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Émulsifiants hydrophiles : ce qu’il ne faut jamais faire, mais qui marchait parfaitement

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Écrit par Administrator
Samedi, 15 Juin 2013 08:41

C’est bien connu : le ressuage doit être appliqué suivant les règles écrites dans les normes, codes, spécifications, procédures... ou d’après les recommandations du fabricant.
Toutefois, suivre les règles ne permet pas toujours de détecter des défauts qui devraient être détectés.
Du fait que lorsqu’il est exécuté, un CND est censé montrer les discontinuités pour lesquelles il est conçu, on pourrait supposer que le premier objectif de tout CND est : "Trouver les discontinuités !"


Voici un exemple où les inspecteurs ont été incapables de trouver des fissures dont ils connaissaient l'existence.

Une pièce en fonte que nous pourrions décrire comme un tube de 40 cm de haut et de 15 cm de diamètre, fixé sur une pièce plane : cela donne une pièce unique, et non un assemblage.

Lors d'un cours de formation de niveau 3, deux stagiaires de la même entreprise apprennent à l’un de nous deux qu’ils ont une pièce en fonte qui fuit. Ils connaissent la zone où la (les) fuite (s) est (sont) : la zone plane. Ils ont essayé un pénétrant coloré, mais en vain.
Ils ont ensuite contrôlé la pièce avec un pénétrant fluorescent lavable à l’eau de sensibilité Niveau 2. Ce n'était pas une très bonne idée, car il est probable qu’une certaine quantité de pénétrant coloré subsistait dans les discontinuités, atténuant la fluorescence. Cependant, la surface était tellement poreuse qu'ils avaient été incapables de se débarrasser du fond fluorescent, et qu'ils n'avaient trouvé aucune indication. Leurs dirigeants leur ont dit que, de toute évidence, le ressuage n'était pas la bonne méthode à utiliser.

Le formateur, l’un de nous deux, qui avait les stagiaires pour une semaine avant l'examen de niveau 3, était également un responsable de haut niveau chez un fabricant de produits de ressuage. Il a eu une idée : une idée très particulière.
Il demanda aux deux stagiaires, dont la société, par chance, se trouvait à quinze minutes du centre de formation, d’aller chercher la pièce pendant l'heure du déjeuner.

L’après-midi, la pièce fut présentée aux dix stagiaires.

- "Eh bien, je pense que je suis capable de détecter où se trouvent les fuites. Ce que je vais faire est strictement interdit, ne peut pas être pris en considération, d’après TOUTES les normes, spécifications de ressuage, etc.
Nous allons tout d'abord dégraisser soigneusement la pièce (en utilisant un mélange de solvants : acétone, alcool isopropylique, heptane). Ensuite, nous allons utiliser un pénétrant fluorescent à post-émulsion de sensibilité Niveau 4, une hérésie, sur fonte, pour TOUS les documents pertinents. Nous allons le laisser pendant 30 minutes, puis, nous allons utiliser l'émulsifiant hydrophile dilué à 5 % dans l’eau (il est homologué pour une concentration d’emploi jusqu'à 30 %). Durée d’émulsification : trois minutes, le maximum fixé dans de nombreux documents aéronautiques. Nous allons laver, sécher la pièce et appliquer le révélateur
".

Après lavage, il était facile de voir que le fond fluorescent était si élevé qu'aucune indication ne pouvait être observée. Inutile de sécher la pièce et d’appliquer un quelconque révélateur.

- "Eh bien, maintenant, je vais faire quelque chose qui est complètement interdit : je vais appliquer une solution aqueuse à 30 % d'émulsifiant hydrophile avec une durée d’émulsification de 5 minutes, puis laver la pièce. Et nous verrons".

Après le lavage, la surface de la pièce en fonte était presque noire, sous rayonnement UV-A. Pas de trace de fond fluorescent. En outre, même avant le séchage de la pièce, cinq minuscules indications arrondies ont commencé à apparaître. En fait, aucun révélateur n’a été nécessaire pour détecter les sources possibles des fuites.

Si vous écriviez une telle procédure, et la soumettiez à un niveau 3, il est probable que le niveau 3 vous prendrait pour un fou... Mais le résultat est là !!!

Arrivé à ce stade, il est tout à fait certain que vous, lecteurs, qui savez beaucoup de choses en ressuage, avez une autre idée :

- "Pourquoi le formateur n’effectue pas un ressuage traversant : en appliquant le pénétrant d’un côté de la surface suspecte, et le révélateur sur l'autre ? Cela aurait été beaucoup plus facile, non ?"

En fait, nous avons supposé que les différentes opérations effectuées sur la pièce (deux pénétrants différents, deux applications d'eau pour le rinçage/lavage) avaient pu avoir plus ou moins colmaté les fuites. Ainsi, si l’essai avait échoué, nous n'aurions pas pu fournir aux  stagiaires des informations intéressantes (ce qu’il ne faut pas faire, pourquoi, le contraste entre les indications et le fond, etc.).

Et, franchement, ne pensez-vous pas que l’essai qui a été effectué a été plus instructif ?

- "Il existe des documents écrits, qui couvrent la majeure partie, et de loin, des cas. Cependant, il y a des cas très difficiles et spécifiques, qui pourraient nécessiter l'aide de quelqu'un qui en connaît un peu plus sur les produits de ressuage, comment ils travaillent, et qui pourrait prendre la responsabilité de sortir du cadre des documents en vigueur".

Nous aimerions obtenir quelques réactions à cet article... Avez-vous déjà rencontré certains cas si spécifiques qu’ils vous ont contraint à faire des choses interdites en ressuage et/ou magnétoscopie, qui ont été couronnées de succès ?


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).
Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.
Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - ou non techniques - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Samedi, 15 Juin 2013 08:53 )