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L'arroseur arrosé

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Écrit par Administrator
Vendredi, 01 Octobre 2010 13:59

Comme vous pouvez le lire sur le site Wikipédia :

‘‘L'Arroseur arrosé est un titre généralement donné à deux vues comiques de Louis LUMIÈRE. En fait, aucun des deux films n'a porté ce titre mais ils sont tous deux adaptés d’une page humoristique d’Hermann VOGEL, célèbre à l'époque. La première version est en fait intitulée Le Jardinier et le petit espiègle et la seconde version Arroseur et arrosé, celle-ci, qui remonte à 1895, étant la seule à être inscrite dans le catalogue LUMIÈRE. Véritables piliers culturels, ces courts-métrages sont particulièrement réputés, car ce sont les premiers à suivre un scénario et à ne pouvoir s'apparenter à un documentaire. Il s'agit donc à la fois des premières fictions cinématographiques et des premiers films comiques.’’

L'histoire est un éternel recommencement et les deux exemples suivant confirment cette devise.

L’histoire dit-on est un éternel recommencement et nous allons le prouver une nouvelle fois.

Vers le milieu des années 60, un nouveau procédé vit le jour dans le domaine de l’application des peintures : la pulvérisation électrostatique.

Un fabricant de produit de ressuage eut l’idée d’adapter cette nouvelle technique à l’application des produits de ressuage.

Mais quel était son intérêt ?

A priori, aucun fournisseur de produits de ressuage n’avait intérêt à promouvoir un procédé qui allait à l’encontre de ses propres intérêts. En effet, la pulvérisation électrostatique réduisait considérablement la consommation de pénétrant.

À titre d’exemple, une usine qui consommait 800 litres par mois de pénétrant fluorescent lavable à l’eau de sensibilité Niveau 2, par immersion, vit sa consommation ramenée à 80 litres par mois !

Mais peut-on raisonnablement s’opposer au progrès ? En fait, il s’impose à vous et par conséquent rien ne sert à s’y opposer.

Ce fabricant comprit qu’en étant le premier sur le marché, il avait toute les chances de gagner des parts de marché et de vendre du matériel mais aussi des contrats de maintenance ainsi que de nombreuses et coûteuses pièces de rechange. Il se trouva, pendant plusieurs années, à être le seul à fournir un tel système.

C’est au début des années 70 que fut présentée en France pour la première fois la pulvérisation électrostatique des produits de ressuage.

Le premier équipement en France de pulvérisation électrostatique
des produits de ressuage

Cette présentation, organisée par un fabricant/fournisseur de produits de ressuage, eut lieu dans une usine de construction de grands éléments structuraux d’avions et rassembla plus d’une trentaine d’ingénieurs aéronautiques.

Un panneau du TSS Concorde, mesurant 4 m x 0,9 m ne nécessita que 0,306 litre de pénétrant au lieu de 0,430 litre par immersion.

La pulvérisation électrostatique changea radicalement la façon d’appliquer les produits de ressuage. L’opérateur se retrouva d’abord recouvert de pénétrant : il devint tout jaune. Après l’application du révélateur sec : il devint tout blanc.

Rapidement cet opérateur comprit que les gouttelettes de pénétrant et les particules de révélateur, chargées électrostatiquement, étaient attirées par l’objet le plus proche relié à la terre. Il comprit qu’il devait faire en sorte que la distance entre la buse du pistolet et la surface de la pièce soit plus courte que celle entre la buse et son corps.

À un des auteurs, Il est arrivé une histoire drôle très semblable ---hem, hem... drôle pour les spectateurs principalement !!!--- le 14 décembre 1978 - un jour très facile à se rappeler, car c'est aussi celui de son anniversaire !

Cette fois, la démonstration a eu lieu dans une grande société fabriquant de très grandes tôles inox (10 m x 2,5 m, 30 cm d'épaisseur) pour l’industrie nucléaire.

Un pénétrant coloré et un révélateur à base de solvant (humide non aqueux) ont été utilisés. À l’époque, la pulvérisation électrostatique des produits à base d’alcool n’était pas interdite. Après l’application du pénétrant coloré, cet auteur a trouvé bizarre la façon dont les gens de l'usine le regardaient. Il a compris en regardant ses mains, pantalons, etc. et quand, dans les toilettes, il a vu son visage dans un miroir. Eh bien, les autres personnes se sont vraiment demandé s'ils utiliseraient ce système !!

L'auteur a immédiatement compris que la distance, comme mentionnée précédemment, était LE paramètre à avoir présent à l'esprit à chaque seconde !!

Le pénétrant coloré n'est pas vraiment facile à faire partir des vêtements ou de la peau. C'est un autre point !

Vous imaginez bien qu'une telle situation ne s'est jamais reproduite ! Nous apprenons de nos erreurs !


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Jeudi, 19 Mai 2011 20:30 )