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Une bonne idée pour se débarrasser d'une cuve d'émulsifiant hydrophile

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Écrit par Administrator
Dimanche, 01 Août 2010 14:01

L’histoire “Surprenant mais Véridique” d’aujourd’hui remonte à quelque 25 années en arrière. Nous supposons qu’elle ne se produirait pas de nos jours. Mais qui sait ??

Cette histoire concerne un très important sous-traitant aéronautique français qui fabrique de très grandes pièces d’atterrisseurs pour les deux principaux constructeurs d’avions.

Nous étions tous les deux concurrents à cette époque. Ce sous-traitant avait utilisé les produits de ressuage de l’un de nous pendant des années. Mais un autre fournisseur obtint le marché. Tout se passa bien avec le nouveau fournisseur.

Chacun de nous rencontrait régulièrement le personnel du laboratoire, le responsable Assurance Qualité et le responsable de la chaîne de ressuage du client – une grande chaîne comme vous pouvez l’imaginer.

Dans ces temps “anciens”, la chaîne était composée de cuves, alors qu’aujourd’hui, les pénétrants et le révélateur sec sont appliqués à l’aide de pistolets de pulvérisation électrostatique.

L’une des gammes nécessitait l’utilisation d’un émulsifiant hydrophile.

L’un de nous, au cours d’une réunion, fut discrètement questionné par le responsable de la chaîne.

- “Monsieur, lorsque l’émulsifiant est saturé en pénétrant, que recommanderiez-vous de faire avec les plus de 1000 litres de produit usé ?’’

- ‘‘Vous devez vous en débarrasser d’une manière légale, c’est-à-dire en payant une société pour la prise en charge du produit et son traitement de manière appropriée.’’

- ‘‘Qu’arriverait-il si nous le jetions aux égouts ?’’

- ‘‘D’abord, c’est interdit. Ensuite, comme le produit contient une grande quantité d’agents de surface (agents tensioactifs), plus des hydrocarbures (provenant des pénétrants), plus d’autres substances chimiques, vous aurez une quantité ÉNORME de mousse. En fonction de la destination de l’effluent, d’autres problèmes peuvent surgir. Dites-moi : pourquoi me posez-vous cette question ?’’

- ‘‘Eh bien, nous avons posé la question suivante à notre fournisseur : que devons-nous faire de notre émulsifiant usé ?’’

Sa réponse fut :

Le fournisseur : “Nos produits sont biodégradables. Par conséquent, envoyez l’émulsifiant usé dans les égouts. C’est aussi simple que cela !’’

Le client : ‘‘Eh bien, Monsieur, chez nous, les effluents aqueux déversés dans les égouts vont dans une installation de traitement sommaire et ensuite directement à la rivière. Pas de problème à prévoir ?’’

Le fournisseur : ‘‘Non, Monsieur, nos produits sont entièrement biodégradables : les poissons, les plantes, etc. utiliseront ces produits comme nourriture ! Croyez-moi, pas de problème en vue !”

Alors, nous avons opéré un jour vers 11 heures du matin.

J’ai déjeûné avec un client à midi… et quand nous sommes retournés à l’usine, vers 15 heures, j'ai vu une pagaille monstre inhabituelle : les gens allant partout où il y avait une bouche d’égout sur le sol par laquelle de la mousse s’échappait !

En fait, il y avait de la mousse partout dans la chaîne, dans toutes les toilettes, presque partout !

C’est pourquoi je vous ai demandé ce que vous auriez répondu !’’

Le vendeur, un “pur vendeur”, du concurrent, n’avait aucune connaissance en chimie/biologie ; il avait lu les fiches techniques du fabricant qui prétendait que ses produits étaient biodégradables. Pour lui, biodégradable signifiait : nous pouvons le rejeter dans la rivière ! Mère Nature fera le reste ! Évidemment, c’était sa “traduction” du terme !

Après des heures de travail, de nettoyage, de lavage, de nettoyage à nouveau de toutes les canalisations partout, la situation semblait sous contrôle. Pas encore pour l’installation de traitement des effluents : il fallut… un certain temps pour se débarrasser de la mousse : la mousse est un ennui MAJEUR dans TOUTE installation de traitement des effluents.

Vous pensez bien que les “produits biodégradables” furent remplacés par des produits que leur fabricant ne revendiquait pas comme biodégradables… mais qui furent accompagnés d’une assistance technique fournie par un chimiste qui avait certaines notions concernant la biodégradabilité, le traitement des effluents… et également le ressuage !

Comme nous le disons très souvent lorsque nous avons en formation des étudiants ou des Niveaux 2 ou des Niveaux 3 : interrogez plusieurs fournisseurs renommés, revenez vers eux avec des questions supplémentaires. En faisant ainsi, il est probable que vous pouvez éviter d’être confrontés à de telles expériences désagréables !


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : À chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘Avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’


Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.
• Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques - - ou non techniques - - ou de problèmes particuliers.
• Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
• Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Mis à jour ( Jeudi, 19 Mai 2011 20:37 )