendre l’origine du problème.

Le "Solvant xyz" était classé "facilement inflammable" (de nos jours, il serait classé "extrêmement inflammable"). La brochure commerciale du "Solvant wz"signalait le fait qu’il n’était pas inflammable [parce qu’à cette époque, le propulseur gaz de pétrole liquéfié (GPL) n’était pas pris en compte pour la classification d’inflammabilité ; de nos jours, il serait classé "extrêmement inflammable"].
De plus, en qualité de chimiste, l’"un de nous" n’eut aucune difficulté pour détecter la cause probable du problème : l’odeur du "Solvant wz" était celle d’un distillat de pétrole, plus lourd que les hydrocarbures utilisés dans le "Solvant xyz". Ensuite, la Fiche Technique et la Fiche de Données de Sécurité nous fournirent des informations utiles concernant ce solvant :
• Un point d’éclair en vase clos Pensky-Martens : supérieur à 61 °C.
• Un point initial d’ébullition/et intervalle d’ébullition: 160-245 °C.
• Un taux d'évaporation (acétate de n-butyle = 1) : 0,04.

Toutes les données ci-dessus, montrent que ce solvant n’est pas suffisamment volatil et que son évaporation est trop faible pour une utilisation en tant que dégraissant avant application du pénétrant.

Une démonstration a été immédiatement engagée.

1- Appliquer le "égraissant" sur une surface ; le laisser six heures. Ensuite, mettre un doigt sur la surface : La surface est-elle sèche ?

2- Faire la même démonstration avec le "Solvant xyz" : l’appliquer, le laisser 10 minutes seulement sur la surface, puis appliquer un doigt. La surface est-elle sèche ?

Résultat : le N°2 montre que le solvant s’est entièrement évaporé en moins de dix minutes. Le N°1 montre que, même après six heures, le solvant ne s’est pas évaporé.

Par conséquent, qu’en est-t-il de l’application d’un pénétrant dix minutes seulement après avoir appliqué un tel solvant ? Même si l’essuyage au chiffon est obligatoire, évidemment, dans les fissures, le dégraissant restera présent. Lorsque le pénétrant est appliqué, il est fortement dilué par le solvant, et peut être incapable d’assurer la détection des fissures.

Le distributeur fut supprimé de la liste des fournisseurs homologués du grand utilisateur de produits de ressuage… et vous pouvez imaginer qu’il n’a plus été distributeur de quelque produit que ce soit du fabricant du bon dégraissant, le "Solvant xyz" !

En conclusion, nous recommandons aux utilisateurs de vérifier que les produits qu’ils ont l’intention d’utiliser sont réellement ceux stipulés dans la spécification applicable. En cas de doute, les donneurs d’ordre doivent être contactés pour obtenir leur avis, confirmation ou agrément.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).
Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.
Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - ou non techniques - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Dimanche, 12 Mai 2013 06:44 )