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Mars-Avril 2014 : Un pénétrant...vraiment très économique

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Écrit par Dubosc
Mercredi, 05 Mars 2014 08:56

D’un point de vue marketing, les produits chimiques peuvent être classés en trois familles :

-    Les « commodités »,
-    Les spécialités chimiques,
-    Les produits de chimie fine.


Ainsi appelées, les « commodités » sont des produits largement utilisés, fabriqués en impressionnantes quantités (par milliers de tonnes parfois), tels que ceux vendus en supermarché (produits de nettoyage pour lave-vaisselle, détergents, etc.). La concurrence est rude et, de ce fait, les prix de vente et les marges (exprimées en pourcentage du prix) sont bas.

Les spécialités chimiques sont fabriquées en beaucoup plus faibles quantités (par dizaines ou centaines de tonnes) et visent des utilisateurs beaucoup moins nombreux. Il y a moins de concurrents. Les prix ne sont pas seulement déterminés par le coût de revient des produits mais également par leur utilité pour l’utilisateur. En conséquence, les marges sont meilleures.

Les produits de chimie fine sont des produits de haute pureté, vendus en quantités plutôt faibles à des prix encore plus élevés. Généralement ces produits sont conçus pour satisfaire des exigences spécifiques du client. Les utilisateurs principaux sont ceux de : la pharmacie, la parfumerie, la cosmétique, la chimie des arômes, la micro-électronique, la photographie, les arts graphiques, etc.

Jusque dans les années 80, les produits de ressuage pouvaient être considérés comme des spécialités chimiques.

Puis, de plus en plus de fabricants et de fournisseurs vinrent sur le marché. Juste pour comprendre cela, jetez un coup d’œil sur la liste des produits de ressuage homologués (QPL= Qualified Products List) annexée à la spécification américaine SAE-AMS 2644. Par ailleurs, en raison en partie de cette spécification, les performances des produits sont de plus en plus proches les unes des autres dans la gamme supérieure des paramètres requis.

Comparés à ceux des années 80 en monnaie constante, les prix sont maintenant largement inférieurs et ils pourraient être comparés à ceux des « commodités » alors qu’en fait, les produits de ressuage sont des produits hautement techniques.
Une « preuve» : bien souvent, ces produits sont appelés « consommables ! »

Pour baisser les prix, comme cela se fait pour les commodités, diluez le produit ! Lorsqu’un détergent pour nettoyer les sols est considéré comme étant « trop cher » par un directeur d’école ou un fonctionnaire de mairie, pas de problème : au lieu de fournir un concentré à 50 %, il suffit de fournir un concentré à 40 % et d’ajuster le prix en conséquence !

La même pensée a conduit un fabricant de produits de ressuage à « concevoir » un pénétrant bon marché : c'était, en fait, une dilution de pénétrant mixte (visible en lumière blanche et sous rayonnement ultraviolet UV-A) dans un hydrocarbure aliphatique.

Ce pénétrant fut alors fourni aux sociétés qui n'avaient aucune exigence spécifique et qui pouvaient utiliser n'importe quel pénétrant !

Ce pénétrant bon marché était acheté non seulement à cause de son prix bas..., mais aussi en raison de sa « sensibilité » : moins de défauts trouvés, moins de pièces à réparer ou à jeter !


Référence

SAE-AMS 2644E: Inspection Material, Penetrant, Society of Automotive Engineers (SAE), 400 Commonwealth Drive, Warrendale, Pennsylvania 15096, États-Unis d’Amérique, 2006.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : ‘‘à chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).’’

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’

Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.

-    Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques- -ou non techniques- - ou de problèmes particuliers.

-    Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.

-    Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service : aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

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Mis à jour ( Mercredi, 05 Mars 2014 14:59 )