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Mars - Mai 2015 : Sous-traiter un travail, ou comment minimiser le risque !

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Écrit par Dubosc
Jeudi, 19 Février 2015 11:03

Le dosage des halogènes et du soufre dans les produits PT/MT est une méthode qui nécessite de la rigueur, un soin extrême et de la vigilance.

De toutes les méthodes existantes, nous considérons que la procédure référencée D.5713/DJX/RB 90 0295/Indice 1 de l’EDF surclasse toutes les autres.

Ce document de 63 pages est vraiment très complet et très détaillé et ne laisse place à aucune ambiguïté.

Chaque élément (chlore, fluor, brome et soufre) peut être dosé selon 3 méthodes et chaque résultat est donné avec un intervalle de confiance.

Cette méthode qui date de 1990 s’est révélée vraiment fiable et devrait être considérée comme une norme.

Tout d’abord, un échantillon représentatif du produit, tel qu'il est livré, est prélevé ; une procédure spécifique est décrite en détails pour la prise d’échantillon sur les générateurs d’aérosols.

Les analyses sont effectuées :

  • Après combustion des produits combustibles, tels que pénétrants et solvants organiques ;
  • Après minéralisation des produits renfermant des constituants inorganiques, tels que révélateurs à base de solvant (humide non aqueux), liqueurs magnétiques et peintures de contraste.

La combustion des produits combustibles est effectuée dans une « bombe calorimétrique » sous pression d'oxygène.

Le principe de cette méthode largement connue est l’ignition du produit combustible au moyen d’un arc électrique entre deux électrodes dans une atmosphère pressurisée d'oxygène pur.

La surface interne de la bombe calorimétrique est revêtue de platine(*). Les deux électrodes aussi bien que la nacelle de combustion sont réalisées en platine(*).

Certains d’entre vous peuvent penser que ce platinage est une sophistication inutile conçue par un chimiste machiavélique cultivant à merveille l’art et la manière de compliquer tout à l’extrême.

Pas du tout ! En fait c'est seulement pour des raisons de sécurité et de qualité des analyses.

En effet, la combustion d’un produit à teneur élevée en halogènes et en soufre pourrait faire exploser la bombe calorimétrique, ce qui pourrait blesser des personnes au voisinage dans le laboratoire.

Dans les années 90, les participants à une réunion, traitant de ces dosages, ont fait part de leur préoccupation en ce qui concerne la sécurité.

L’un d'entre eux sembla si à l'aise en matière de sécurité qu'il apparut comme L’expert.

On lui demanda comment il faisait et il déclara froidement en présence du Directeur de son laboratoire :

- « Eh bien, pour limiter le risque, la combustion est effectuée dans le couloir du laboratoire. De plus, comme nous avons des stagiaires à notre disposition, ils font le travail. »

Vous pouvez imaginer l'embarras de son Directeur : il était rouge de confusion…mais il ne contesta nullement cette déclaration !

(*) Au § 3.3.2 du document EDF, il est mentionné « platine » alors que dans son annexe 2, il est mentionné sur le croquis « Pt/Ir 10 % ». Notre avis de chimistes est qu’il s’agit bien de platine iridié (platine 90 % + iridium 10 %).

___________________

Dans les années 60, une Société britannique avait pour slogan : ‘‘à chaque problème de traitement de surface, il y a un produit xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas).’’

Les Ingénieurs et les Technico-commerciaux de cette Société l’avaient transformé de la façon suivante : ‘‘avec chaque produit de traitement de surface xxxxxx (marque déposée que nous ne divulguerons pas), il y a un problème.’’

Cette anecdote est ici seulement pour rappeler à chacun que les problèmes rencontrés en atelier peuvent être dus aussi bien aux fournisseurs/fabricants qu’aux utilisateurs.

Notre idée dans ces documents N’EST PAS de viser quiconque, mais au contraire, de porter à votre connaissance quelques cas intéressants qui peuvent vous éviter de refaire les mêmes erreurs lors de contrôle par ressuage (PT) ou par magnétoscopie (MT).

Toutes les mini-histoires que vous lirez sont VRAIES. Nous pensons qu’elles vous seront utiles.

  • Premièrement, en tant qu’exemples d'exigences techniques- -ou non techniques- - ou de problèmes particuliers.
  • Deuxièmement, pour vous faire voir que les problèmes ne proviennent pas forcément d’où vous pensez qu’ils proviennent.
  • Troisièmement, pour que les utilisateurs n’hésitent à demander de l’aide aux personnes (les experts) qui en savent plus.

Si vous avez connaissance d'exemples intéressants, n'hésitez pas à nous les adresser. Ils seront décrits sur notre site d’une manière aussi anonyme que ceux qui sont décrits ci-dessus.

L’expérience des uns peut être profitable à tous. De même, toute expérience intéressante lors d'audits peut rendre service : aussi bien les auditeurs, qui, parfois, « en voient de belles » que les audités peuvent nous faire partager leur expérience.

Merci vivement d’avance de votre contribution.

 

Mis à jour ( Jeudi, 19 Février 2015 11:20 )