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Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service: aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

Merci vivement d’avance de votre contribution.

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Relation auditeurs/audités

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Écrit par Administrator
Mercredi, 01 Décembre 2010 13:57

Nous sommes certains que la mini-histoire que vous allez lire ci-dessous ne pourrait plus arriver de nos jours.

C’était au bon vieux temps ; à l’époque où chaque donneur d’ordre publiait sa propre Liste des Produits Homologués dans sa propre spécification de ressuage.

Un important sous-traitant, dans le Sud-ouest de la France, dans les années 70 (on vous a dit que c’était le "bon vieux temps" !!). L’auditeur d’un donneur d’ordre, qui fabriquait des avions et des fusées, est accueilli par le Directeur de la société, le Responsable Assurance Qualité, etc. La tâche de l’auditeur est d’auditer l’installation de ressuage (PT).

Le sous-traitant utilise un pénétrant fluorescent lavable à l’eau du groupe IV de la spécification MIL-I-25135 révision C, qui grosso modo est équivalent au niveau 2 des pénétrants actuels lavables à l’eau.

Comme presque toujours, lorsqu’un auditeur commence son audit, il contrôle d’abord les documents. Au bout d’une heure, l’auditeur remarque que le sous-traitant utilise un pénétrant référencé xyz-A. Il montre au Responsable Assurance Qualité que dans sa liste, la version -A n’est pas homologuée, seule la version xyz l’est.

- "En conséquence, Monsieur, je mets un terme à mon audit maintenant, je vais établir un rapport de non-conformité majeure (RNC) et je reviendrai quand vous utiliserez un pénétrant homologué".

L’après-midi même, l’un d’entre nous, qui se trouve être le fournisseur des produits de ressuage, reçoit un appel téléphonique du Directeur du sous-traitant :

- "Monsieur, nous avons un sérieux problème. Nous avons choisi la version -A du pénétrant xyz parce que vous avez affirmé qu’il était inscrit dans la spécification du donneur d’ordre et l’auditeur nous a montré la Liste des Produits Homologués dans laquelle la version "sans-A" est homologuée alors que la version -A ne l’est pas. Nous allons devoir changer de fournisseur, parce qu’il semble qu’on ne peut pas avoir confiance en vous."

Nous sommes réellement surpris. Un contrôle approfondi de la Liste des Produits Homologués dans nos bureaux nous a conduits à penser à une incroyable erreur de l’auditeur. Nous rappelons le client.

- "Pouvez-vous me dire quelle révision de la spécification et de sa Liste des Produits Homologués vous a montrée l’auditeur ?"

Le client rouvre son dossier, jette un coup d’œil à la révision et nous fournit l’information.

Et l’idée incroyable que nous avions eue juste quelques minutes avant, était la bonne : l’auditeur avait une révision obsolète de la spécification/liste des Produits Homologués !

Nous avons suggéré à l’utilisateur de dire à son auditeur que la révision de la spécification n’était pas la bonne. Le client était peu disposé à dire à l’auditeur qu’il avait tort !

Alors, nous avons téléphoné à l’auditeur pour lui expliquer qu’il y avait une petite erreur : il avait le mauvais document lorsqu’il a audité le sous-traitant.

Que pensez-vous que fut sa réponse ?

- "Monsieur, je n’accepte pas que vous me disiez que j’ai tort. Vous êtes un fournisseur avec lequel je ne travaille pas. Je ne vous connais pas. Je vous interdit de me retéléphoner à ce sujet !"

Nous avons donc dû téléphoner au sous-traitant pour l’informer que l’auditeur n’était pas disposé à annuler son rapport de non-conformité (NCR), bien qu’il ait parfaitement compris son erreur. Le sous-traitant choisit de changer de fournisseur : il en prit un dont le pénétrant se trouvait sur les deux révisions de la Liste des Produits Homologués !!

Conclusion

Lorsque vous êtes audité, vous êtes "autorisé" à poser des questions lorsqu’une exigence de l’auditeur n’est pas claire. Il peut s’agir d’une interprétation "personnelle" d’un paragraphe, ou d’une exigence qui n’est pas écrite, ou il se pourrait que pour des pièces qui proviennent de maintenance, la toute dernière révision d’un document ne soit pas applicable. Par exemple, des voitures qui subissent un "contrôle technique" obligatoire, sont vérifiées selon leur année de fabrication : évidemment une voiture construite en 1999 ne peut pas satisfaire aux exigences de 2009.

Par conséquent chaque fois que quelque chose ne concorde pas avec ce que vous pensez, demandez ! Vous pouvez, en tant que Responsable Assurance Qualité, lorsque l’auditeur est en train de travailler avec plusieurs personnes, aller dans une autre salle, décrocher le téléphone et demander au fournisseur ce qu’il pense de tel ou tel point demandé par l’auditeur.

Référence

• Military Specification MIL-I-25135C (ASG), Inspection Materials, Penetrants, 21 octobre 1959.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Samedi, 15 Septembre 2012 15:28 )