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Décembre 2014 - Janvier 2015 : Donneurs d'ordre et sous-traitants : Jouaient-ils à armes égales ?

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Écrit par Dubosc
Jeudi, 20 Novembre 2014 14:28

Jadis, une suspicion régnait dans l'industrie aérospatiale qui prétendait que les donneurs d’ordre américains exigeaient plus de leurs sous-traitants européens que de leurs sous-traitants américains. Même nos amis britanniques reconnaissaient qu'il y avait une certaine vérité dans cette phrase.

Nous avions tort de ne blâmer que nos amis américains.

L’histoire suivante, absolument vraie, est arrivée en Europe !

En 1972, un donneur d’ordre européen, dont la performance en matière de productivité était faible à cette époque, faisait faire certaines pièces par des sous-traitants beaucoup plus efficaces que ses propres lignes de production de pièces identiques, du point de vue rapports coût/qualité/délai de livraison.

Un pénétrant fluorescent à post-émulsion de sensibilité Niveau 3 (selon les spécifications actuelles en vigueur) aurait été le bon choix pour le contrôle par ressuage pour les pièces en question.

Pourtant, ce donneur d’ordre imposait à ses sous-traitants d’utiliser un pénétrant fluorescent à post-émulsion de sensibilité Niveau 4.

Bien entendu, cette « surqualité » avait un coût :

- Davantage d’indications,

- Interprétations plus longues et plus fastidieuses,

- Davantage de retouches,

- Davantage de rebuts.

Le Responsable Contrôle de l’un de ces sous-traitants européens ne comprenait pas pourquoi le donneur d’ordre exigeait obstinément l’utilisation d’un pénétrant fluorescent à post-émulsion de sensibilité Niveau 4.

Bien que n’en ayant pas la preuve formelle, il suspectait que son donneur d’ordre, dans ses propres usines, utilisait un pénétrant à post-émulsion de sensibilité Niveau 3, donc moins sensible, pour contrôler exactement les mêmes pièces. En agissant ainsi, le donneur d’ordre rendait le sous-traitant plus cher qu’il n’aurait dû l’être, réduisant l’écart de coût entre les pièces du donneur d’ordre et celles du sous-traitant !

Ce Responsable Contrôle eut quelques échanges avec son fournisseur de produits de ressuage et obtint l’information que ce dernier fournissait également le donneur d’ordre !

Comme le donneur d’ordre avait plusieurs chaînes de ressuage avec différentes sensibilités, le fournisseur de produits de ressuage entreprit quelques investigations, et on lui indiqua lequel des pénétrants était utilisé pour les mêmes pièces que le sous-traitant lui fournissait. Il s’agissait bien d’un pénétrant fluorescent à post-émulsion de sensibilité Niveau 3 !

Le fournisseur de produits de ressuage communiqua cette information au sous-traitant.

Armé de cette preuve, le Responsable Contrôle reprit contact avec son donneur d’ordre.

Le donneur d’ordre contesta cette information et imposa à son sous-traitant de continuer à utiliser un pénétrant fluorescent à post-émulsion de sensibilité Niveau 4 pour le contrôle des pièces qu’il lui fournissait.

Grâce à de sérieuses améliorations de productivité, le sous-traitant réussit à combler l’écart de coût dû à la « surqualité » du processus.

La pratique de tels procédés serait impensable de nos jours. À moins que…nos lecteurs ne nous apportent quelques éléments à ce sujet.

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Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : ‘‘à chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).’’

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’

Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.

  • Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques- -ou non techniques- - ou de problèmes particuliers.
  • Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
  • Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service : aussi bien les auditeurs, qui, parfois, "en voient de belles", que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

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Mis à jour ( Jeudi, 20 Novembre 2014 14:42 )