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Juin-Juillet 2014 : Une eau plate très pure et très connue…un bon pénétrant?

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Écrit par Dubosc
Dimanche, 15 Juin 2014 08:15

À la fin des années 70/début des années 80 en France, l'industrie nucléaire tournait à fond : jusqu'à six centrales électronucléaires mises en service chaque année !

En octobre 78, deux sociétés très importantes exerçant leurs activités dans ce secteur ont publié une nouvelle spécification traitant du ressuage. Cette spécification exigeait, parmi d'autres points, que la teneur de ces produits en fluor + chlore d'une part et la teneur en soufre d'autre part soient au maximum de 200 ppm (parties par million ou 0,02 %) en poids quand ils étaient analysés selon une méthode spécifique - pas celle par « évaporation et extraction » décrite dans le code ASME.

Plusieurs autres exigences donnaient des recommandations concernant la gamme d’examen.

En lisant cette spécification très importante, nous avions vu un point manquant : nulle part dans le document, il n'était demandé que les produits de ressuage soient aptes à découvrir les discontinuités.

L’un d'entre nous écrivit un article publié dans la Revue Pratique de Contrôle Industriel qui était alors la revue française des END (cette revue n'existe plus ; la revue actuelle des END est Contrôles Essais Mesures).

Dans cet article, l'auteur a utilisé la spécification d'une curieuse façon. Suivant exactement le document, on a montré qu'en utilisant de l'eau de source au nom très connu, en y ajoutant un colorant rouge soluble, même en très faible quantité, en étiquetant ce mélange «  pénétrant coloré XYZ » et en l’ayant fait analysé selon la méthode exigée, cela conduisait à un produit avec moins de 200 ppm de polluants...et un « pénétrant » qu'AUCUN AUDITEUR NE POUVAIT EMPÊCHER D'UTILISER : chaque paramètre technique satisfaisait les exigences ! Déclarer que les discontinuités seraient alors détectées est une autre affaire !

Cet article a secoué l'industrie nucléaire française. On a dit à l'auteur sept à huit années plus tard, que sa société avait été à deux doigts de perdre le marché des produits de ressuage dans l'industrie nucléaire. L’article a fait l’objet de discussions au plus haut niveau des deux utilisateurs et une question/réponse a aidé le fournisseur non seulement à garder le marché, mais à devenir un partenaire davantage digne de confiance.

Quelle fut la question posée par le PDG de l’une de ces sociétés à ses responsables techniques ?

- « Devons-nous rappeler à cette société qu'il y a d'autres fournisseurs potentiels sur le marché ? Et à propos, est-ce que ce qu'il a écrit est exact ? »

Un important responsable, bien au fait des END répondit :

- « Oui, Monsieur, malheureusement, il a raison. L'auteur aurait pu écrire cela d’une façon plus douce, mais il a raison. »

A peine quelques mois plus tard, une révision de cette très importante spécification introduisit « l'essai de sensibilité » qui empêcha la mise sur le marché de produits de mauvaise qualité qui auraient dû être acceptés du moment qu'ils étaient étiquetés comme « pénétrant coloré » ou « révélateur humide non aqueux » avec les résultats satisfaisants d’analyse...comme critère d’acceptation.


Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : ‘‘à chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).’’

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’

Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.

  • Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques- -ou non techniques- - ou de problèmes particuliers.
  • Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
  • Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service : aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

Merci vivement d'avance de votre contribution.

Mis à jour ( Dimanche, 15 Juin 2014 16:53 )